‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 135 sur 229 · RNÈSE CHRONOLOGIE DE LX GENÈSE · texte numérisé non relu

RNÈSE CHRONOLOGIE DE LX GENÈSE

orulpro- \f Mort do Sein fils de Noë . . . lûces, placés Y'

Naissance d'EsaU et de Jacob . js leurs se ma- . ^

Mort d'Abraham . . . .^ jmbreuses famîl- 1

Morld'Héber. . . . ' bas-ége, euvmê- j

Jacob béni par Isaac . vieillesse; c'est ainsi I

Son mariage avec Lisa -, mais par une inter- \

Naissance de Joseph ^ce, ils prirent un accrois- I

Retour de Jacob ' .i-seulement ils remplirent la | Naissance de P "^ encore ils formèrent des établis- Joseph venj' j,^ ^^^^ ^® l'Egypte, ce qui dut leur être Joseph er<i^^'^^**® ^^^ Pharaon leur avait donaé Mort A^'^^^^ ^® ^^ bestiaux (§ 577).

I y'^^rinces, en général, ne craignent pas de 1^. /'^^lation de leurs états prendre un certain ac- -r-V^lJ^t. Mais s'il s'agit d'étrangers qui, conservant d^^^^gxe^ leurs coutumes et leur nationalité, aug- ^^Litdans une proportion beaucoup plus forte que le fZ^M peuple, on conçoit que le prince commence à jjj^ndre quelque inquiétude. Aussi longtemps que ^at le pharaon de Joseph, et même son fils, tout alla l^'eD. Mais , plus t{ird , les craintes qu'inspiraient les Israélites firent oublier ce que l'Egypte devait à leurs pères, et le pharaon alors sur le trône ne songea plus qu'à écraser un peuple qui faisait la richesse de ses états, maisqui, dans son opinion, en menaçait l'indépendance. jl-14 § 634. Les moyens auxquels on eut recours étaient fort bien entendus. Les Israélites furent surchargés d'impôts et on les soumit à des travaux immenses, non pas en les payant, mais en les traitant à la manière des esclaves. Ces deux circonstances combinées devaient nécessairement les plonger dans une profonde misère ; la misère à son tour devait engendrer dos maladies, pro-

NA1S.SANCK DE MOISfi. £X0£

**des morts préaiaturées, rendre les mariages plus I

moins féconds et amener une dépopulation ^^^^

ivilable. Mais Fhomme ne peut arrêter Dieu

♦ion de ses plans. Combien de fois les enne-

ile n^ont-ils pas essayé de le détruire en

"hrétiensî cependant ^ la persécution

iinaire, qu'à étendre le règne de Dieu.

en fut des Israélites. Pharaon eut beau

.er, l'Eternel leur donnait une prospérité orois-

§ 625, En voyant échouer des mesures si bien con- is^îi cerlées, le roi d'Egypte se prit d'une violente colère et donna aux sages-femmes des hébreux un ordre aU'quel on aurait de la peine à croire, si Ton ne savait pas de quoi est capable un despote qui trouve quelque résistance à ses volontés. Il est probable, toutefois, que Pharaon n'osa pas faire exécuter son édit dans la terre de Goscen ; car il ne nous est parlé que de deux sagesfemmes à qui la volonté du roi fut intimée; sans doute qu'elles habitaient la capitale. Sciphra et Puha , tels étaient leurs noms , comprirent que , si nous devons obéir aux lois du pays où nous demeurons, ce n'est que pour autant qu'elles ne nous prescrivent pas le péché. Aussi, obligées de choisir entre leur devoir envers Dieu et leur devoir envers le roi, elles n'hésitèrent pas à obéir à Dieu plutôt qu'à l'homme ; puis, comme il arrive quelquefois, le Seigneur leur facilita l'exécution de leur devoir , en donnant aux femmes des hébreux assez de forée pour qu'elles pussent se délivrer de leurs enfants sans aucun secours., C'est ainsi qu'il mit Sciphra et Puha à l'abri do la colère du roi ; il les bénit pour avoir pris en leur cœur une ferme et sainte résolution, quoi qu'il pût leur arriver.

KODB NAISSANCE DE MOISB.

t blement considérable du temps de Jacob, s'accrut pro- 7" digîeusement en Egypte. Protégés par les princes, placés dans une contrée fertile, les Israélites et les leurs se mariaient jeunes (§ 606), ils avaient de nombreuses familles, leurs enfants ne mouraient pas en bas-âge, eux-mêmes ils atteignaient généralement la vieillesse ; c'est ainsi que, sans miracle proprement dit, mais par une intervention spéciale de la Providence, ils prirent un accroissement merveilleux. Non-seulement ils remplirent la terre de Goscen, mais encore ils formèrent des établissements en divers lieux de FEgypte, ce qui dut leur être d'autant moins difficile que Pharaon leur avait donné le gouvernement de ses bestiaux (§ 577).

8-10 §623. Les princes, en général, ne craignent pas de voir la population de leurs états prendre un certain accroissement. Mais s'il s'agit d'étrangers qui, conservant leur langue, leurs coutumes et leur nationalité, augmentent dans une proportion beaucoup plus forte que le | reste du peuple, on conçoit que le prince commence à en prendre quelque inquiétude. Aussi longtemps que vécut le pharaon de Joseph, et même son fils, tout alla bien. Mais, plus tard, les craintes qu'inspiraient les Israélites firent oublier ce que l'Egypte devait à leurs pères, et le pharaon alors sur le trône ne songea plus qu'à écraser un peuple qui faisait la richesse de ses états, maisqui, dans son opinion, en menaçait l'indépendance.

11-14 § 634. Les moyens auxquels on eut recours étaient fort bien entendus. Les Israélites furent surchargés d'impôts et on les soumit à des travaux immenses, non pas en les payant, mais en les traitant à la manière des esclaves. Ces deux circonstances combinées devaient nécessairement les plonger dans une profonde misère ; la misère à son tour devait engendrer des maladies, pro- 30S

NAIS.SANCK DE MOISfi. £X0£

voquerdes morts préaiaturées, rendre les mariages plus I rares ou moins féconds et amener une dépopulation jjl^^ presque inévitable. Mais l'homme ne peut arrêter Dieu dans l'exécution de ses plans. Combien de fois les ennemis de l'Evangile n'ont-ils pas essayé de le détruire en persécutant les chrétiens! cependant ^ la persécution n'a servi, pour Tordinaire, qu'à étendre le règne de Dieu. C'est ainsi qu'il en fut des Israélites. Pharaon eut beau les opprimer, l'Eternel leur donnait une prospérité croissante.

§ 625, En voyant échouer des mesures si bien con- is^îi certées, le roi d'Egypte se prit d'une violente colère et donna aux sages-femmes des hébreux un ordre au^ quel on aurait de la peine à croire, si l'on ne savait pas de quoi est capable un despote qui trouve quelque résistance à ses volontés. Il est probable, toutefois, que Pharaon n'osa pas faire exécuter son édit dans la terre de Goscen ; car il ne nous est parlé que de deux sages^ femmes à qui la volonté du roi fut intimée ; sans doute qu'elles habitaient la capitale. Sciphra et Puha , tels étaient leurs noms , comprirent que , si nous devons obéir aux lois du pays où nous demeurons, ce n'est que pour autant qu'elles ne nous prescrivent pas le péché. Aussi, obligées de choisir entre leur devoir envers Dieu et leur devoir envers le roi, elles n'hésitèrent pas à obéir à Dieu plutôt qu'à l'homme ; puis, comme il arrive quelquefois, le Seigneur leur facilita l'exécution de leur devoir , en donnant aux femmes des hébreux assez de force pour qu'elles pussent se délivrer de leurs enfants sans aucun secours.^C'est ainsi qu'il mit Sciphra et Puha à l'abri de la colère du roi ; il les bénit pour avoir pris en leur cœur une ferme et sainte résolution, quoi qu'il pût leur arriver.

(XODB NAISSANCE DE MOISB.

I blement considérable du temps de Jacob, s'accrut pro- "t" dîgieusement en Egypte. Protégés par les princes, placés dans une contrée fertile, les Israélites et les leurs se mariaient jeunes (§ 606), ils avaient de nombreuses familles, leurs enfants ne mouraient pas en bas-àge, eux-mêmes ils atteignaient généralement la vieillesse ; c'est ainsi que, sans miracle proprement dit, mais par une intervention spéciale de la Providence, ils prirent un accroissement merveilleux. Non-seulement ils remplirent la terre de Goscen, mais encore ils formèrent des établissements en divers lieux de TEgypte, ce qui dut leur être d'autant moins difficile que Pharaon leur avait donné le gouvernement de ses bestiaux (§ 577). ^10 §623. Les princes, en général, ne craignent pas de voir la population de leurs états prendre un certain accroissement. Mais s'il s'agit d'étrangers qui, conservant leur langue, leurs coutumes et leur nationalité, augmentent dans une proportion beaucoup plus forte que lé reste du peuple, on conçoit que le prince commence à en prendre quelque inquiétude. Aussi longtemps que vécut le pharaon de Joseph, et même son fils, tout alla bien. Mais, plus tard, les craintes qu'inspiraient les Israélites firent oublier ce que l'Egypte devait à leurs pères, et le pharaon alors sur le trône ne songea plus qu'à écraser un peuple qui faisait la richesse de ses états, mais qui, dans son opinion, en menaçait l'indépendance. 11-14 § 634. Les moyens auxquels on eut recours étaient fort bien entendus. Les Israélites furent surchargés d'impôts et on les soumit à des travaux immenses, non pas en les payant, mais en les traitant à la manière des esclaves. Ces deux circonstances combinées devaient nécessairement les plonger dans une profonde misère ; la misère à son tour devait engendrer des maladies, pro- 30S

NAIS.SANCK DE MOISfi. Eli)

voquerdes morts préaiaturées, rendre les mariages plus I rares ou moins féconds et amener une dépopulation i^y presque inévitable. Mais Fhomme ne peut arrêter Dieu dans Fexécution de ses plans. Combien de fois les ennemis de FEvangile n'ont-ils pas essayé de le détruire en persécutant les chrétiens! cependant ^ la persécution n'a servi, pour Tordinaire, qu'à étendre le règnede Dieu. C'est ainsi qu'il en fut des Israélites. Pharaon eut beau les opprimer, l'Eternel leur donnait une prospérité croissante.

§ 625, En voyant échouer des mesures si bien con- l6-a certées, le roi d'Egypte se prit d'une violente colère et donna aux sages-femmes des hébreux un ordre au^ quel on aurait de la peine à croire, si l'on ne savait pas de quoi est capable un despote qui trouve quelque résistance à ses volontés. Il est probable, toutefois, que Pharaon n'osa pas faire exécuter son édit dans la terre de Goscen ; car il ne nous est parlé que de deux sagesfemmes à qui la volonté du roi fut intimée ; sans doute qu'elles habitaient la capitale. Sciphra et Puha , tels étaient leurs noms , comprirent que , si nous devons obéir aux lois du pays où nous demeurons, ce n'est que pour autant qu'elles ne nous prescrivent pas le péché. Aussi, obligées de choisir entre leur devoir envers Dieu et leur devoir envers le roi, elles n'hésitèrent pas à obéir à Dieu plutM qu'à l'homme ; puis, comme il arrive quelquefois, le Seigneur leur facilita l'exécution de leur devoir , en donnant aux femmes des hébreux assez de force pour qu'elles pussent se délivrer de leurs enfants sans aucun secours.. C'est ainsi qu'il mit Sciphra et Puha à l'abri de la colère du roi; il les bénit pour avoir pris en leur cœur une ferme et sainte résolution, quoi qu'il pût leur arriver.

Page 1