L. 17. I J ^v%, comme à la ligne 19, au lieu de
M ^K * • C'est le mot qui signifie à la fois • glorifier » et « ae-
Quand tu entres pour rendre tes devoirs devant les maîtres de l'éternité l , ils sont prêts À recevoir ton âme, à protéger 2 ta forme , ils te présentent ton âme sur tes deux mains 3 , ils purifient ta grâce 4 , ils attribuent des rations perpétuelles à ta forme, ton dieu a [pour toi] des provisions 5 , et ils te disent : « Sois en paix , « à prophète! Celui qui nous a glorifiés, c'est le pro- « phète d'Ammon , Nofrihotpou , né du sage Àmon-
complir un cérémonial prescrit ■. La phrase veut dire que le dieu de Nofrihotpou, c'est-à-dire Ammon, fait pour le compte de son protégé tout ce qui peut lui assurer un sort heureux dans l'autre monde.
1 L. 17-18. Restituer: '^ ÂJ * ^>» T *>— * . Sur le sens claire le sacrifice, accomplir les cérémonies religieuses ■* de pris ab-
solument, voir Mélanges, t III, p. 1 a6, note 8. *~~* teux» désigne
ici les « maîtres de l'éternité » dont il a été question plus haut et qui reparaîtront plus bas.
3 L. 1 6 : J I ^7 *"-•* **? *T\ ' mmU m \ %% • Litt. : « Ils offrent
ton âme sur tes deux mains. • On voit, en effet, dans quelques représentations l'homme portant sur les mains l'un des signes de l'âme.
4 L. 18 : «=> m V ( I ' .Je ne saisis pas bien le sens du groupe initial : la traduction est conjecturale comme s'il y avait yj [F]-
5 L. 18-19 : f^ 1 ! me P* 1 " 8 * 1 être une variante de F\mm « offrandes , rations funéraires •: il s'agit ici de ces rations journalières de liquides, de viandes, de pains, etc., «prises sur la table du dieu grand,» et que les dieux prélevaient sur les offrandes qu'on leur faisait pour fournir aux morts leurs 1 ou repas funéraires dans l'autre monde.
— -( 169 y**— uemaptl 1 » O prêtre, j'entends les louanges qu'on te prodigue chei les. maîtres de l'éternité s ; la parole de ta bouche, elle a fait avancer la barque divine,
le dieu jeune accorde tu circules autour des
murs, suivant ses pas, et l'éclat de son buste s'est dressé là*. Hor dans Apt reçoit la purification (?) au jour où on laboure son sein à la fête de Mendès*; ta présence auprès des dieux est heureuse s , on se rappelle ta perfection, parce que toi qui entres dans Héliopolis, connaissant le secret qui s'y trouve , tu es le célébrant Nofriliotpou , cher à Ammon ". O prêtre , quand on mène ton aine dans sa demeure 1 , quand passe ton convoi funèbre, Anubis te presse de ses mains 8 , les deux sœurs te joignent 9 , on le purifie de
• L. ,9. Rcslilner-. 3f*.i£ÎTÎ<y3$' «e o" ••
I. îo: ^^■Vfr» m ja-y^~^, etc. S,.r la «a leur de I §1 ici erTlusItmi, ef. /JWnWir^'.T^^p. a g-S3.
' Lill. : « Wi louanges cbei les maîtres île 1 éternité ■
1 Lacunes et sem douteux.
"-'-'■■ VnJ3if]«=PPr>2>JP
^Ï2«=|J^^°^;JjyQ. Je ..ai pu .éussi a comprendre le drLiil de la pbrase,
'• LilL : « Bon ion #lre avec les dieux. ■
' L. ai. Heslituer 2 | ^ ! Ta * elc *
'L.S.— jjflj^.ttt..»!»».*»..
' L. 11 : ! | \ I 7y T 1 ' — ^| " Anubis promène sas mains sur loi, ■ c'esl-à-dire. comme on le voit dam les peintures , serre entre jcs bras, soit la momie iln cli-Ttuit . soit le dessin jepnJWDlê
* lu» et Nqdilliys. i|ui, [iiinîtiiniVa à In lélc et au pied du lii
nouveau; on t'attribue des pierres précieuses vraies, des émaux (?) divins en leur forme funéraire, par les deux mains du dieu Mai'a ', des étoffes fabriquées I>ar Tait*. Les enfants d'Hor te protègent 1 , les deux pleureuses accroupies pour toi au dehors pleurent et se lamentent en ton nom \ parce que c'est toi qui , étant sur terre, as glorifié ton maître Ammon. O prêtre Nofriliotpou, ton souvenir est dans Héliopolis, Ion corps 5 dans Tlièbes, tu ne saurais passer jamais; ton nom ne sera pas détruit, parce qu'en vérité tu es dans Hà[oîrt]*, parce que tu es celui dont les deux jeux entrent dans la grande salle, l'accompli et le parlait dans ses grandes Tonnes 7 , celui
funéraire, pleurent le mort nu l'enveloppent de leurs ailes pour le
Li ÎXl W <J : I"'"' - ' 1 ™' f' 1 "'-'' traduire ■ en leur forme de ilûnou ■ , peut-être s'agit-il ici d'amulettes en émail . analogues a celles nu DO trouve sur les morts , le *Bi, par eiemple.
1 La déesse bandelette. Cf. Mélanges, I. III. |>. \b-j. noie f, un plHUpi MMlopU du Papïrus île llertin n° 1 el Mariette, Ah-yd,,, . I. III. p. 17». t i,
"— ■* . CM In Iradiictiuri en purnlet du Inhleau 'muent représente, el où l'on mil les dcu\ pleureuses accroupies ou debout Mu la baripic qui transporte la momie, en dehors du naos, ou bien ac- ■ l'iiji- ■• ■■ In porte du tombeau.
• L. ,3, — J^.ruttderor». pur j^J^C!
• Q, restitution doiileutu.
qui parcourt les périodes de l'éternité 1 , et dont les annales se renouvellent sans cesse, parce que tu es celui qu on a élevé et rendu bon au point où tu les a , ô louable Nofrihotpou , et parce que ton fils à la voix juste 9 renverse ses ennemis à jamais 4 . »
Sauf au début, le développement est purement mythologique. Le harpiste décrit la mort, l'embaumement, les funérailles, en rappelant après chaquedétail de faction le nom des divinités qu'on supposait l'accomplir. Le chant du second harpiste est d'un ordre plus relevé. C'est une variation sur l'instabilité des choses humaines, terminée par une exhortation à jouir de la vie, tandis quelle dure. Le ton du morceau peut paraître bizarre si l'on songe que le conseil s'adresse à un mort; mais on ne doit pas oublier que le mort égyptien n'était pas mort au sens où nous prenons le mot. Il vivait dans la tombe, et ses amis venaient l'y visiter : le sacrifice qu'on lui offrait était un repas auquel il prenait part. Le chant du second harpiste est dans la tradition de ces chanls de fête que l'on entonnait dans les banquets de la vie, réelle au moment où la mo-
1 L. 3o. Restituer : *=» fk Jk 808.
* L. 3o - 3 1 : 1 V— 1 ! I 1 1 I «-?» jfc ^■** « élevé, parfait , jusqu'à ton être*.
3 L. 3 1 : , litt. : «juste, exact de voix , ■ celui dont la voix est juste et qui sait prier. Pour rendre tout3 cette un plus claire en français, j'ai cru pouvoir répéter plusieurs fois «parce quet, qui n'est exprimé qu'une fois dans le texte (#-~*) au début de la période.
4 Dûmichen, H'ist. Ins., t. H, pi. XL a, 1. 9-3 1.
mie, passant entre les mains des convives, leur rappelait que les plaisirs de ce monde sont courts et qu'il faut se hâter de jouir. Il était classique en Egypte, au moins au temps de l'empire tbébain, et j'en connais jusqu'à présent deux versions.
La version de Nofrihotpou nous est arrivée en deux copies, l'une de Dûmichen, l'autre de Stern, qui se complètent et se rectifient l'une par l'autre 1 . M. Stern a de plus traduit et commenté habilement son texte : les différences qu'on trouvera entre sa traduction et la mienne viennent surtout de ce que j'ai réuni la plupart des fragments analogues épars sur les monuments, et que j'ai pu, par ce moyen, éclaircir le sens de quelques expressions demeurées jusqu'à présent obscures.