ALTORF
ET
SCHLETT-
En dehors de Strasbourg , les évêques monnayèrent , pendant le moyen âge , à Altorf et à Chatenois. S'il fallait en croire Schœpflin et Berstett, ils auraient même eu, au xiii' siècle, un troisième atelier à Schlettstadt. Mais il nous semble impossible d'adhérer à leur sentiment.
Il se rencontre dans la Diplomatique de Schœpflin trois chartes des années 1221 , 1223 et 1^4 *, qui renferment des traités de paix conclus entre l'Empereur Frédéric II et Tévêque de Strasbourg. La première dit « qu'on ne continuera pas à frapper la monnaie qui se frappe à Schlettstadt » Les deux dernières affirment « qu'on ne frappera plus de monnaie à Schlettstadt, ni ailleurs, sauf dans les lieux où elle doit être monnayée de droit. >
De là résulte évidemment qu'un atelier monétaire se trouvait établi à Schlettstadt, et que cet atelier n'avait qu'une existence illégale. Mais à qui, appartenait-il ? Par qui avait-il été fondé ? Par l'évêque ou par ses adversaires, les partisans de l'Empire ?
Les chartes ne se prononcent pas sur ce point en termes formels. Lisez-les toutefois avec attention, et vous verrez que