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BALE MONNAIE DES FLORINS D OR

daté du 4 mai, Ferdinand I. admit que 25 ?, stebler ou bâlois, 25 blaphart rappen, 12 Va ^. rappen, seraient l'équivalent du florin de 15 batzen.

En même temps les Confédérés reçurent le droit de monnayer des thalers , des moitiés et des quarts de thaler. Pour arriver à cette autorisation, ils avaient habilement exploité le subside contre les Turcs. On devait le payer en thalers. Ils s'attachèrent donc à démontrer avec beaucoup d'insistance,que cet impôt pèserait doublement sur le pays , si celui-ci était forcé de demander au change les espèces que réclamait le trésor. L'empereur se laissa toucher.

L'autorisation de fabriquer des thalers devait cesser, dès que le subside des Turcs serait supprimé. Cette clause ainsi que les démarches faites à cette occasion , sont une nouvelle preuve d'un feit que nous avons déjà établi à propos de Strasbourg. Dans la jurisprudence de l'époque, le droit général de battre monnaie n'impliquait nullement le droit de frapper indistinctement toute espèce de monnaie, même d'argent.

Le même fait ressort encore du traité conclu, en 1555, entre la confédération, d'une part; Ferdinand I et Egenolf de Ribeaupierre, de l'autre. Ferdinand y autorise les Confédérés à monnayer des grosses espèces , conformément au règlement de 1551, pour toute la durée du traité.

Mais par des usurpations plus ou moins déguisées, on savait éluder toutes ces entraves. Une fois en possession de monnayer des thalers, les Confédérés continuèrent à en émettre, sans se préoccuper des limites posées à leur privilège. Admis à frapper temporairement la monnaie d'Empire, ils persistèrent à fabriquer des gulden^ des demi gulden, des \ehener. Personne ne songea à les inquiéter.

La ville de Bâle élargissait ainsi son droit régalien, qui avait reçu au commencement du siècle une notable extension.

Le 19 septembre 1429, l'empereur Sigismond , sous prétexte d'assurer à ses sujets le bénéfice d'un bon monnayage, avait établi, dans sa ville impériale de Bâle, un atelier destiné à la febrication des espèces d'or , sur le même pied que les ateliers de Francfort, de Nurenberg et de Nordlingen. Dans une charte de 1431 , il prétend avoir choisi Bâle , parceque cette ville est située dans le voisinage des pays welches *.

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