‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 112 sur 229 · ENÈSE JOSEPH EN PRISON · texte numérisé non relu

ENÈSE JOSEPH EN PRISON

XL que vous poavez lire dans la Bible. Vous y verrez aussi

0^5 n^^^I^ bonne nouvelle Joseph fut chargé de lui annoncer de la part du Dieu que ce grand seigneur, hélas! ne connaissait pas : trois jours après , il reprendrait ses fonctions auprès de Pharaon. Or, si Joseph avait revêtu la prison avec une pleine soumission à la volonté de TEternel , ce n'était pas à dire qu*il ne dût point mettre en usage les moyens que Dieu lui fournirait pour en sortir. Les relations amicales qu'il avait eues avec l'écbanson , l'espèce de service qu'il lui rendait en dissipant son angoisse, lui firent penser aussitôt que c'était probablement par cet homme que le Seigneur le voulait délivrer luimême. C'est pourquoi il se mit à lui raconter en deux mots son histoire, mais avec tous les ménagements de la charité. Sans inculper, ni ses frères, ni sa mattre^e, ni Potiphar, il protesta de son innocence, et supplia l'échanson de se souvenir de lui auprès de Pharaon.

16-19 § 352. Le panetier, quoique plus coupable que l'échanson , ou moins aimé du roi , ne douta pas que Joseph n'eût à lui annoncer aussi de bonnes nouvelles ; mais non, le prophète de l'Eternel dut, avec douleur assurément , lui déclarer que dans trois jours il serait mort. Quel terrible arrêt pour une àme qui n'est pas prête. Au reste , que ce soient trois jours , trois ans , ou trente ans , c'est bien la même chose. Oh ! mon àme, es-tu prête? car bientôt tu comparaîtras devant ton Dieul

20-23 § 5-^3. Tout arriva selon la prophétie, preuve que les songes et l'interprétation procédaient également de Dieu. Mais tout n'alla pas comme Joseph l'avait pu raisonnablement espérer ; l'échanson ne se souvint point de l'esclave captif. Hélas ! dans un jour de fête mondaine, on peut bien faire pendre un homme; mais s'occuper d'un

JOSEPH EN PRISON. GEi\<

pauvre prisonnier, ce n'est pas aussi facile. L'échanson Xt laissa donc passer le jour de fête de Pharaon sans se sou- ^ô^ venir de l'Israélite. Plus tard , il ne sut trop comment reparler tte son temps de prison ; comment dire qu'il avait un ami dans les cachots et avouer que cet ami était un esclave! D'ailleurs, après avoir retrouvé sa prospérité, il avait bien autre chose à faire. Tout occupé de lui et des siens , il ne pensa plus à Joseph. Voilà la double source de 4'ingratitude de l'échanson : l'orgueil et l'égolsme; voilà aussi pourquoi nous sommes tous naturellement ingrats , c'est que nous sommes, par nature , des égoïstes et des oi^eilleux.

§[534. Deux années s'étaient écoulées Ce fut la XL

plus rude épreuve qu'essuya la foi de Joseph , par cela ^ même qu'il is'était bercé de l'espoir d'une prochaine délivrance. Les jours , les semaines, les mois, une année, deux ans se passent; point de changement dans son état î Souvent sans doute , il demande au gouverneur de la prison s'il n'est point venu d'ordre à son sujet, et toujours une réponse négative. Eh bien I il ne parait pas que la patience de Joseph se soit démentie, car la Parole de Dieu, si fidèle à nous raconter les chutes des saints, n'aurait pas manqué de nous le dire. La liberté cependant devait être rendue à Joseph , et cela se fit par des voies fort remarquables.

§ 535. Dans une même nuit, Pharaon eut deux son- 2-( ges, si semblables et si extraordinaires tout à la fois, que , sans être superstitieux , ce qu'il pouvait bien être quoique roi, il n'y avait pas moyen de ne pas s'en laisser frapper. Des vaches qui engloutissent d'autres vaches , et encore ce sont les plus petites qui avalait les plus £;rosses ! et puis des épis de blé qui font quelque chose (le tout semblable ! Aussi voulut-il , dès le matin , se

Page 1