‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 229 sur 391 · V. p. 275 et · texte numérisé non relu

V. p. 275 et

2. Solidus apud Latinos alio nominesextula dicitur, quod his sexuncia compleatur. Hune vulgus aureum solidum vocat, cujus tertiam partem dixerunt tremissem, . . Stater medietas unciœ. . . tribus solidis stat

3. Drachma octava pars uncice est, et denarii pondus argentù Or 8X12 = 96.

dentelées comme une scie, celles qui portent V empreinte d'un char à deux chevaux. Ils préfèrent l'argent à l'or ^ »

Ces traits sont à noter. Sous le rapport économique, comme au point de vue des mœurs et des institutions politiques, les indications fournies par Tacite éclairent d'un jour précieux les destinées postérieures des Germains. Elles suffisent, nous le croyons du moins, à éclairer certains textes des lois barbares, qui exercent, depuis des siècles, la sagacité des Numismatistes et des historiens.

Il se rencontre dans ces lois plusieurs monnaies distinctes, des sous de trois triens, valant 40 deniers ; des deniers, dont 40 forment 1 sou ; des sous de 12 deniers, dont le triens = 4 deniers ; des deniers valant 3 deniers, douzièmes du sou précédent.

Sur les premières espèces de sous et de deniers tout le monde est d'accord. Ce sou n'est pas autre chose que l'aureus, le solidus des Romains, plus ou moins fidèlement copié par les rois barbares. Quant au denier, c'est le denier usuel des Mérovingiens ; il répondait assez exactement au tiers du denier de Constantin.

La controverse porte sur les deux dernières espèces.

Les uns ont prétendu que le sol à 12 deniers n'était pas autre chose que le triens d'or. Mais cette hypothèse ne soutient guère l'examen. Il n'est pas facile d'admettre que le triens ne valait que 12 deniers, pendant que le sou dont il était exactement le tiers, en valait 40. Tout au moins eût-on cessé , dans ces conditions de change, toute émission de triens. Or, c'est le contraire qui eut lieu. Il nous reste beaucoup plus de triens que de sous mérovingiens.

D'autres ont pensé que ce sou de 12 deniers était un sou d'argent, imaginaire, une monnaie de compte. Mais une monnaie de compte ne tombe pas du ciel. Elle répond toujours à quelque réahté. D'où est venue l'idée d'appeler sou une collection de douze deniers? Ce sens ne peut dériver, ni du mot hXm solidus^ ni de l'expression allemande 5cA///m^, dont la racine est schail, sonnant , — nom singulièrement choisi pour une monnaie, qui n'aurait pas eu à l'origine une existence réelle. — Nous ne prétendons pas, en elBfet, que ce sou imaginaire

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