XODE CONSEIL DE JÉTHRO
XVII nous relâchons, nous ne manquerons pas d'être battus,
~" du moins momentanément.
14 16 § 735. Ilamalek est donc aussi le type de Satan et de tous ceux qui, imitant ses œuvres , font la guerre à l'Eternel, l'attaquent sur son trône et doivent s'attendre en conséquence à ce que l'Eternel leur fasse la guerre d'i\ge en âge, jusqu'à ce qu'il les juge d'un jugement éternel. Quant aux Hamalékites personnellement, nom verrons dans la suite comment s'accomplit la prophétie que Moïse dut prononcer contre eux.
15 § 736. Plein de reconnaissance envers le Seigneur, Moïse bâtit en cet endroit un autel qu'il nomma VEtemA mon étendard (Jéhovah-nisi), pour rappeler que c'était sous la bannière de Jéhovah et sous sa protection qu'brael avait été vainqueur. Puis il offrit , sans doute, des sacrifices. Ainsi commença de se vérifier ce que l'Eternel avait dit à Moïse : « Quand tu auras retiré mon peuple hors d'Egypte , vous servirez Dieu près de celte montagne (Chap. 111, v. 12). II fallait, semble-t-il, b guerre contre Hamalek pour préparer les Israélites à rendre au Seigneurie culte delà reconnaissance, comme il est vrai que nous ne sommes jamais plus près de Dieu qu'après avoir, par sa grâce, remporté quelque victoire contre le péché.
CYIll § 737. A cette époque, Moïse eut une grande joie.
1-12 En s'approchant du désert de Sinaï , les Israélites n'étaient plus fort éloignés des lieux où leur conducteur spirituel avait paâsé quarante années , et où sa femme et ses enfants étaient retournés après la scène de l'h^ toilerie (Ch. IV, v. 24). Jéthro, beau-père de Moïse, ayant appris que les Israélites étaient dans la contrée , s'empressa de venir auprès de son gendre et de lui amener sa famille. A l'ouïe des événements merveilleux
CONSEIL DE lËTHRO. EV
fd s'étaient passés depuis que MoTse l^avait quille , Je- XV
fliro montra la sincérilé de sa foi par les actions de grâces ^'
iqn'il rendit à Dieu, en même temps qu'il senlil sa foi se
fartifîerau fond de son cœur. Et, comme il exerçail la
âerificatore parmi les Madianites , il offrit en ce lieu
nème un holocausle et des sacrifices; après quoi il
léanit Moïse, Âaron et les anciens du peuple dans un
fepas sacré , où ils partagèrent le pain dont ses gens
mas doute avaient apporté une bonne provision avec
eux. — Si mes lecteurs voyaienl ici quelque chose de
semblable à la Cène du Seigneur, ce repas de charité
qti'îl nous offre ici-bas pour restaurer notre àme , je ne
^ Tondrais pas les en empêcher ; mais pourtant , il ne
J bat pas convertir en types toutes choses. Une des pre-
ï mières conditions pour qu'on puisse voir dans un fait
-À une de ces prophéties en action qu'on appelle types ,
* c'est que la main et la volonté de Dieu y soient mani-
1 festeSy comme dans l'histoire d'Isaac, dans celle de
= Joseph , dans la manne , la nuée , le passage dé la mer
\ Bouge, Hamalek, etc., etc.
j § 738. Avant de repartir, Jélhro se permit de donner J3 \ à son gendre un conseil dont la sagesse était évidente [ d que Moïse suivit comme s'il lui était venu de Dieu même. Jusqu'alors , tous les soins du gouvernement avaient reposé sur Moïse, et il n'y avait pas moyen qu'il pAt y suffire longtemps. C'est pourquoi , il divisa le peuple, les hommes du moins, en groupes de 1000, pais de 4 00 , ensuite de 50, et enfin de 4 0. Sur chacun d'eux il établit un chef qui avait une certaine compétence , et il se réserva la direction générale et la connaissance de quelques cas particuliers. De cette manière entr'autres, il lui fut facile de transmettre à tous^ les commandements de rElernel , et il dut se trouver très-
:)DE PLBLlCATiOiN DE LA LOC.
in bien de Tidée que lui avait suggérée son beau-père, ~j7 un étranger, mais un homme sage et pieux,
§ 739. Mes lecteurs remarqueront dans peu avec quel soin l'Eternel lui-même détermina tous les détails du culte qui devait lui être rendu par les Israélites, Umdis qu'en cette occasion , nous le voyons laisser à Moïse une grande initiative. Ce n'est donc pas seulement aux églises chrétiennes que le Seigneur a remis la faculté de s'organiser elles-mêmes selon les temps et les lieux, bien que ce soit un point qui ne manque pas d'importance. Mais Dieu laisse quelque chose à la prudence et à la sagesse de ses enfonls. Toute manière de faire n'est pas également bonne sans doute ; cependant, si l'on a réellement à cœur la gloire de Dieu , si Ton agit avec réflexion et en regardant en Haut , l'on est sur de trouver ce qui est le meilleur selon les époques et les circonstances.
LWII. Pabllcaflon de la Lot.
;i\' § '^^^' Parmi les actes du gouvernement divin qui nous ont été racontés jusqu'ici , il n'en est pas de plus grand que celui qui va nous occuper. Si je voulais fjiire l'énumération de ceux qui me paraissent les plus considérables, à partir de la chute de l'homme jusqu'au moment où nous sommes parvenus , je nommerais la Promesse (§102), le Déluge, la Vocation d'Abraham et enfin la Sortie d'Egypte. Dans tous ces faits, notre souverain Créateur se montre à la fois un Dieu juste et sauveur; mais si , dès le commencement (§§ 59, 123) il réclama le droit de placer l'homme sous sa loi puissante, c'est ici surtout que, se révélant en sa qualité
PUBLfCATIOIf DE LA LOI. EXOl
de législateur suprême , îl pose les bases du gouverne- XP Bent de son peuple. Ce gouvernement est ce qu'on ap- ~~ pelle la Théocratie , c'est-à-dire un ordre de choses où ; h Bouveraîneté politique demeure immédiatement entre i ks mains de Dieu.
I §744. Le premier jour du mois de Sivan (§ 681), i-' l n semaines juste après être sortis d'Egypte, les enfants * d'Israël transportèrent leurs tentes de Réphidim au pied \ de Sinal : c^étaît 4 490 ans avant Jésus-Christ. Moïse Ç étant monté sur la montagne selon le commandement " da Seigneur^ en rapporta des paroles bien propres à ~ r^ir Israël. Tous les peuples de la terre sans douto appartiennent à TEtemel, mais il avait résolu de mettre à part la famille de Jacob pour en faire un royaume de ncrificateurs et une nation sainte. Au lîeu d'une monarchie despotique comme celle de l'Egypte , et d'une caste sacerdotale à côté de laquelle le reste du peuple était dans une sorte de vasselage (§ 580), les enfants d'Israël devaient former une république où tous seraient à la fois rois et sacrificateurs; rois, en ce sens qu'ils ne recevraient leurs lois que de Dieu ; sacrificateurs , en ce • que leur culte les mettrait directement en rapport avec; le Seigneur. C'est ainsi qu'ils seraient une nation sainte, ou consacrée, h la condition toutefois qu'ils écoutassent la voix de l'Eternel et qu'ils demeurassent dans son alliance.
§ 742. Au premier nïoment, les enfants d'Israël, 8-2 pleins d'un beau zèle, se déclarèrent préis à accomplir la volonté de Dieu , mais ils ne tardèrent pas à voir que ce n'est pas une chose aussi facile qu'ils le pensaient peut-être. Pour leur faire sentir tout ce que sa loi a do redoutable aux pécheurs non-convorlis , l'Eternel en accompagna la publication de circonstances qui étaient
ODK PUBLICATION DE LA LOL
^iX destinées à saisir les imaginalions et à pénétrer les coqr^5 sciences. D'abord, il fallut que, trois jours d'avance, le peuple se sanctifiât et lavât ses vêlements, c'est-à-dire qu'il se consacrât lui-même à Dieu, en ofifrant probablement des sacrifices, et que , se baptisant pour ainsi dire, il comprît quelle est la pureté que le Seigneur exige des siens. Puis on mit des barrières au pied de la montagne et il fut annoncé que si quelqu'un passait les limites , il serait mis à mort *, image frappante de ce que mérite un homme qui transgresse le commandement de Dieu. Le troisième jour venu , les Israélites durent quitter momentanément leurs femmes, afin de se livrer entièrement à la contemplation de ce qui allait arriver. Or ce fut une scène magnifique et terrible tout à la fois. Pendant qu'une afifreuse tempête , accompagnée de tonnerres et d'éclairs , grondait sur le sommet du mont , l'on entendent de loin en loin comme le son éclatant d'une trompette. Moïse s'étant approché du pied de la montagne, parla à l'Eternel et l'Eternel lui répondit d'une voix qui pouvait être ouïe de tous. Après quoi , • Moïse monta sur le Sinaï. Bientôt il en redescendit pour recommander encore une fois aux enfants d'Israël, dans l'intérêt de leur propre vie , de ne pas rompre les barrières , et , comme il allait remonter accompagné de son frère Aaron , l'on entendit une voix du ciel qui proclamait la loi de l'Eternel.
x\ § 743. C'étaient les Dix Paroles , connues sous le nom l, i des Dix Commandements ou Décalogue. Le législateur commence par se nommer et par indiquer les principaux motifs de ses décrets, a Je suis Jéhovah ! » l'Eternel, le Créateur des Cieux et de la terre. Je suis « ton Dieu », le Dieu d'Abraham , d'isaac et de Jacob , le Dieu qui t'a choisi et appelé d'entre tous les peuples. Je suis Celui
PUBLICATIO?! DE LA LOI. EXOI
« qui l*ai tiré du pays d'Egypte, de la maison de servi- XX lude, des lieux où tu étais esclave; » en conséquence, ~~ ô Israël , c'est par amour et par reconnaissimce que tu dois obéir à ma voix.
§ 744. 1. Tu ne saurais te cacher de moi ; l'Ange de 3 ma face (§ 707) te suit partout ; mes yeux sont ouverts sur ta conduite et ils sondent les cœurs; c'est donc à moi seul que tu dois amour , obéissance , respect et crainte; où que tu sois, quoi que tu fasses, aie-moi toujours avec toi, à la manière du patriarche Enoch.
§ 745. U. Dans le culte que tu rendras à l'Eternel, 4-6 tu n'imiteras pas les peuples idolâtres qui se prosternent devant des images sculptées ou peintes, n'importe; car l'Eternel est un Dieu puissant qui est jaloux de sa gloire. Il ne permettra pas qu'on rende culte à d'autres qu'à lui, et l'idolâtrie est un péché qu'il punit de châtiments dont plusieurs générations se ressentent. Néanmoins, ce Dieu Tout-puissant fait volontiers miséricorde à ceux qui, par la foi, comme Abraham, l'aiment et gardent ses commandements.
§ 746. III. On nesaurait rendre culte à l'Eternel sans 7 prononcer son nom saint ; mais malheur à celui qur, soit en priant, soit en chantant des cantiques, soit en parlant de Dieu, soit en jurant par son nom, le fait avec hypocrisie, ou seulement avec légèreté ! le mot en vain signifie ces deux choses.
§ 747. IV. Il y a un jour que l'Eternel a particulière- 8-1 ment destiné à son culte. C'est celui qu'il bénit et consacra dès le commencement du monde. Ton devoir est de travailler durant six jours; mais la bonté de Dieu t'a donné le septième pour te reposer de tes fatigues et pour vaquer d'une manière spéciale à tes devoirs religieux. C'est le Sabbat, ou le repos de l'Eternel. Que ce jour le