PAPYRUS
•enfermant un recueil d*
; 3E TURIN : : ' chansons amoureuses.
1 1 \A o i ■■ w n • wy^wMEMÊ^^^^
mon port est comme [le port de] ses deux mamelles; — [ma durée est plus longue que celle des autres arbres] du parc. — Je demeure en tout temps, — et quand la sœur s'y ébattait avec son frère, — [c'était sous] mes [rameaux qu'ils reposaient], — ivres de vin et de liqueurs, — ruisselants d'huile fine parfumée. — Tous [les arbres] passent, — sauf moi, dans le verger; j'accomplis douze mois, — [puis, quand tout est mort autour de moi,] — je suis
II*. Le déterminatif ^k n'a (l'autre valeur que de rappeler ici un sens différent de la racine
1 Autant que me permet d'en juger l'état du texte, il est question ici d'un rendez-vous amoureux du frère et de la sœur sous l'arbre. Le mot à mot donnera donc : «Fait cela (*~-^) la sœur avec son frère. ■
' Le texte porte, écrit très nettement, ++ et # dans le mot bizarre f ^ . 11 y a ici évidemment une erreur du scribe, mais je ne
ssSi
encore debout et ce bouton subsiste — qui est éclos (?) en moi , — je suis le premier [ des arbres , — et pourtant] ils ne me considèrent plus comme n'étant qu'au second rang I — S'ils me traitent encore de la sorte , — je ne me tairai point à leur sujet : — [je proclamerai haut ce qu Jelle [fait] , — et quand on verra le crime, — on châtiera la bien-aimée, — si bien qu elle ne [retrouvera plus] ses bouquets (?) de lis et de boutons, — [ses offrandes] de lotus bleus et de parfums, — [ses goûters de lait et de] beurre, — qui
saurais rétablir d'une manière certaine la leçon originale. Peut-être
y a-t-il II ^ e a t ce bouton qui a été brisé en moi , qui est éclos
en moi •.
1 Litt : t S'ils renouvellent de faire cela de nouveau. •
1 Les traces de signes subsistantes permettent de restituer ce mot
IJ n# • 1J n#' JLiJ m* *J l!»' œ ^ % »««f pour le dernier cas, nous ramène à des mots complètement inconnus. Le sens « bouquets ■ ou t brassées» me paraît être celui qui répond le mieux aux exigences du passage, mais n'est, après tout, qu'une simple conjecture.
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lui vientierrt de tous ses vassaux ! — Qu'elle te fasse passer le jour présent dans le bonheur; — que le
parterre situé près du lieu de garde — le
voit sortant en vérité ! — Allons ! caressez-le , — qu'il passe le jour entier, — [à l'abri de l'arbre?] qui le cache 2 ! »
Il est difficile de tirer d'un manuscrit mutilé de la sorte autre chose qu'un texte conjecturai. Rien ne nous apprend quel est l'arbre qui parle; mais le langage indique un arbre à grandes prétentions. Autant que j'en puis juger, il se plaint d'être négligé pour un autre et relégué au second rang, on ne vient plus s'ébattre auprès de lui comme on faisait auparavant. Aussi menace-t-il les amants de sa vengeance, s'ils persistent à le délaisser : il parlera , et dès que l'on connaîtra les amours coupables de la jeune femme,
1 cxipe,T., aura*, ou cxipe, T., ne, butyrus.
* J'ai cru pouvoir traduire comme s'il y avait [ U* % \t. Dfl
adieu les fleurs et les parfums. Si ion considère que les autres arbres dont nous avons le discours sont le figuier sycomore portant ses fruits , et le petit figuier que la femme a planté de sa propre main , on pourra supposer, sans crainte de se tromper par trop, que l'arbre qui se plaint si fort est un vieux sycomore.
Les deux sections suivantes sont heureusement moins endommagées :
Le figuier ouvre sa bouche; — et son feuillage vient dire : « [Apprends de moi] ce qu'on [me] fait. — Je [viens] vers une maîtresse, — qui certes est une reine comme moi , — et n'est pas une esclave ! — Moi donc, je suis le serviteur [ — apporté de Syrie] — prisonnier de la bien-aimée ; — elle ma fait mettre
1 Litt : t Envoie le sycomore à figues sa bouche. ■ Je considère ci jL JL ' ■*•■ I comme un composé analogue à jMff
/—- * J^ • P*fc I a 1 m*m* I'
9 La lacune a été remplie d'après les phrases analogues des grandes inscriptions de Thoutmos III , où il est question de prisonniers. J'ai mis le pays de Khar, la Syrie, de préférence à tout autre
fis i S m YWWT'Vl ni M, iK • » • 1 «
dans son parc, — elle ne m'a pas donné [un breuvage commun] , — mais , le jour où je bois , — mon ventre ne s'emplit point de vulgaire eau d'outre. — On a trouvé réjouissant — [que le jardinier] ne me [donne] plus à boire! — Par mon double, ô bienaimée, puisse-t-ii être amené en ta présence! »
Le petit sycomore — qu'elle a planté de sa main — ouvre sa [bouche] pour parier. — [Ses] accents sont [doux comme] une liqueur miellée — d'un miel
pays , parce que c'était celui qui , à la xi* dynastie , avait le plus de rapports de commerce avec l'Egypte.
1 Mot nouveau qui semble être une forme écourtée de >-^ "W j^ (Brugsch, Dictionnaire hiéroglyphique, supplément, p. 295) :
c'est peut-être une onomatopée destinée à rendre le bruissement des feuilles.
9 Litt. : •Des dégorgements de miel» ou peut-être «des écumes de miel, t
x^::TMP-»w;[i]iBH«Ê:r:.:.
,:;uz:M.:,2^xjpjpi.:, # +>xr:?s:
excellent; ses touffes sont gracieuses, — fleuries plus que [celles du sorbier], — chargées de baies et de graines — plus rouges que la cornaline ; — ses feuilles sont [drues] et bariolées comme l'agate ; — son bois est de la couleur du jaspe vert ; — ses graines sont comme les tamaris — et attirent vers lui ceux qui n'en ont point; — son ombre est fraîche et éventée de brise; — il [a fait] sa missive par la main d une autre personne, — la fille du chef jardinier qui le soigne, —
1 J'ai supposé que l'arbre dont le nom a disparu était le sorbier, à cause des graines et des baies rouges qu'il porte.
*11 II* est un mot nouveau. Le I RI H 4 e»t mentionné
fréquemment dans le Papyrus fibers, mais sans indications précises. Comme la plupart des maladies contre lesquelles on emploie son fruit ou sa graine exigent des émollients pris sous diverses formes , j'ai pensé au tamaris, si répandu en Egypte et employé encore comme remède contre les maladies d'yeux dans les campagnes.
H-triJSJLvyw'TMiJîrii
et celle-ci Ta transmise à la bien-aimée : — « Viens , passe un instant [ici] au milieu [des jeunes] femmes!
— Le verger [est dans] son [beau] jour, — pavillon et kiosque sont à ta disposition; — les gouverneurs de tes domaines se réjouissent — et sautent de plaisir à ta vue. — Que tes esclaves défilent devant moi ,
— armés de leurs outils , — grisés par leur ardeur à courir vers toi — même avant de boire ! — Que tes domestiques à toi — viennent avec leur appareil , —
1 Litt. : « Elle fait courir elle à la bien-aimée. » La difficulté de bien comprendre ce passage provient de la confusion des sujets. Us
sont an nombre de trois , tous les trois du féminin , A , J
* *w Ja) ^~* me semble être le simple de *w "W **tf déjà
mentionné (cf. p. sa5 f note 1 ).
3 Litt : « Etant point on n'a bu. • Le sens « avant de, avant que t , avait déjà été reconnu par M. Brugsch pour le démotique yjui ( Grammaire démotique, p. io3 , S 3g6) t sous les formes jt/Joi ou >jkn •
I I I 1*=». tmm+l I I X Al I I Atte^ 1 I I I M»^^ A
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apportant de la bière de celle que fabriquent tous tes vassaux, — toute sorte de pains mêlés, — des plantes nombreuses d'hier et d aujourd'hui, — tous les fruits plaisants. — Allons, passe chaque jour dans le bonheur, — matin après matin, trois jours de suite, — assise à mon ombre, — ton maître à ta droite ; — enivre-le — obéis à ce qu'il dit ! — Si la salle où Ton boit la bière est bouleversée par l'ivresse — quand la sœur est avec son frère, — si [elle] lève son voile sous moi — la sœur pendant sa prome-
1 Le moi est an terme d'honneur qu'on trouve dans des positions diverses et qu'il est toujours difficile de rendre exactement. Je l'ai rendu par c maître t, en prêtant à ce mot un sens analogue à celui du féminin t maîtresse ■; c'est la traduction qui s'accorde le mieux avec les recommandations qui suivent, • enivre-le et suis ce qa il dit. •
1 La petite lacune qui termine la ligne m'empêche de répondre du sens de la phrase. Je crois que le mot à mot nous donne : « La
nade , — moi j ai le sein fermé et ne dis point ce que je vois — non plus que ce qu'ils disent ! »
Les lacunes du texte expliquent suffisamment ce que cette traduction offre d'incertain. Il sera toujours difficile d'apprécier le mérite littéraire dune œuvre si misérablement mutilée : du moins pouvons-nous sans trop de peine en déterminer la date. L écriture, qui est fort belle et fort soignée, est, à première vue, du style thébain de la xx e dynastie, et se rapproche du type qui nous est connu par le grand Papyrus Harris plus que du type qui nous est connu par la première page du Papyrus Abbott et par la lettre officielle de Ramsès XIII : je placerai donc au commencement de la xx° dynastie la rédaction du manuscrit de Turin. L'écriture cursive de la note placée au bas de la seconde page confirme l'impression produite par la grande écriture de l'ouvrage : elle est identique aux écritures cursives des nombreux manuscrits que nous connaissons du règne de Ramsès IV et de ses successeurs immédiats. Peut-être la date de l'an v qu'elle porte doit-elle tomber dans la
maison de bière à être bouleversée par l'ivresse, — la fois d'elle avec son frère , — son être dévoilée sous moi — la sœur en ses promenades, — moi je suis le voilé de sein pour ne pas dire ce que je vois , — leurs à dire paroles. ■
vie de ce prince. Le contenu des deux lignes ne nous donne aucune indication à cet égard : c'est le mémorandum d'un employé chargé de distribuer à des fondeurs diverses quantités de bronze.
Les chants d amour écrits au revers du Papyrus Harris n° 5oo ont été, comme le Conte du Prince Prédestiné 1 , découverts et traduits pour la première fois par Goodwin 9 . Le texte en est resté inédit, et la traduction anglaise ne donne qu'une faible idée du sens de l'original : on conçoit que Goodwin, écrivant en Chine, loin de tout secours européen, ne soit pas arrivé à déchiffrer complètement le texte mutilé dont il n'avait qu'une copie prise rapidement. J'ai essayé de donner, dans mon cours au Collège de France (juin-juillet 1879), une transcription exacte et une traduction fidèle; mais je sens qu'après mon travail il reste encore beaucoup à faire pour combler toutes les lacunes et résoudre toutes les difficultés.
Le manuscrit, tel qu'il nous est parvenu, renferme quatre chants répartis sur huit pages, dont la première a perdu le quart de toutes ses lignes. De la ligne 1 à la ligne 6 , on reconnaît les débris d'un couplet dont je ne puis tirer aucun sens suivi 3 ; mais
1 Cf. Éludes égyptiennes, t. I, p. i-3, des détails sur l'aspect général du manuscrit.
1 Transactions of tke Society of Biblical Archmologp, tome III, p. 38o-388.
s Voici les parties lisibles de ces lignes : (1. 1 ) pli** N A
au milieu de la ligne 6 , derrière le signe ~* , qui sert partout à marquer la fin dun paragraphe, commence un morceau dont il est facile de saisir sinon la lettre exacte, au moins la signification générale :
#mww% * 'L| J v//,////y/,////sï//////sw/s////ï/;////>y/s////Jwk t J1L I KJI III ^v*
*i î2sJ-^P-~ (-)£
PS
i IÏ"""Îiii
t *W i. Le milieu du morceau est régi par \ \ e, 6N6, ce
qui permet d'en donner Fessai de traduction suivant : c Si tu cherches à caresser la face interne de mes cuisses [t'ai-je rien refusé?], si, venant à moi, tu songes à manger, si tu es affamé gloutonnement (litt : un individu de son ventre), si [tu désires que je te revête] de vêtements, moi je possède des coffres (à linge et a provisions); si venant pour tu as pris ma mamelle * Cette traduction est purement conjecturale.
il J i i i X I v J^ i i i i k^xÊB^^m^^Bê^^^ I JrV
Mw-MHrPîTI^f
raw^r;
Ton amour pénètre en mon sein de même que [le vin (?) se répand] dans l'eau , de même que le parfum s amalgame à la gomme, de même que le lait (?) se mêle [au miel?]; tu te presses d accourir pour voir ta sœur comme la cavale qui aperçoit l'étalon , comme l'épervier [qui fond sur la colombe]
Dans le couplet qui suit, on ne saisit que des expressions détachées :
fcpmwm
Mes plaintes (?) se mêlent à [Le ventre]
de ma sœur est un champ de boutons de lotus, sa
1 On dirait qu'il y a ici une expression composée du verbe H # , (I • [I G i A courir et du mot jl M ""*"", rapide, être rapide, dans laquelle le premier terme n'aurait plus de déterminatif.
:::«vj^i[p.5yragœfflB-Lrî n*LXiïV2.SHL:u:*
mamelle est une boule de parfums , ses bras sont, son front une plaque en bois de cyprès (?). . . .
A partir de cet endroit, le texte devient à peu près complet. Il est tracé dune main rapide mais sûre , et semble avoir été écrit avec plus de soin que le Conte du Prince Prédestiné. Il renferme un nombre de ligatures et d'abréviations assez considérable et présente même quelques signes qui , n'était la grandeur, pourraient passer pour être démotiques : il offre donc au paléographe un sujet sérieux d études.
Jâ-*?*XU!Sai(XM*Mw
àé-rtrxurjrjÊikrrrsii
Je n'ai point pitié de ton amour. Ma baie de loup qui engendre ton ivresse, je ne la jetterai point,
1 Goodwin traduit wy wolfs cab (?). Le terme jIL \k ^ jjj^ ___ T signifie littéralement «graine de loupi, et désigne probablement une plante analogue aux £± qui sont mis en parai-
lèle avec le vin, dans une liste de nomes publiée par Mariette (Dendèrah, t. I, pi. XVJI, 1. 21) : Brugsch traduit (Die t. hiéroglyphique , supplément, t. 1, p. 3a 2) •Beere, besonders die TVeinbeere: Le
- '^^pirsr'XEivr.L
pour qu'on l'écrase à la Veillée de l'Inondation, en
membre de phrase qui suit, m ~ mi 11 £ e. » montre bien qu'il
s'agit en effet d'une graine ayant des propriétés enivrantes , mais il n'est pas certain que les graines mentionnées ici doivent être des grains de raisin. Il se pourrait que la « graine de loup ■ fût une de ces graines que les Égyptiens mêlaient au vin pour lui donner un arôme particulier. On trouve au Papyrus Ebers (Glossaire, p. 53)
un mot de formation analogue, J^. . P J g «graine de force» :
1. 8-io) tShou et Tawnout lui font (à Isis) leur conjuration avec les herbes, avec la graine de force, avec les accouchées da midi, avec
4T^ , T.n^îh^4(p , ' xcv,U3 ) ,Direces i»-
rôles sur les herbes, sur la graine de force, sur les accouchées du midi et les poils de la tête du veau ».
1 Le mot H x ^* m'est nouveau avec le déterminatif gg : deux mots coptes s'en rapprochent, cxzp, T., haurire, et CA2p, T., terrere, scopa mundare. U 8 ^^ ft-TJ pourrait être un nom de l'inondation , t celle qui balaye. » ^^ JjT - doit être pris ici dans le sens
vigilia, c veillée, heure de nuit,» du copte OYP^JG, T. : 6N6McoyN N<yi nxoeic Mnm xe epe npeMXioye nhy zn au; NOYPUJ6 (M. *<9 noynoy) N6MNXpu>ic ne, Malth., xxiv, v. /&3, dans Tuki, Gr. t p. 2 53. Je ne sais ce quêtait cette t veillée de l'inondation ■ , ou peut-être seulement « du nettoyage à grande eau», dont il est question ici.
Syrie avec des bâtons de cyprès, en Ethiopie avec des branches de palmier, dans les hauteurs avec des branches de tamaris, dans les plaines avec des tiges de souchet : je n'écouterai pas les conseils de ceux
1 Ce nom d'arbre a été traduit « cyprès ■ par Ghabas [Voyage. p. 1 19-130) : ce pourrait être l'arabe JuÇ* «grand palmiers.
* J y^ '" 1 1 *■-*•- semble répondre assez exactement à bht ,
T. M., n, ramms pahnm, BX+,2XN, M., ratni palmarum. Si cette identification est exacte, nous aurions dans ce mot un nouvel exemple du passage de -— 1 mëdial à h.
* «s— J * 1 1 *— »■- est nouveau , à moins qu'on n'y voie une forme
du mot 6 ! V du Papyrus Ebers (Glos., p. 60) , qui me paraît
être le tamaris.
4 La restitution ^ I O «pays bas* est rendue certaine par
l'opposition avec le mot J jL I 1 I e «pays hauti. Cf. Brugsch,
Dictionnaire hiéroglyphique, supplément, t. II, p. 6g3.
5 «$». JL> est la réduplication du mot ~JL ,^ , que Brugsch
{Dictionnaire hiéroglyphique, p. 1 16g et p. 13 63) a rapproché de adpt ( Théophraste , Histoire des plantes, IV, 8). Je crois d'autant plus
à l'identité des deux mots que le M <=» * poussait, comme le ~~ «^. ^ , dans les parties basses du pays : M JL ^ " A | H
• . C'était une espèce de cyperus moins fin que le Cyperus papyrus,
sans doute le Cyperus dites ou le Cyperus fastigiata.
«.VUE £*]r*S[ËE]fc[flT=!:*J3
qui veulent que je rejette ce qui fait l'objet de mon désir.
Je m'embarquerai sur le canal en rupture d'ordre; j'entourerai mes épaules de myrte, et j'arriverai à
1 Litt. : « Je n'écouterai point leurs conseils à rejeter mon désir. • 1 m p9 gy^ ne m'est pas connu , mais le simple nff f—fr a servi à désigner plusieurs canaux en Egypte. Je pense que m
£^£2 est à X9 gz§ smc ce que^^ "•— \ gj est à -— \ JT~Î i un composé en m j initial, et je traduis • canal, tranchée».
3 Le verbe II Ç\ r—7 est le factitif en M initiale du verbe ^K "V
^ j t étudié dans la Zeitsckrift fur JEgyptiscke Sprache, etc. (1881, p. 26-27), par M. Brugsch. Sans entrer ici dans la question de savoir si le signe ^^ a la valeur ^ ou la valeur T ^^ , on peut ad-
mettre que le verbe l™\ c J a bien le sens de 1 râper, détruire ■ ou • dissoudre par friction, broyer •, que lui attribue M. Brugsch. Ici toutefois il ne s'agit plus, comme dans les exemples connus jusqu'à présent , de médicaments à dissoudre dans un liquide. L'objet sur
lequel doit porter Faction du verbe M Ç\ -**■; est le mot M 8 ^
£■*- c ordonner » et, comme substantif, « ordre ■. Le mot à mot sera
donc ia l'état de broyant l'ordre ■. Évidemment t broyer l'ordre ■ devait être de signification analogue à notre locution c rompre le ban , rupture de ban ■ : l'amoureux quitte la résidence où il était employé et vient à Mempbis , malgré Tordre donné à tousjes employés d'alors, comme à tous ceux d'aujourd'hui , de ne point quitter leur poste sans une autorisation spéciale.
4 Brugsch admet que ce mot et ses variantes servaient à désigner
Onkhtooui et j'[adresserai ma prière à] tout [dieu] juste : (( Que ma sœur soit pendant la nuit comme la « source vive dont les myrtes sont semblables à Phtah , (tles nymphœas semblables à Sokhit, les lotus bleus
f gewisse Gatlungen lieblicher, angenehm riechender Pjlanzen mit Blumen, tu dcnen auch der Lotos und der Papyrus, T oitdT, gehôrten»
(Dictionnaire hiéroglyphique, supplément, p. i£). 1 1 u I I * me
paraît répondre au nom <jJ qui, dans l'arabe populaire d'Egypte, sert à désigner le • myrte commun ».
1 Je ne puis déchiffrer les traces de signes qui terminent la ligne
dans l'original. Le^""^ est certain, le trait de dessous paraît être un «—i plutôt qu'un *— * ou qu'un — — : il n'y a certainement pas " )« et une lecture ~l est impossible, par la raison bien simple que l'hiératique exprime toujours #■■■* initial dans les mots qui commencent par *"""{♦ au moins à cette époque. Le sens général du morceau me semble exiger ici un verbe de prière, suivi du mot
* Ce mot répond sans doute à ^t \l £3 * *)C V fa » ])£
jl £3 du Papyrus Ebers (Glos., p. 33), que M. Stem traduit •fons, eau courante ». Le mot est masculin , comme le prouvent et le pronom X e et le pronom ^— ^ des lignes suivantes.
3 Je n'arrive pas a déchiffrer bien nettement ce mot II marquait un état de la source par rapport aux plantes qui la bordent , et qui sont comparées à différents dieux. Peut-être doit-on lire quelque chose d'analogue à V i ^ "" « une source , elle , à légal de Phtah , ses myrtes, de Sokhit, ses nymphaeas, etc.».
4 Probablement une orthographe différente de *=» (Brugach, Dictionnaire hiéroglyphique, p. i?65).
J\ Mit <=» ^» Jl H /V *— ^ L |« I 1 1 J t.;--./i^%/^ I I I
h semblables à Àditi, les [lotus roses] semblables à «Nofritoum. [Que le Mur Blanc lui donne d']éclairer u la terre de ses beautés , et Memphis les boîtes de fard « qu'on dépose devant Nofri-ho ! »
Je me coucherai dans ma chambre; je serai malade gravement, et mes voisins entreront pour s'in-
1 Cette expression, qui se trouve dans plusieurs textes, entre autres au Papyrus cTOrbinev, a été traduite par tout le monde comme marquant une blessure, un wol, ou, en général, une maladie résultant de la violence. En revoyant les passage» où elle se rencontre,
il me semble qu'on doit la traduire comme un adverbe | \k
^^ • par violence, violemment • : ¥ ^ ^ . à ^l ^— ^ • vio-
lemment malade, gravement malade t.
1 La locution *=» N # jk I = Hc EH est un exemple de plus de
la formation égyptienne en «=» , équivalent à "F, que j'ai signalée (Etudes égyptiennes, t I, p. i38, note 3, et Mélanges (C archéologie , t. III, p. 294, note 6; p. 3g5, note \). Je crois en reconnaître un
autre cas dans la locution o I »— 1 1 1 Jï, qui vient un peu plus
loin : 1 1 1 1 1 J^ , et sa variante 111 J^ % que je ne me
rappelle avoir vue citée nulle part, paraît être une forme voisine de
*W jk 1 1 1 J^ (Etudes égyptiennes, 1. 1, p. i3, 54 , note i3; i36,
note a ) : « elle fera les médecins à l'état de gui font : Grand merci! • J'ai essayé, dans le français, de donner un équivalent du sens plutôt qu'une traduction mot pour mot, qui ne serait pas comprise.
fonder [de moi]. Si ma sœur vient avec eux, elle fera honte aux médecins, car elle connaît mon mal. La villa de ma sœur a son bassin juste devant la porte de la maison : l'huis s ouvre, et ma sœur sort en colère. Que je devienne portier, afin qu'elle me donne des ordres et que j'entende sa voix, [même quand elle est] irritée et que l'enfant a peur d elle!
1 \l .. n'a pas encore été signalé sous cette forme. Je le
rattache à la racine m t .» m c . «séparer, déchirer»,
par suite, • dévoiler, ouvrir» : jk «. sera ici Tchuis» ou la
• haie » de la porte , sans que je puisse me rendre compte de la présence du déterminatif **. La phrase renferme d'ailleurs une construction bizarre. Le sujet grammatical 11 I a-— \ en est masculin , mais comme le I **"""* en question appartient à une femme, c'est à cette femme que se rapportent tous les pronoms qui, régulièrement, devraient dépendre de ] *»«■■». On a donc : • Son (M ) bassin, qui est
juste en face de sa maison (fl ), ses deux battants de porte ,» c'està-dire c en face de la porte de sa maison. »
' ZON2GN, 26N2CDN, 26N26N, M.,jubere, imperarc. Je ne
Je descends en barque [l]eau du Prince v. s. f., tandis que tu entres dans celle de Phrâ. Mon désir est d'être au plus tôt près des maisons qui sont au confluent du canal de On ; aussi je me mettrai à
connaissais jusqu'à présent que la forme simple ou le causatif en M de cette racine.
1 La restitution ▼ jl #»— * est à peu près certaine : le mot »— »* est, à ma connaissance, le seul mot exprimant l'idée d'ieau» où les trois lignes ondées *■—* ne soient pas complétées en hiératique par
ie déterininatif ac. La locution Jt *~~\ *— * [ J J T A P * ^ eau du prince • est un terme géographique et désigne quelque canal des environs de Memphis ou d'Héliopolis.
* Les signes hiératiques sont un peu effacés; je crois pourtant reconnaître le mot *. La locution * Jt <ç» 1 me parait répondre
aux locutions X , ■ celui de.. ..• citées par de Rougé (ChrestomaOûe, 2* fasc. , p. 3a), f celui de Phrâ», et, comme le dernier mot auquel puisse répondre cette forme abrégée est |^C 1 y— ^ »j fen conclus que * ^Él «g. t désigne un autre canal voisin du premier. Brugsr h cite plusieurs canaux qui s'appelaient «l'eau deRâ» (Dictionnaire géographique, p. 77, 197, 436), un entre autres qui répond tout à fait aux conditions de notre texte, car il est mis en
rapport avec le canal v SSj • (Brugsch, Dictionnaire géographique ,
p. 76-77) nommé |lus bas.
3 Le déterminatif est illisible : le mot prête soit au sens «berge, rive», soit au sens • confluent, point d'embranchement de deux rivières», v PZ$ • est le nom du canal qui passait à Héliopolis. Le
«i5]-ies^t;si:s"H^=î*i
m a a r» » k m » a vt"/"'V/'V"><'/a
Sfc-IM.:.*'**'™*
€i/tâ;Mkm
courir, et je n'épargnerai point mes prières, mais je demanderai à Phrâ de voir l'entrée de mon frère. Je t embrasserai , je me tiendrai debout avec toi à la bouche du canal, je [transporterai] mon cœur à On et je retournerai avec toi sous les arbres du palais, je prendrai les arbres du palais [pour en faire] la poignée de mon chasse-mouche, et je le regarderai faire; je serai sur le rempart, mon sein plein de [fleurs de] perséa, mes cheveux alourdis d'essences, et je serai
mot à mot de la phrase donne : « Mon cœur d'aller, en se précipitant sur les maisons , sur la croisée du canal d'Héliopolis. •
1 Litt. : «Je ne me tairai pas , je me souviendrai de Phrâ pour voir Tentrée de mon frère ! »
1 Je ne connais pas le sens de ce mot, mais je soupçonne qu'il dW désigner une localité d'Héliopolis^ peut-être le palais du roi.
Ici s'arrête ce premier chant : les mutilations du manuscrit nous empêchent d'en saisir le dessin, mais chacune des petites pièces dont il se compose est à peu près intelligible par elle-même. Le chant qui suit , le seul complet de tout le recueil, est formé de huit strophes. C'est la femme qui parle, mais son langage n'est pas celui de 1 amour heureux; il semble que l'amant écoute peu ses appels passionnés et la délaisse pour une autre maîtresse.
fcHP-ap^vairrïiïiB^N