‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 106 sur 229 · XL. Joseph chem Potipliar · texte numérisé non relu

XL. Joseph chem Potipliar

80 § 516. Ruben connaissait mal le cœur humain, s'il avait pu réellement croire que ses frères consentiraient jamais à ce que Joseph revit Jacob» après l'attentat dont ils s'étaient rendus coupables en le jetant dans une fosse. l\ leur fallait trouver le moyen de l'éloigner pour toujours, ou aviser 5 lui fermer la bouche en le tuant. Quand ils complotaient contre Joseph,. il était encore temps de les retenir ; mais plus tard , Ruben y aurait perdu tout son crédit. Quoi qu'il en soit, on ne peut douter que sa douleur n'ait été grande, et, pour montrer le déchirement de son cœur, il déchira ses vêtements. Mais c'était sur lui-même plus que sur Joseph qu'il se lamentait ; car, si son affliction eût été moins égoïste, il aurait couru après le jeune homme pour le racheter et le ramener.

-35 § 517. Quand Jacob reçut la robe de son fils et qu'il la vit teinte de sang, il ne douta pas qu'une béte sauvage ne l'eût en effet dévoré. Un père ne saurait croire ses fils capables d'un crime aussi atroce que le fratricide. Mais sa douleur fut extrême ; et , ses enfants étant venus pour le consoler, il ne put s'empêcher de repousser des paroles de consolation qu'il avait de la peine à croire sincères. Quelle épreuve pour ce pauvre Jacob ! Le voilfi privé de son fils de prédilection, du fils aîné

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