‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 104 sur 229 · ÈSE JOSEPH VENDU PAR SES FRÈRES · texte numérisé non relu

ÈSE JOSEPH VENDU PAR SES FRÈRES

X^'U superslitioD. Ou si Ton veut, on peut voir en eux une

~^0 image des hommes , par exemple , qui s'efforcent d'arrêter les progrès de la foi dans une âme , ou dans une Eglise , tout en sentant au fond de leur cœur que cette foi est une œuvre de Dieu. Pauvres gens , hélas ! qui font la guerre à l'Elemel comme les fils de Jacob.

-24 § 51 2. Ruben n'avait pas plus que ses frères la crainte de Dieu devant les yeux : rappelez- vous Fhorrible crime dont il s'était rendu coupable (§ 498). Il n'avait pas non plus pour Joseph une affection meilleure. Ce qui le prouve , c'est le peu d'énergie qu'il mit à le protéger. Il était l'ainé de tous ; il remplaçait le chef de la famille ; s'il eût déclaré à ses frères qu'ils le tueraient, lui, le premier, avant de jeter les mains sur Joseph , on ne saurait douter que ces méchants ne se fussent arrêtés dans leur mauvaise voie. Cependant, soit que Ruben fût d'un caractère naturellement moins violent, soit que, par faiblesse plus que par horreur du mal , il s'effrayât " de la responsabilité particulière qui pèserait sur lui , il fit tout ce qu'il crut pouvoir faire pour délivrer Joseph. Par son conseil , on le jeta dans une citerne desséchée, après qu'on l'eut dépouillé de la malheureuse^robe qui rappelait tant de choses ; et , pendant que Ruben espérait pouvoir l'en sortir pour le rendre à son père, les autres comptaient bien qu'il y mourrait de faim.

5-28 § ^^3. Insensibles aux cris et aux supplications de leur victime , plus sourds encore à la voix de leur conscience , ils s'assirent tranquillement pour faire leur repas , comme Esali après avoir vendu son droit d'aînesse. Quel affreux endurcissement ! et quelle terrible passion que la haine ! Du reste , il en est ainsi de toutes les passions. On est hors de soi jusqu'à ce qu'on les ait assouvies ; et après , on a le cœur entièrement desséché. 2i4

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