‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 140 sur 229 · VOCATION DE MOÏSE. EXODI · texte numérisé non relu

VOCATION DE MOÏSE. EXODI

§ 645. Tout ce récit, convenons-en, ne nous montre IV pas Moïse sous un jour très-favorable; mais, avant de jeter la pierre contre ce serviteur de Dieu , il faut nous mettre un peu dans sa position. Quatre-vingts années pesaient sur sa tète. Quarante ans s^ étaient écoulés depuis qu'il avait quitté l'Egypte. 11 n'y connaissait plus personne; à peine si quelques vieillards s'y souvenaient de lui, et, quand il pensait comment il avait échoué dans ses desseins , à une époque où toutes les circonstances lui étaient favorables, il ne pouvait s'imaginer que cette immense entreprise lui fût plus facile maintenant. Son tort, et il est grand, fut de n'avoir pas compris que, s'il avait échoué quand le Seigneur n'était pas avec lui', il ne s'ensuivait pas qu'il échouerait , maintenant que le secours du Tout-Puissant lui était assuré. Son tort fut de regarder beaucoup trop à lui-même , et pas assez à Celui qui lui parlait. Quel est Tenfant de Dieu qui n'est jamais tombé dans ce péché-là?

§ 646. Mais ce que peu d'enfents de Dieu sauraient faire , c'est d'avouer leurs fautes aussi ingénument que Moïse Quand on pense que c'est lui-même qui nous raconte comment il tua l'Egyptien, comment il eut peur et s'enfuit, comment il résista par incrédulité aux invitations du Seigneur , comment il s'altira sa colère et fut châtié par lui, il n'est pas possible de ne pas admirer sa parfaite véracité ; saris compter l'humilité remarquable qui lui interdit toute justification, toute excuse. En sorte que si nous voyons aisément, nous, ce qui atténue les torts de Moïse , il ne semble pas l'avoir aperçu luimême. Oh! comme cela montre , ainsi que je l'ai déjà fait observer, que, si Moïse a tenu la plume pour retracer ceUe histoire, c'est bien réellement sous la dictée ou sous l'inspiration de l'Esprit Saint!

iXODE RETOUR DE MOÏSE EN EGYPTE.

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lil. Betoar de Moïse en Egypte.

16 § 647. Je ne me lasse pas de faire rémarquer à mes lecteurs le respect que les patriarches avaient pour le chef de la famille. Voilà Moïse , octogénaire , appelé de Dieu lui-même à rejoindre son peuple , et qui ne veut pas partir avant que son beau-père le lui ait en quelque sorte permis I 11 est vrai que Jéthro connaissait le Seigneur, aussi ne s'opposa-t-il point au départ de Moïse et de sa famille.

19-23 § 648. Moïse reçut-il de Dieu une nouvelle commission, ou n'avons-nous ici qu'une répétition de ce qui lui avait été dit précédemment , c'est ce qu'il importe peu de déterminer. Dans tous les cas, le récit nous présente deux circonstances nouvelles ; ou plutôt le Seigneur exprime en d'autres termes ce qu'il avait dit auparavant à Moïse , savoir que le roi d'Egypte ne laisserait point aller les enfants d'Israël qu'il n'y fût forcé (lll, 19, 20) : « J'endurcirai son cœur, » dit-il en parlant de Pharaon, ce qui veut dire : Je l'abandonnerai à sa méchanceté. Puis il annonce quel serait le moyen extrême dont il se servirait pour lui forcer la main : u l'Eternel fera mourir son premier-né. » Nous avons déjà vu plus d'une fois combien sont terribles les jugements de Dieu. Rappelez-vous la punition d'Adam et celle de Caïn, le déluge, la malédiction de Canaan, Sodome et Gomorrhe ; eh bien, cette portion de l'histoire sainte va nous montrer toujours mieux ce que c'est que de tomber entre les mains du Dieu vivant.

24-26 § 649. Comme Moïse était près d'entrer en Egypte, il fut traversé par une épreuve sur la nature de laquelle 3U

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