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monnayage est monté en réalité de 6,48à 7,57 pour les vierer, de 8,45 à 9,01 pour les zweyer.
Mais c'est le seigneuriage surtout qui présente un résultat presque incroyable. En 1490, on se contentait d'un bénéfice de 0,15 % sur les vierer ; il est aujourd'hui de 3,70, soit près de 25 fois plus. La proportion est un peu moins forte pour les zweyer, elle n'est que de 10; de 0,42% les profits sont montés à 4,26 7o.
Il était temps, on l'avouera , que l'autorité impériale intervint pour mettre un frein à de pareils excès. Mais avant de parler des efforts qui furent faits en ce sens , nous devons citer d'abord une lettre, que les monnayeurs de Strasbourg écrivirent au duc de Wurtemberg, en 1538.
Ce prince les avait consultés sur la manière dont ils essayaient l'or. «Pour l'or monnayé, lui répondirent-ils, nous en vérifions la taille avec nos petites balances, et le titre, par le feu et l'eau forte. C'est du reste le procédé que nous appliquons , comme le plus sûr, à tout or que nous recevons en barres. En pareil cas nous ne nous fions pas assez à la pierre de touche.
« Mais pour l'or du Rhin que les orpailleurs nous envoient en boules , nous l'essayons de deux façons. Nous pesons l'or avec un poids particulier, puis nous le chauffons aussi longtemps et à une température aussi élevée que possible, sans le mettre en fusion. Cette opération a pour but de volatiliser le mercure, que les orpailleurs emploient pour rassembler les paillettes. Si après cela nous retrouvons le même poids , cela prouve que l'or est irréprochable sous ce rapport. Ensuite nous coupons les boules par le milieu, pour nous assurer qu'elles ne cachent aucune fraude à l'intérieur. »
Les édits impériaux que nous annoncions plus haut , parurent en 1559. Ils sont au nombre de deux. Le premier (19 août), intitulé MUnt:{ordnung, constitue sur des bases fixes et immuables une monnaie nouvelle, toute une série d'espèces, désormais communes à tous les États de l'Empire germanique. Il établit un rapport régulier et obligatoire entre les monnaies locales et la monnaie d'Empire. Enfin il édicté une foule de mesures, destinées à garantir la fidèle observation de ces lois.
Tous les ans, deux diètes d'essais (probationstag) devaient se