LA VILLE DE BALE OBTIENT LA MONNAIE
Jusqu'en 1373 Tatelier épiscopal de Bâle a des destinées La ville i»e assez variées. Il est d'ordinaire entre les mains de la ville, qui bale le tient à titre d'engagement (1344, 1350, 1362). En 1370, obtient nous le trouvons affermé à une société composée de trois ^^ monnaie. membres, un chanoine, un noble et un bourgeois, qui l'exploitent à leurs risques et périls, en payant à l'évêque un canon de quatorze deniers par marc K Mais en 1373 ces fluctuations cessent. Le magistrat de Bâle obtint un nouvel engagement, que les circonstances devaient rendre définitif.
L'acte est du 12 mars. L'évêque Jean de Vienne reconnaît à la ville le droit de monnayer comme elle l'entend. Il promet de soutenir sa monnaie, quelle qu'elle soit , et de la défendre, comme si elle lui appartenait à lui-même , dans le cas € où le pays qui la doit recevoir et qui recevait la monnaie bàloise de toute antiquité, ou quelqu'un d'autre, voudrait s'y opposer *. » La ville succédait à l'évêque, non seulement dans son droit exclusif de battre monnaie et de percevoir le seigneuriage , mais encore dans sa suprématie sur l'atelier monétaire de Brisach. Celui-ci devait recevoir d'elle ses coins et régler ses deniers sur les deniers de Bâle , de sorte toutefois qu'ils fussent toujours plus pesants de quatre pièces par marc.
Cet engagement était fait à réméré et pour la somme de 4000 florins de Florence. L'évêque Imerius porta ce chiffre, en 1385, à 5000 florins ^ et en 1397, dans une énumération des dettes de l'Évêché , on lit encore la mention suivante : « La Monnaie de Bâle est engagée à la ville de Bâle, pour 5000 florins , rachetable pour la même somme *. > Depuis lors la ville de Bâle disposa de sa Monnaie en maîtresse absolue ^.