‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 27 sur 391 · l/une suppose le sou d'or à 12 d., Tautrc à 40 d · texte numérisé non relu

l/une suppose le sou d'or à 12 d., Tautrc à 40 d

1° La livre sirasbourgeoise fp/und strasburger). La ville de Strasbourg monnaya des pfenning jusqu'en 1693 , et ils ne furent retirés de la circulation qu'en 1722. Mais dès 1681, la livre strasbourgeoise fut fixée au quadruple de la livre d'Alsace ; à partir de 1716 , elle valait 4 livres françaises.

2° La livre rappen ou colmarienne. Elle est fondée sur le rappen ou le denier de Colmar, qui cessa d'être monnayé dans la seconde moitié du xvii« siècle. Elle fut évaluée à 53 Vs sous d'Alsace en 1681, à 53 Va sous de France en 1716.

3^ La livre bâloise (basler) , stebler (de la crosse ou stab, qui est l'armoirie de Bâle) , heller (obole , parce que le denier de Bâle était la moitié du rappen) Cette valeur a cessé en Alsace avec la précédente, qui en fut le double depuis le commencement du XV* siècle. Elle était évaluée à 26 Va sols d'Alsace d'abord , de France ensuite.

4° La livre d'Alsace. Créée par Louis XIV en 1681 , elle ne subsista que jusqu'en 1716. Elle était particulière à l'Alsace et au pays de la Sarre, et valait environ les *Vii de la livre fi-ançaise

5*» La lÎYrt française. Elle fiit étendue à l'Alsace en 1716 et servit de monnaie oflBcielle jusqu'à l'établissement du j6-anc. 6° La livre de Wissembourg que nous nous contenterons de noter pour mémoire. Elle se confond avec le monnayage de Spire et n'eut que peu de rapports avec les espèces proprement alsaciennes.

La valeur de chacune de ces livres a forcément varié, dans le cours des temps , avec la valeur du denier , dont elle est le multiple.

Pour éviter les méprises, nous réserverons les abbréviations ^. {livre) fi (schelling) è. {pfenning) pour les monnaies anciennes. Les monnaies d'Alsace et de France seront désignées par leurs initiales 1. (libre), s. (sol), d. (denier). Cette distinction ne vient pas de nous. Elle se trouve dans tous les livres de compte.

Le florin. Lq florin de compte date d'une époque plus récente.

Le florin était dans le principe une monnaie d'or, originaire de Florence, acclimatée en Allemagne à la fin du xiv siècle. On l'employait fréquemment, non seulement pour les transactions commerciales , mais encore dans les contrats de toute espèce. Ces florins étaient souvent soldés en argent, surtout

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