ODE RETOUR DE MOÏSE EN EGYPTE
IV d'Israël était devenue telle qu'ils soupiraient sans relà- ^2 che après la délivrance, et tout leur disait qu'ils avaient
réellement devant eux leurs libérateurs. C'est ce que la Parole de Dieu entend lorsqu'elle nous dit qu'ils crurent; mais, hélas î nous verrons plus tard que leur foi n'était pas semblable à celle de leur père Abraham.
V § 652. Encouragés, on le comprend, par ce bon 1-3 accueil, Aaron et Moïse se rendirent auprès de Pharaon.
Pour ne le pas trop irriter , ils commencèrent par lui demander simplement qu'il permit aux Israélites de s'en aller au désert afin de rendre leur culte à l'Eternel. On a lieu de croire que , par un effet de l'oppression sous laquelle ils gémissaient, ou simplement parce qu'ils étaient hors du pays de la promesse, les Israélites avaient suspendu l'usage des sacrifices. Quoi qu'il en soit, lorsque Moïse et Aaron sommèrent Pharaon au nom de Jéhovah, il leur répondit avec hauteur : Qui est Jéhovah? je ne connais pas votre Jéhovah î Pauvre idolâtre; si on lui eût parlé de ses faux dieux , il aurait cru savoir de qui on lui parlait , quoique les idoles ne soiei\t rien ; mais , du vrai Dieu , de l'Eternel , il ne voulait avoir aucune connaissance!
§ 653. Il ne faut pas nous étonner, du reste, que Pharaon répugnât à laisser aller les Israélites. Ces esclaves lui étaient fort utiles pour ses grands travaux et ils ne lui coûtaient rien, sans parler de la jouissance infernale que les méchants goûtent à opprimer leurs semblables. Ainsi l'avarice et l'orgueil se liguaient avec l'impiété, pour enlever du cœur de Pharaon toute pensée de miséricorde et de justice envers le peuple de Dieu. C'est hélas î l'histoire de bien des persécutions. 4-19 § 654. Que fit donc le roi d'Egypte? Irrité contre Moïse et contre Aaron , et afin d'achever la ruine d'un