Deutsche Mûn^geschichte, 1860, p
zième. Cette proportion se retrouve également chez les Carlovingiens. Règnait-elle de même sous les rois de la première race ? A priori la chose paraît probable, M. Guérard Ta constatée par le poids relatif des espèces , et les savants qui Tout contestée, ne se sont guère appuyé, pour le feire, que sur le poids par eux arbitrairement attribué au denier d'argent. Nous nous croyons donc en droit de la supposer jusqu'à preuve du contraire.
D'après ce principe, à Tépoque où le sou d'or était Vw de la livre, 6 sous valaient une livre d'argent. Or le même sou avait cours pour 40 deniers. Donc la livre d'argent était l'équivalent de 240^., dont chacun valait 0 fr. 30 et pesait 1,36 grammes.
A partir de 584, il faut 7 sous pour une livre d'argent. Celleci a donc dû se monnayer à 280 ^., dont chacun valait 0 fr. 26 et pesait 1,20 grammes.
Plus tard, lorsque la taille du sou fut portée à 7», la livre d'argent, élevée à 7V2 sous d'or, renferma 300^., dont la valeur descendit à 0 fr. 24 et le poids à 1,10 grammes K
Cette dernière évaluation est du reste complètement d'accord avec un texte inédit publié par M. Guérard *, d'après lequel la livre d'argent se monnayait sous les derniers Mérovingiens à 300 â. ^
Nous n'insistons du reste pas. Nous l'avons dit, cette
1. Les annales monétaires de Strasbourg offrent un phénomène analogue à celui que nous supposons ici. A partir de 1434, pendant tout un siècle , le ^. de cette ville formait Viw du florin d'or. Durant cet intervalle, le florin éprouve plusieurs diminutions ; mais les monnaycurs faisaient aussitôt subir au à, un affaiblissement parallèle^ et de la sorte le rapport Vim se maintint régulièrement.