‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 15 sur 229 · SEMÈSE CHUTE DE L'HOMME · texte numérisé non relu

SEMÈSE CHUTE DE L'HOMME

ni d'expressions quelque peu équivoques, a 2~~3 eût étendu sa défense à tous les arbres ( tout au moins comme si Dieu s'était mon reux en ne permettant pas de manger du les arbres. — A cette coupable suggestion, pond avec une parfaite fermeté, en rappel mission si libérale du Seigneur, etsa défen On a remarqué que la femme ne reproduis lement la parole de l'Eternel ; mais il est ce qu'elle y ajouta : a et vous ne le toucl fût le commentaire qu'Adam, parlant au avait cru devoir ajouter : commentaire pie car ce qu'il ne nous est pas permis de poss devons pas y toucher, ni mémequelquefoi Cependant, il est vrai de dire, en général, ( la Parole de Dieu telle qu'elle est, sans y aj en retrancher.

4, 5 § 81 . Après avoir échoué dans sa premi mais non pas complètement, puisque la fer à un entretien qui eût dû la faire fuir, a premier mot en avait été, sous une forme une insulte contre son Dieu, Satan se déci d'un seul pas toutes les bornes. Il contredit la menace du Seigneur, et, donnant un lib mensonges, il fait à la femme des promess lui paraître magnifiques : « Vous ne mourrc serez tout à fait comme Dieu ; vous connaît] que vous ne connaissez pas encore ; » ce q\ d'une nouvelle insulte à l'Eternel. Insulte lomnie; car il donne à entendre que c'es que Dieu a défendu de manger du fruit ( « Dieu sait qu'au jour que vous en mange § 82. Ces mensonges n'étaient pas ce (

CHUTE DE L*HOBIME. GENJ

de grossiers mensonges. Entendus d^une certaine façon, III ils avaient une apparence de vérité ; mais il n'y a pas 4*"^ de mensonges plus funestes, ni peut-être de plus coupables que ceux-là. Il était vrai que la femme ne mourrait pas immédiatement ; toujours est-il que la menace de Dieu ne pouvait pas ne point s'accomplir. Il était vrai que ses yeux seraient ouverts, mais pour voir sa honte. Il était vrai qu'en mettant sa volonté au-dessus de cell^ de Dieu elle deviendrait en un certain sens son propre Dieu ; mais c'est là précisément ce qu'il y a d'horrible dans le péché : il sépare du Seigneur. Il était vrai qu'elle connaîtrait par expérience ce que c'est que le mal, mais c'était là ce qui devait faire sa perte. 11 était vrai, enfin, que Dieu est un Dieu Fort et Jaloux, mais c'est dans l'intérêt même de ses créatures qu'il est jaloux de sa gloire ; et nous avons vu combien Dieu avait montré de bienveillance à l'égard de l'homme en lui rappelant, par sa défense, sa souveraineté (§ 59).

§83. Il y avait certainement dans les paroles de l'Ad- e versaire de quoi troubler les pensées de la femme. Oubliant donc le commandement de Dieu, elle s'arrête à contempler ce fruit si beau et si appétissant. Elle ne pouvait douter que celui qui venait de lui parler ne sût beaucoup de choses qu'elle ignorait (et, en effet, le Tentateur est versé dans le mal) ; elle désira aussi d'étendre ses connaissances ; et , cédant aux mouvements coupables que la parole de l'Impie avait su éveiller dans son àme, elle porte la main sur le fruit, elle en mange ; son mari survenu, elle lui en donne, et celui-ci n'hésite pas à l'imiter.

§ 84. Que la femme ait promptement cherché à entraîner son mari dans la désobéissance, rienn'est, hélas î plus facile à comprendre. Celui qui fait le mal éprouve

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