‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 105 sur 229 · JOSEPH VENDU PAR SES FRÈRES. GEK · texte numérisé non relu

JOSEPH VENDU PAR SES FRÈRES. GEK

§ 51 4. Pendant que les frères de Joseph mangeaient , XX^ des Ismaélites passèrent près* de là portant en Egypte ^5^ du baume de Galaad et des drogues aromatiques. Il y avait aussi avec eux des Madianites ; en sorte que c'étaient tous des descendants d'Abraham comme les fils de Jacob (§ 395). Ismaël était né 190 ans auparavant. Marié de bonne heure, il avait eu une nombreuse famille, en sorte que sa postérité formait déjà un petit peuple. On en peut dire à peu près autant de Madian , fils de Rétura. Ainsi , bien que parents , ces hommes étaient étrangers les uns aux autres. Dans tous les cas , il ne faut pas s'attendre à beaucoup de bienveillance de la part des petits-fils d'Ismaël envers ceux d'Isaac. — En voyant cette caravane qui se dirigeait du côté de l'Egypte , oii l'on faisait grand usage de drogues aromatiques pour ie culte des dieux et pour la sépulture des morts , et où une certaine civilisation s'était assez avancée pour que tout s'y vendît aisément et même^ des esclaves, il vint à Juda une idée qu'il s'empressa de communiquer à ses frères. « Si nous vendions Joseph à ces marchands? Nous en serions débarrassés pour toujours ; c'est ce que nous voulons , et nous ferions de plus une bonne affaire I »

§ 515. Ce ne fut pas en ces termes que Juda s'ouvrit à ses complices, car il n'est pas de passion qui sache mieux que l'amour de l'argent se colorer de belles apparences ; il n'en est point , hélas ! qui soit plus hypocrite. Personne n^ s'avoue qu'il soit avare , ce vice est trop ignoble ; mais on apprécie , comme on le doit , les biens de Dieu ; on veut faire un sort à ses enfants ; on prend ses mesures pour n'être point à charge à autrui... Judà parle bien du profit que leur procurera la vente de Joseph , mais il insiste sur la considération qu'il est leur

ÈSB JOSEPH CHEZ POTIPHAB,

nril frère, leur propre chair. Malheureux! Est-il plus permis

]^Q de vendre son frère que de le tuer? La mort n'esl-elle

pas souvent préférable à Tesclavage? — Ce fut ainsi

que Joseph fut vendu par ses frères pour vingt pièces

d'argent!

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