‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 285 sur 391 · IL REGLE LES ESPECES D OR · texte numérisé non relu

IL REGLE LES ESPECES D OR

chaque État , se bornant à recommander en général un bon monnayage.

La diète de 1486 régla de nouveau le titre des florins , et tenta, quoique avec réserve, de pousser plus loin. Elle semble admettre en principe que, pour le monnayage de l'argent, les princes ne pourraient revendiquer « un seigneuriage plus élevé que leurs frais *. »

On statua de même sur le titre et la taille des florins d'or, dans la diète tenue à Worms en 1495. Les divers ateliers qui en fabriquaient durent envoyer, tous les ans, leurs essayeurs à une conférence monétaire, où l'on vérifiait en commun le produit de leur travail. Les mêmes prescriptions furent renouvelées à Worms, en 1497; à Landau , en 1498. Les diètes tenues à Augsbourg en 1500 et 1510, à Trêves et à Cologne en 1512, à Worms en 1521, cherchèrent de même à soumettre les espèces d'argent à l'action du pouvoir central; mais toutes ces velléités n'aboutissaient à aucun résultat sérieux.

La résistance provenait surtout des États qui possédaient des mines. Comme ils avaient plus de lingots et monnayaient plus que les autres , ils étaient plus intéressés au maintien d'un certain bénéfice sur le monnayage. D'un autre côté, ils refusaient d'admettre, dans l'intérêt des ouvriers qui exploitaient leurs mines , que le prix de l'argent fin fut soumis à un tarif officiel.

Les empereurs voyaient en effet dans un tarif de ce genre, la base fondamentale d'une réforme monétaire. € Il faut, disait Charles V, dans son décret de Nuremberg (1524), s'entendre avec notre lieutenant, le prince électeur de Saxe, l'archevêque de Salzbourg et les autres propriétaires de mines, afin d'arriver à un prix constant pour l'argent fin, et par suite au maintien d'une monnaie constante^. »

Rien de plus logique qu'une pareille pensée. Si la Monnaie est une marchandise — et elle en a tous les caractères — un

La taxe

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l'argf.nt

1. Die {$ilbcrmùnt\en) mag ein igUcher Fûrst machen nach dem besten und gelegenheit seiner land. . . . sonderlich so sic mit mer schlegschax begeren dann dos sie die Mûntj damit machen môgen.

2. Soll auch mit unserm Statthalter^ dergleichen dem Churfûrsten von Sachsen, ert^bischoff \ii Salt^burg , und andern^ so Bergwerck haben, auff einen bestândigen Silberkauff ^u bestdndiger erhaltung solcher Mûnt^ aafs geschicklichst gehandelt werden.

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