Longpérier. Op. cit
1,55 gr. ; les autres à la taille de Vaw , ou 20 sous à la livre, ont pour poids légal 1,70 grammes. Ce dernier pied fut introduit à une époque, qui ne nous est pas exactement connue, mais qui doit être antérieure à l'année 779 K
Les pièces conservées dans les collections répondent à ces deux séries avec un poids de 23% grains ou 1,24 grammes pour la première, de 30 */5 grains ou 1,64 grammes pour la seconde. Ces pesées de M. Guérard sont confirmées par celles que M. Longpérier a faites sur les monnaies découvertes à Imphy.
Les deniers de Louis le débonnaire (815—843), de Lothaire I (^3-855), de Lothaire II (855—869), de Louis II (a55— 875), de Charles le Chauve (840—877) , ne s'écartent que dans des limites assez restreintes du poids légal, et quelquefois même le dépassent.
C'est sans doute à la loyauté de ce monnayage qu'est due l'impression profonde, que la réforme de Charlemagne a laissée dans les souvenirs de la postérité. Lorsque Boleslas , sur son lit de mort (999), adressait à son fils ses derniers conseils, les Chroniqueurs le font parler en ces termes * : « Ne l'oublie pas, mon fils, le roi Charles , ce prince si sage et si puissant, auquel ne sauraient être comparés d'humbles mortels comme nous, quand il se disposa à élever sur le trône son fils Pépin, lui fit promettre par un serment terrible de ne jamais tolérer sous son règne une altération criminelle des poids ou des monnaies. Certes, aucune calamité, ni la peste , ni une mortalité , ni les ravages et les dévastations de l'ennemi , ne peuvent faire autant de mal au peuple de Dieu, que ne lui en font les fréquents changements et les diminutions frauduleuses des monnaies. Quel fléau, quelle furie infernale, serait capable d'appauvrir, de ruiner les Chrétiens , comme les ruinent les fraudes monétaires de leurs maîtres. »
Les ateliers monétaires ne se multiplièrent en Allemagne que sous le règne desOthon. Nous n'avons donc que des données assez incomplètes sur le monnayage des princes carlovingiens qui les précédèrent. On peut dire cependant que
1. Parce qu'un capitulai re de cette année renferme un tarif proportionnel d'aumônes, qui suppose 20 sous à la livre.