Trouillat, t. ii. p
3. Il percevait aussi les revenus de la Monnaie. On le voit surtout par une charte de 1176 publiée par Trouillat, t. i, p. 354.
RÉSISTANCES QUE RENCONTRE l'ÈVÊCHÉ. 87
moins ne peut-on s'enipêcher d'être frappé des incessantes variations que subit la valeur des monnaies bâloises, pendant le cours du xiv« siècle *.
Dans ces circonstances, le monopole dont jouissaient les es- résistances pèces bâloises, devenait onéreux pour les habitants du diocèse. qu'ils De là d'abord des résistances plus ou moins générales , puis soulèvent. des efforts pour détruire le monopole, et enfin des confédérations libres qui rétablissaient, dans une certaine mesure, par l'accord spontané des parties , Tunité monétaire détruite au xnr siècle.
La première trace de révolte que nous rencontrions, se trouve dans une lettre que nous ont conservée les Archives de Colmar. Vers la fin de Tannée 1336 (5 décembre), Louis de Bavière priait la ville de Strasbourg , d'assister en son nom ses fidèles bourgeois de Colmar. Elle doit « ne pas permettre, que révêque de Bâle les force à accepter ses monnaies dans leurs achats et leurs ventes , parce que de droit l'évèque ne doit et ne peut frapper monnaie , avant d'avoir reçu rinvestiture de Nous et de TEmpire *. »
Malgré la concision de ce langage , il est facile de se foire une idée assez exacte des choses. Il est évident que la ville de Colmar repoussait la monnaie , émise par Jean II Senn, le nouvel évèque de Bâle , et qu'elle avait demandé à Louis de Bavière, Tappui du pouvoir impérial. Il est évident aussi que ce qui révoltait nos bons bourgeois , ce n'est pas la considération politique , signalée dans notre lettre. Ils ne devaient