‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 107 sur 229 · JOSEPH CHEZ POTIPEAR. GB · texte numérisé non relu

JOSEPH CHEZ POTIPEAR. GB

de sa trop chère Rachcl I II a autour de lui des fils et XX des filles, peut-être déjà des petits-enfants; Benjamin ^[ loi reste , âgé d'environ trois ans ; mais rien ne peut kn remplacer Joseph; aussi, comme il le dit : il n'y aura désormais plus de bonheur pour lui dans le monde. U ne savait pas tout ce que la bonté de Dieu lui réservait racore de jouissances; mais qui aurait pu les prévoir, ci d'ailleurs il sentait bien qu'il n'en était i)as digne. Quant aux fils de Jacob, il est impossible qu'ils no kfisent pas touchés do l'afiQiction de leur père, ils y Nraient dû penser plus tôt. Mais la passion , tout entière Ison objet , ne voit pas les tristes résultats auxquels si Bonvent elle aboutit.

§ 548. Tout nous atteste que ces fils de Jacob étaient XX] «les hommes fort pervertis. Vous vous rappelez les criiDes de Siméon et de Lévi, puis celui de Ruben. Dans le chapitre XXXVIU , Thistorien sacré nous fait conttltre ce qu'était Juda, celui qui vendit Joseph aux hnaélites. Les faits contenus dans ce triste épisode ont dû , en partie du moins , se passer beaucoup plus tard ; car Juda n'avait guère que vingt-deux ans lorsque Jo- ! %ph fut mené en Egypte. Or, ce chapitre nous le montre i oon-seulement marié, mais encore père de deux fils qui ! s'étaient mariés à leur tour. Ces deux fils , Her et Onan , I Dés d'une Cananéenne , ayant attiré sur eux par leurs I impuretés les jugements de l'Eternel, moururent fort jeunes, après avoir eu pour femme, l'un après l'autre, h Cananéenne Thamar. Celle-ci , demeurée veuve sans enfants et s'estimant lésée dans ses droits par son beaupère, conçut la coupable idée de devenir sa femme. Elle se présenta à lui voilée et comme si elle eût été une fille perdue*. Juda , qui était un homme sans mœurs , alla avec elle et il en eut deux fils jumeaux , Zara et Pharez.

fÈSE JOSEPH CHEZ POTIPHAR.

Vfin Or, quoique la première femme de Juda fût morte à l'époque où il eut ces relations criminelles avec Tbamar, et, quoiqu'il ne sût pas d'abord que c^était sa belle-fille, sa conduite n'en fut pas moins aussi bonteuse que coupable. Tel était Juda , le quatrième fils de Jacob. Qu'attendre de bon d'hommes si dépravés?

§ 519. Celte histoire du mariage de Juda avec Tbamar estimportante sous un point de vue d'une tout autre nature. Nous verrons plus lard que le roi David, et par conséquent notre Seigneur Jésus-Christ, sont descendus de Juda et de Thamar par Pharez. C'est ainsi , comme nous l'avons déjà remarqué dans l'histoire de Lot et de ses filles (§344), que tout l'Ancien Testament a trait à Jésus-Christ , même ce qui parait au premier coup d'œil être le moins en rapport avec lui.

XXIX § 520. Pour revenir à Joseph, l'Egyptien entre les ^»2 mains de qui Dieu le fit tomber était un homme haut placé. Ses fonctions l'appelaient fréquemment près de Pharaon , c'est-à-dire près du roi , car les rois d'Egypte portaient tous ce même nom. Potiphar, le maître de Joseph , devait avoir un grand train et beaucoup d'esclaves ; en sorte que ce fut à peine si , dans les premiers temps, il prit garde au jeune homme qu'on lui avait acheté. Mais l'Etemel était avec Joseph ; ce qui veut dire que le Seigneur consolait son cœur, et il devait en avoir grand besoin. Quelle douleur et quelle humiliation pour le petit-fils d'Abraham de se voir ainsi loin de son père , bien plus loin encore de la gloire, qu'il avait rêvée. Cependant , sa foi le soutenait. H comptait sur les promesses de Dieu ; il ne pouvait envisager le pays de Canaan comme entièrement perdu pour lui. Qp9nd et de quelle manière le reverrait-il? c'est ce qu'il ignorait. Mais son avenir avait beau être enveloppé de té- S48

JOSEPH CHEZ POTiPHAR. GENI

Dèbres , il D*en espérait pas moins en son.Dieu. Plein de XlXl paix, par la grâce de FEternel , il se mit courageuse- ^^ ment et fidèlement aux rudes travaux de la servitude. Bientôt il se fit remarquer, et on lui confia des occupations qui rappelèrent à vivre dans la maison de son maître et sous ses yeux. Quand on jouit de la communion du Seigneur, il n'est pas de devoir qui ne devienne facile , pas de position qui ne soit agréable et tout réussit au delà de ce qu'on pourrait croire.

§ 521. Au bout de quelque temps, PoUphar attacha 4-6 Joseph à sa personne ; il en fit, comme nous dirions, son valet de chambre ; et, après quelques années d'un service dans lequel l'eunuque de Pharaon put apprécier les nobles sentiments, la fidélité, la douceur et le savoirfaire de son esclave, il lui donna l'intendance de sa maison. Joseph pouvait avoir alors environ viogtr-quatre ou vingt-cinq ans. La promesse que Dieu avait faite à Abraham s'accomplissait en sa faveur, car une grande bénédiction reposait sur toute son œuvre (Gen. XII , 3), son maître s'attachait toujours plus à lui et lui montrait la confiance la plus entière. D'ailleurs Joseph avait un extérieur qui correspondait à l'excellence de sa foi et de sa chanté; il était de belle taille et d'une physionomie remarquable.

§ 522. Que de jalousie son élévation n'avait-elle pas dû exciter parmi ses camarades ! Gomme ils l'estimaient heureux , non pas de sa piété peut-être , mais de ses succès , et lequel d'entre eux n'eût pas voulu être à sa place! Lui-même, dans ces iQoments où l'esprit et le cœur se mettent à anticiper sur l'avenir, lui-même devait envisager ces circonstances comme les moyens dont FEternel allait se servir pour lui procurer la liberté. Bientôt Potiphar, qui l'aime tant^ lui permettra de rc- 2i9 ^*

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