‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 295 sur 391 · V. p. 12 et suiv · texte numérisé non relu

V. p. 12 et suiv

2. V. pour plus de détails : Bureau de la Malle, Économie politique des Romains, i, p. 85, 97. Bock, Metrolog. Untersuchungeriy p. 450 et suiv. Lenormant, Rev. Numism. 1B55. — V. aussi Herod. L. III ; Platon in Hipparcho; Polyb. Excerpt. Icg. c. 28; Tit. Liv., XLVIII, Il ; Suétone, Jul. 54; Tacite, Hist. 1,24; Pline, XII, i; etc.

458 CH. VII. — s. V. — MONNAIES D*OR ALLEMANDES.

que douze livres de deniers nouveaux et de bonaloi ; mais l'or qui, tout en étant affiné, ne le serait pas assez pour servir à la dorure, ne se vendra que dix livres des mêmes deniers, la livre. » Les deniers dont parle Charles le Chauve, n'étaient sans doute pas d'argent fin ; mais comme lalliage ne servait qu'à compenser les frais de fabrication, la livre de deniers doit être considérée comme l'équivalent d'une livre d'argent fin.

Cette proportion semble contredite par le Miroir de Saxe (III, 45) et le Miroir de Souabe (ch. 397) On y lit que # un è. d'or vaut 10^, d'argent. . . un d\ d'or était reçu pour 10 gros ^. d'argent » *.Mais nous remarquerons que ce qui est comparé ici aux S. d'argent, ce n'est pas l'or pur, mais des^. d'or, dont le titre et la taille ne sont pas indiqués ^. Or l'édit de Pistes nous a déjà appris que, si l'or n'est pas complètement affiné, la livre de ce métal ne vaudra que dix livres de deniers. De plus, un monument contemporain des deux Miroirs et non moins vénérable , le Weichbild de Magdebourg, aflBrme à trois reprises différentes (art. 13 et 15) que € un marc d'or « doit valoir douze marcs d'argent ^\ » et dans les trois textes, la comparaison se fait, non entre des monnaies, mais entre les métaux eux-mêmes.

Don Grappin, dans ses Recherches sur les anciennes monnaies du comté de Bourgogne (ip. 165), donne quatre indications parallèles sur la valeur relative de l'or pur et de l'argent fin. Les deux métaux sont payés :

en 1096, Tor 16 //. et l'argent 26 fi. 8 â-

au xii* siècle, » i>o 33 i

en 1302, ?> 28 46 8

en 1348, » 28 «?. t /?. 8 â. 47 i

1. Pondus nummi aurei pro decem argenteis computatur... und der phenning nam man einen fur t^ehen gros^ silbrein phenning.

2. Notons que daprês un document contemporain (Constitut.sicul. de Frédéric II, L. III, t. 36, i), il était permis de travailler Ter à \. de lin, tandis qu'on exigeait pour l'argent "/i» — ^" jure feu dali saxonum, cap. 59, in gloss. le <J. dor est compté à 12 â. d'argent, ein gulden fur -wàlff silbern pfenning..,. pvôlf gulden pfenning, der soll jeglicher pvôlf silbem pfenning werth sein.

3. Quœlibet marca aurea valere débet duodecim marcas argenteas, Quœlibet marca aurea duodecim marcas argenti valere débet. Quœlibet duodecim marcas argenti continet.

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