COMPTES DE LA BANQUE DE 1591 A
Année
Aciif.
Proftts.
OU 49,094 fr.
lov, d.
ou 1,427,265 fr.
ira^
IV
En 1617, la commission municipale qui administrait la Monnaie , fut remplacée par des employés permanents. Ils recevaient pour salaire le dixième des profits.
A cette occasion, on-jeta un regard sur le passé de cette banque. En 1503, est-il dit, la Mùntz ne reçut comme fonds primitif, comme substance^ que 2000 fl. Grâce à la bénédiction de Dieu qui n'a cessé de reposer sur elle, elle a procuré à la ville, dans ces 114 années, un bénéfice de 549320^. ou 4149660 francs, parmi lesquels le rapport compte, il est vrai, 100000 /5Î. ou 800000 fr. payés aux administrateurs. Ces profits ont été en majeure partie réalisés aux dépens d'étrangers.
fendant ce temps, la Mûntz n'a perdu que 14865^. ou 112379 francs, comme le prouve le Creut\elbuch^ en moyenne 1000 fr. par an. On ne prévoit aucune perte sur les créances actuelles, et telles sont les précautions prises, que le retour de semblables malheurs semble impossible.
Depuis 1590, on a pu le remarquer par la fixité du capital engagé, les bénéfices n'étaientplus ajoutés au fond deréserve, mais versés à la caisse d'amortissement (losungsstube).
Après 1617 se déclara, dans toute son énergie, la crise moné-
Ckisf.