CH. VII. — S. VI. — MONNAIES FRANÇAISES
Monnaies
chiffre qui correspond assez exactement aux 3 fr. 22 de valeur intrinsèque que nous avons reconnus au guldiner.
Tel était cependant l'empire des habitudes, qu'en dépitde cette ordonnance, les habitants de la Basse- Alsace continuèrent à accepter le florin pour 40 sols. Une longue correspondance fut échangée à ce propos entre l'intendant et les magistratures locales (1679—1680). Elle aboutit à un nouvel arrêté, qui confirmait celui de 1676 (2 nov. 1680).
Peu de temps après (27 nov. 1680), parut l'ordonnance du magistrat deStrasbourg, citée plus haut(p.267), qui mettait un certain nombre de guldiner à 50 kr. Bien que Strasbourg fit partie encore à cette époque, de l'Empire, cette ville n'en était pas moins la capitale commerciale et industrielle de l'Alsace. Il allait donc arriver que des guldiner^ admis dans les possessions françaises à 35 sols 7 d., à une valeur intrinsèque de 3 fr.'29, ne vaudraient plus à Strasbourg qu'une valeur intrinsèque de 3 fr 08 ^ Pour rester en rapport avec cette estimation, il fallait mettre les mêmes guldiner à 33 sols 4 d.- C'est ce qui eut lieu par un arrêté du 26 décembre de la même année.
Peu de mois après (30 sept. 1681), Strasbourg passait à son tour sous la domination française. L'acte de capitulation lui assurait le maintien de sa Monnaie ; mais on lui imposa l'obligation de fabriquer des espèces nouvelles. Voici le pied qui fut adopté, avec l'aveu de Louvois :
XKX sols ; ir,
II ap.
Titres.
PoiJs.
15gr. 331
Argent.
11 gr. 178 5 589
VaL int
i fr. 46 2 fr. ^■'■
ir
Le marc fin coûtait 29 1. 10 s. et rapportait 31 1. 8 s. 8d-. lerendage était ainsi de 38 s. 8d. ou 6,15%. En 1681,Iapiéci de deux sols avait été mal établie ; elle était meilleure, proportion gardée , que les pièces de 4, de 10 , de 15 et même dt