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SECOND VOYAGE DES FRÈRES DE JOSEPH. GENE

)63. C'était le moment de se décider. Israël le fit XLIll 5 manière qui montre bien les grâces que FEter- |{Ii4 vait répandues en son àme. D'abord , il invite ses

porter avec eux de quoi faire un présent au gou- »ur de l'Egypte ; c'était du baume , du miel , des les aromatiques et quelques fruits que la sécheresse lit pas empêché aux arbres de produire. Après cela ige qu'ils prennent de l'argent , non-seulement de payer le blé qu'ils allaient chercher, mais encore loi rendre les sommes qu'on avait remises dans leurs

car il avait trop de probité pour se prévaloir de ce à' était peut-être qu'une erreur, quoiqu'il n'y en eût l'apparence. Ce n'est pas tout, Jacob est un homme rière, et, comme à Mahanajim (§ 474), il se recomje instamment à la grâce de l'Eternel , afin qu'il le îrve des malheurs qui semblaient le menacer. Mais i , s'il plaît à Dieu , dit Jacob , que je sois privé de fils , que sa volonté soit faite ! Voilà, mes chers lecî , un bel exemple à suivre. Prudence , prière et ;nalion , c'est ce que nous admirons en Jacob. Il

enseigne notamment, par sa conduite, que la vraie lence consiste à faire ce qui est juste et droit. 564. Il fallait que Joseph fût bien soutenu de Dieu 15*2( • ne pas éclater en voyant Benjamin. Lorsqu'il l'aquitté , son jeune frère n'avait que trois ou quatre ; maintenant c'était un homme. Comme il devait er à Joseph de faire connaissance avec lui , mais il îit pas au bout de l'œuvre qu'il s'était proposée 5 l'intérêt des siens , et il s'agissait de se posséder, son ordre , les fils d'Israël furent conduits en sa )re maison , où on leur fit toute sorte de bien et où urent la joie de revoir Siméon. Il leur avait été dit Heurs qu'ils seraient admis à la table du gouverneur, 269 Y*

ENfcSfi SEX:OND VOYÀGB DfiS FRÈRES DE JOSEPE.

XLIII et il semble que tout cela aurait dû les rassurer. Mais,

1.V26 comme je Fai déjà fait remarquer (§ 557), a il n'y a point de paix pour le méchant. » Cependant , selon la parole du maître -d'hôtel de Joseph , homme qui , parait-il , avait été amené à la connaissance de FEternel par son maître , les fils de Jacob auraient bien dû voir dans tout ce qui se passait, une preuve de la bonté de leur Dieu, du Dieu de leur père.

î6'29 § 565. On ne saurait trop admirer le beau caractère que déploie Joseph, parce que tout y est à la gloire de Dieu et qu'il y a là de grandes instructions. L'arrivée de ses frères ne le détourne nullement de l'accomplissement de ses devoirs envers le pays dont Dieu lui a confié l'administration ; mais^ dès qu'il le peut, il se rend auprès d'eux, et la première chose qu'il fait, c'est de leur demander des nouvelles de leur père , de ce bon vieillard dont ils lui avaient parlé. Après s'être aésui*é par leur réponse qu'Israël , son cher père, vivait encore, il se tourne vers Benjainin , en qui il cherchait probablement à retrouver les traits de Rachel, que Joseph n'avait |)oint oubliés, et, leur ayant demandé si c'était bien là leur frère cadet , il lui dit : hl Mon fils , Dieu te fasse grâce ! a La grâce de Dieu I voilà donp le bien que Joseph estimait le plus grand de tous, celui qu'il avait cherché pour lui-même et qu'il souhaitait à son cher Benjamin. Est-cce là l0 vœu que nous faisons les uns pour les autres?

iio-r34 § 566. Ces quelques mots, le gouverneur les prononça en langue égyptienne, et son interprète les trar duisit à mesure, ainsi que les réponses des fils de Jacob (XLII, 23). Joseph avait eu par là plus de facilité à se contenir. Cependant l'épreuve devenait trop forte pour son cœur aimant et sensible. Il dut se retirer afin de

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