P. III
La première lettre est bien \\, mais la seconde n'est certainement pas ^. C'est un ■ bien caractérisé, tout semblable au ■ de ■«, Jy> dans la formule finale £ P " J ^ f . H faut donc lire , au lieu de
Mik'-L et des Emim > M "J- et la ^ de Jôpou (Joppé).
H est probable que le conteur rappelait au début
comment le chef de Jôpou avait tenu longtemps
1 J'ai agrandi un peu les dimensions de* caractère» pour en rendre les particularités plus sensibles.
* PI. m, 1. i3.
contre les armées égyptiennes sans que ruse ni force triomphât de sa résistance. Un officier du nom de Thoutii promettait dé le réduire , à condition qu'on lui confiât la grande canne du roi Thoutmôs III et qu'on lui laissât la liberté d agir à sa guise. Il faisait cacher la canne de Thoutmôs III dans un ballot de fourrage , pub désertait et se rendait au camp syrien avec un corps de cavaliers : peut-être donnait-il pour motif de sa défection quelque accident arrivé au sceptre du roi. Le prince de Jôpou l'accueillait avec honneur et l'invitait à sa table ; au moment où s'ouvre le récit, le transfuge égyptien et le chef syrien sont occupés à boire.
Bien que mutilée, la première page est facile à restituer presque entière. Deux formules y reviennent sans cesse qui facilitent singulièrement l'œuvre de restauration : i° le titre du Syrien, ^^.^^M 5 !. , i° le nom du sceptre royal, ^ ^ ~— ■ -ê; JH. ou
Grâce au retour perpétuel de ces deux formules , on peut établir que la page en question avait non pas 0,077 de large comme la page II, ou o, 1 AS de large comme la page III , mais o, 1 58 comme les cinq autres pages du verso. Les lignes 6 et 7 du fragment sont conçues de la sorte :
— »( 52 )«.— Les membres de phrase qui forment ce passage sont tous construits de la même manière. Ils se composent de (•?*, d'un verbe et de son régime. Le membre de phrase mutilé c ommenç ait par \ Ç et se
terminait par — + Z. i (°~SJ f l P '• on ?' ul donc rétablir a priori dans la lacune |Ç [**: -
BS"1w— 'é— S]""^'—^' elc ' Lessi e nes
restitués nous donneraient, sans tenir compte du verbe encore manquant, une longueur égale à celle des lignes de la page II; tenant compte du verbe, on arrive à obtenir la même longueur de lignes que pour les pages IV-VII. Aux lignes n-,i, le teite mutilé porte :
l. ,,. WtfœiMXJL'HV-
l. «; mm.i (°=EI fit-
Ici, la restitution est d'autant plus certaine qu'elle se compose de fragments des deux formules :
l. .,. ^"•jimx.luv-