‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 168 sur 229 · IODE DIVERSES ORDONNANCES · texte numérisé non relu

IODE DIVERSES ORDONNANCES

X\I pauvre que pour le ricbe ; mais on ne réfléchit pasqa*!!

~~ Israël, et dans Torigine, il y avait une égalité de eoi ditions infiniment plus grande qu'elle ne le fut janri ailleurs. ' •

26,27 §770. Loi civile destinée à prévenir les bnilalll dont les maîtres auraient pu se rendrecoupablesenvi leurs esclaves. Nous y avons une nouvelle preuve qi chez les Israélites, Tesclavage était bien moins dur qJ ne le fut chez la plupart des peuples de Fantiquité.

28-32 § 771 . Les lois contenues dans ces versets d« montrent combien nous devons éviter tout ce qui pi nuire à notre prochain ; d'un autre côté , combien i précieuse la vie de Thomme, puisqu'on devait M mourir un boeuf qui, de sa corne, aurait versé le* humain.

XXll § 772. Nouvelles lois pénales contre les actes at«(

1-15 tatoires à la propriété. Comme il n'y avait point i prison dans le désert et que les Israélites devaient* longtemps sans connaître ce moyen de répressifll le voleur était puni tout autrement qu'il Test part nous. Il devait restituer au quadruple et mêmeau qui tuple ce qu'il avait pris; et s'il n'était pas assez ridi on le vendait pour être esclave. C'était au fond, cona de nos jours, le priver de sa liberté.

16-31 § 773. Parmi les lois que renferme le reste de ' chapitre, il faut remarquer celle qui punissait de ^ toute femme qui se mêlait de sorcellerie ; ou autrerne* les diseuses de bonne fortune , comme il y en a^ beaucoup parmi les païens et comme il en existe < core en certains pays soi-disant chrétiens ; peine sév^ mais juste, car il y a une grande impiété dans ces ( tiques. Etaient encore punis de mort ceux qui comï taienl des crimes honteux, dont on voudrait croire t

DIVERSES ORDONNANCES. EXODl

n'y a plus de traces au milieu de nous. Puis , Tlsraëlite XXil qui sacrifiait à d'autres qu'à TEternel devait être détruit ^^^ à la façon de l'interdit; ce qui signifie que tout ce qu'il possédait était voué à la destruction comme lui. L'idolâtrie est en effet le plus grand crime qu'on puisse commettre , puisque c'est un entier mépris de Dieu et la source féconde d'une foule d'abominations. C'était d'ailleurs , chez les Juifs, le crime de lèse-majesté, puisqu'ils avaient Jéhovah lui-même pour roi.

§ 774. Après cela, voyez comment, dans la loi de 21-24 Dieu , la morale vient toujours reprendre sa place. Ce qu'un législateur politique ne peut ordonner, l'Eternel le fait ; côté important par lequel sa loi est différente de toutes les autres. Il veut, qu'en souvenir de l'Egypte, son peuple ait une compassion particulière pour les étrangers, pour les veuves et pour les orphelins, dont l'Eternel se déclare le protecteur et le vengeur. Si donc, plus tard , les Juifs crurent pouvoir se dispenser d'aimer les étrangers , comme s'ils n'eussent pas été leur prochain , rien dans la loi de Dieu ne les y autorisait.

§775. La loi prohibait le prêt à intérêt. Ce n'était 24-2' pas le moyen sans doute de favoriser les entreprises commerciales et industrielles , ni même les grandes opérations de ^agriculture ; mais c'est que précisément Dieu n'aspirait point à ce que son peuple amassât de grandes richesses : il le voulait pauvre , simple , pieux et désintéressé. Cependant , celui qui prêtait de l'argent pouvait se faire donner quelque gage pour sûreté du capital ; mais encore remarquez par quelles précautions Dieu empêchait que cette disposition législative ne dégénérât en abus ; puis , pour exciter les Israélites à la compassion , il leur rappelle sa propre miséricorde.

;XODE DIVERSES ORDONNANCES.

XXII § 776. De même que Dieu avait dit : « Honore ton ^ père et ta mère , » il ordonne ici de respecter les magistrats, et en général ceux qui administrent la sociélé civile et y exercent la justice.

î9, 80 § 777. Tout ce que nous avons appartient à VElernel. C'est pourquoi les Israélites lui devaient l'offrande des fruits de la terre. Quant à la consécration des premiers-nés, nous avons vu Torigine de cette loi (§693).

81 § 778. La prescription contenue dans ce verset est fort remarquable. Elle tendait à rappeler aux Israélites . leur dignité morale. Consacrés à T Eternel , ils devaient éviter de se dégrader d'une manière quelconque, comme , par exemple , en mangeant la viande d'un animal qu'on trouvait déchiré par un autre animal dans la campagne. Cela se rattache aussi à certaines raisons que nous verrons ensuite.

XXÏII § 779. Règles d'équité et de droiture à observer dans 1-9 les procès civils. C'est un développement ou une application du neuvième commandement. Mais, à cette occasion , le Seigneur donne à Israël , et il nous donne à nous - mêmes , des préceptes moraux dignes d'une grande attention.

% § 780. Nous voyons d'abord que de tout temps,

hélas! la multitude, ou le monde, a été plongée dans le mal. Or, l'Eternel invite ses enfants à ne pas imiter la multitude , à ne pas faire les mêmes choses qu'elle, à ne les pas faire comme elle, à ne pas croire qu'il faille, suivant le dit-on vulgaire , hurler avec les loups et agir comme tout le monde.

4, 5 § 781 . Puis, nous avons ici une belle loi de charité. C'est Téquivalent de ce que nous dit l'Evangile : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, etc.»

Page 1