Archives de Bâle
2. Wolle sich dos Land do die Mûnt^ von Basel hin gen sol, und von aller her hingangen ist, oder jemand anders, dawider setn^en. Arch. de Bâle. Trouillat n*a publié que le revers de la ville, t. iv. p. 317.
3. Trouillat, t. rv, p. 786. Meyer coateste à tort ce fait rapporté par Wurstciscn. Le témoignage de l'historien bâlois est pleinement confirmé par les documents que Trouillat a publiés depuis.
4. Trouillat, t. iv, p. 852. On voit par là , que cet écrivain se trompe, quand il suppose que les 4000 fl. de 1373 avaient été remboursés avant 1385 (t. II. p. XXI).
5. La Monnaie de Brisach eut des destinées analogues. Elle fut engagée, en 1376 à Burcard Sporcr d'Eptingen , en 1378 au comte Walram de
90 CH. II. — s. II. — ATELIERS DE LA HAUTE ALSACE. *
Pendant que les Bâlois s'emparaient ainsi de Tatelier épiscopal, des ateliers rivaux se multipliaient dans le diocèse. Le droit de battre monnaie fut accordé ou confirmé, en 1375, par Tarchiduc Léopold II , à la ville de Bergheim ; en 1376, par l'empereur Charles IV, à la ville de Colmar ; en 1387, à la ville de Thann, par l'archiduc Albert; en 1396, par l'empereur Wenceslas , aux seigneurs de Ribeaupierre. En même temps les archiducs d'Autriche , maîtres d'une grande partie de la Haute-Alsace , manifestaient (1387) l'intention d'intervenir aussi dans la réglementation et la febrication des espèces. La manière dont la ville de Bâle usait de ses droits, n'est sans doute pas étrangère à ce mouvement. L'une des chartes qu'obtinrent les Colmariens, se base sur les dommages que leur font subir « les monnaies de Bâle et des cercles voisins. » Et de fait, au lieu d'avoir la fixité relative des espèces strasbourgeoises, au lieu de suivre, comme celles-ci, une marche décroissante , il est vrai , mais régulière , le denier de Bâle passe fréquemment et sans transition aucune d'un pied monétaire à un autre.
Il n'y avait de remède à ce mal que dans une action commune, dans l'accord de toutes les parties intéressées. Mais ici se rencontrent encore des tâtonnements et des hésitations de toute espèce.
Ligues Les sympathies politiques de Bâle la portent d'abord vers MONÉTAIRES, j^ Sulsse. EUc traite avec les villes de Zurich et de Zofingen en 1344. C'est encore à la Suisse qu'elle emprunte , en 1362, ses angster. Ce pays occupe toujours la plus large place dans des conventions faites en 1377 et 1387. Mais la Haute-Alsace et le margraviat de Bade prennent part à ces derniers actes. En 1399, l'association ne comprend plus que Bâle, Fribourg, Brisach, Zofingen et les archiducs d'Autriche. CoNFÉDÉRA- Enfin se fonde, le 23 février 1403, la confédération de la TioN DE LA RappenmUnt:{, qui devait assurer à la Haute-Alsace , pendant RAPPEN- pj.^g ^^ deux siècles, les bienfaits d'un monnayage fondé sur * ta justice et l'équité. Elle comprenait les archiducs d'Autriche, les villes de Bâle, Colmar, Fribourg et Brisach. Thann prit
Thierstein, qui la possédait encore en 1382 (Trouillat, t. iv, p. 352, 397, 419). Mais elle dut passer peu de temps après entre les mains de la ville de Brisach, qui intervient directement dans les conventions monétaires de 1389, 1399, 1403, etc.