‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 170 sur 229 · L'ALLIANCE. EXODE · texte numérisé non relu

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eur dit-il , ce quMl y aurait de révoltant à se servir du XXIl I ait même d'une chèvre pour apprêter le chevreau que "~ «es mamelles nourrissaient. Entendue ainsi, cette loi serait plus morale que cérémonielle.

§ 788. Toute la fin du chapitre est une prophétie 20-23 entremêlée d'exhortations. L'Eternel y promet que, sous la conduite de son Ange (§ 707), de Celui qui pardonne les péchés et qui porte le nom de Jéhovah , Israël entrerait au pays de Canaan ; mais il annonce en même temps que la conquête de ce pays ne se ferait pas toute d'une fois. Puis^ il exhorte son peuple à ne point contracter-alliance avec les idolâtres , à ne pas adorer leurs fiiux dieux. Ces promesses et ces exhortations reparaîtront plusieurs fois dans la suite de nos lectures, et je me réserve de m'y arrêter davantage un peu plus tard.

MAX. L'AUlance.

§ 789. Avant que Moïse redescendit de la montagne, XXïV où toutes ces lois lui avaient été données par l'Eternel , 1,2 il reçut l'invitation d'y retourner bientôt, accompagné d'Aaron , des deux fils aînés d'Aaron , Nadab et Abihu, et de soixante-et-dix des Anciens , ou des chefs d'Israël ; mais Moïse devait seul s'approcher du Seigneur; les autres se prosterneraient à une certaine distance, et quant au peuple , il fallait qu'il continuât de demeurer au pied de la sainte montagne. Ces formalités étaient destinées à inspirer aux Israélites une haute idée de la majesté et de la sainteté de Dieu , tout en les pénétrant de respect et de confiance pour la personne de Moïse.

§ 790. Le moment était venu de solenniser Talliance, 3

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iX\y OU le contrat de FElernel avec le peupU

"^ merveilleusement arraché à l'esclavage < qu'au pied du Sinaï. Pour cela , Moïse < faire entendre à ses frères les lois de TEt être leur rappela-t-il , à cette occasion ,

, que le Seigneur avait faites jadis à leurs tous les cas, il ne manqua pas de reprodi encourageantes qu'il avait ouïes de sa b Sur quoi le peuple cria tout d'une vo exactement ce que l'Eternel avait dit, e naturel après tout ; car Dieu ne donne pa qu'on les viole.

i § 791. Afin de marquer la stabilité

Moïse écrivit la Charte de T Eternel ; puis de la montagne un autel sur lequel j se rence , il déposa le Saint-Ecrit (Hébr. D de là fut élevé un monument de douze p le nombre des tribus d'Israël. Ainsi , Diei et le peuple de l'autre , savoir l'autel et puis Moïse , type de Jésus-Christ , leur se teur.

5 § 792. Mais il ne fallait pas que les <

pussent oublier un seul instant leur a ' devant Dieu (§ 742). Ils étaient de pau comme leurs pères, et comme eux il fa compagnassent tous leurs actes religieu:

du sang des victimes. C'est pourquoi qu'on offrît à l'Eternel des holocaustes sacrifices d'actions de grâces. Ces offranc les de la joie, mais d'une joie comme il pécheurs qui ne subsistent que par la gn

6-8 § 793. Le sang des victimes était le ty notre Seigneur Jésus-Christ a répandu pu

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de nos péchés. On comprend, diaprés cela, pourquoi xxiv Moïse versa sur Tautel une partie du sang des sacrifices. J7« Par là , non-seulement il le consacrait , mais encore il proclamait que nous n'avons accès auprès de Dieu que par grâce , par le sang des victimes , ou mieux , par le sang du Christ. Le Livre aussi de Talliance fut aspergé de sang (Hébr. IX , 19), pour montrer que la Loi n'est pas ce qui sauve l'homme ; car c'est le sang du Christ et non pas la Loi qui purifie de tout péché (4 Jean 1 , 7). Enfin , Moïse aspergea de sang tout le peuple , ou les dix pierres c(ui le représentaient. Cela signifiait encore qu'il ne pouvait y avoir réellement d'alliance personnelle entre eux et le Seigneur que par son infinie miséricorde et par l'expiation de leurs péchés. Cet acte de Moïse fut d'autant plus expressif, qu'il suivit immédiatement la lecture du Livre de l'alliance et l'engagement que le peuple renouvela de faire tout ce qui s'y trouvait renfermé, a Non , ce n'est pas par ce que vous ferez, mais par ce que le Seigneur fera pour la purification de vos souillures que vous lui appartiendrez; » voilà ce que semble dire Moïse au moyen de l'aspersion du sang des victimes, images constantes de notre miséricordieux Rédempteur.

§794. L'alliance ayant été ainsi proclamée, enre- 9, lo gistrée et ratifiée , Moïse , Aaron , Nadab , Âbihu et les soixante-et-dix anciens montèrent sur la montagne , où ils eurent le glorieux privilège de contempler la gloire du Seigneur. C'était quelque chose qu'on ne saurait décrire. La splendeur du ciel le plus pur n'en donne qu'une faible idée. Toujours est-il qu'il n'y avait plus ces tonnerres , ces éclairs , cette tempête qui , les jours précédents , remplissaient d'effroi toute la congrégation d'Israël. Bien loin que les représentants du peuple res- 373 V

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X \ IV sentissent quoi que ce soit du courroux de Dieu , il leur y jQ fut accordé de contempler sa face , et ils mangèrent et burent en sti présence.

§ 795. Hélas ! quand nous verrons plus tard la triste fin que firent la plupart de ces hommes, nous comprendrons qu'on peut avoir été témoin de grands miracles et cependant n'étrepas sauvé, parce que le cœur demeure incrédule lors même qu'on est pénétré d'une vive admiration. Il n'en est pas moins vrai que ces Israélites sont ici le type des élus de Dieu , de ceux qui habiteront an jour devant lui en sa sainte montagne , qu'il nourrit en attendant du pain de vie et qu'il abreuve des eaux de Sfi grâce , les préparant ainsi aux sublimes festins de la gloire éternelle. Du reste , si l'on vous demandait qui est Celui que virent ^lors Moïse et ses compagnons, vous devriez vous rappeler, avant de répondre, la parole de St.- Jean que j'ai déjà citée : « Personne ne vit jamais Dieu , le Fils unique qui est dans le sein du Père , » ou un avec le Père , a est Celm qui Ta fait connaître. » (Jeanl, 18.) 12-14 % 7^^. Tout ceci ne s'était point passé au sommet de la montagne; le Seigneur vint au devant de ses serviteurs, et c'est toujours ainsi qu'il fait, car c'est lui qui nous prévient par sa grâce- Mais après c^la , il voulait donner à Moïse de nouvelles ordonnances, et en même temps lui remettre, écrits sur des tables de pierre, les Dix Commandements qu'il ^vaitfait entendre de sa voix tonnante, au sein de la nuée. En conséquence , Mcïïse, acxîompagrié de ce Josué qui avait commaiîdé Farmée des Israélites contre Hamalek (§ 732) et qui était probablement un des soixante -et -dix anciens, Mo"ïse, dis-je , 0H)nta au haut de Sinaï, tandis que les autres demeuraient au même lieu , ou plutôt , tandis qu ils

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retournaient près du peuple. Car, cette fois-ci , l'ah- XXï sonce de Moïse devait être longue, et comme il ne ^.>Ti fallait pas que les Israélites demeurassent sans cbefo, le prophète désigna Aaron et Hur pour le Femplacer momentanément.

§ 797. Quant à lui , il monta donc jusque dans la nuée 15- 1 qui couronnait la montagne. Il y passa d'abord six jours dans la société de son fidèle lieutenant Josué. Après quoi, TEternel lui adressa la parole, et, pendant quarante jours , il lui donna les instructions dont nous allons voir le récit. En considérant de quelle manière l'Eternel y prépara Moïse et son peuple tout entier, on ne saurait douter de leur haute importance. EfiFectivemenl , les ordonnances qui vont faire l'objet de nos études étaient destinées à régler le culte qu'Israël devait rendre au Seigneur, culte magnifique dans ses pompes, mais plus sublime encore dans sa signification. Car la loi n'avait que l'ombre des biens à venir, dit un apôtre (Hébr. X, 1), et tout ce qu'elle ordonnait, dans le culte, servait à figurer la grande œuvre que Jésus-Christ a faite sur la, terre pour le salut de son peuple et qu'il accomplit dans le ciel. Si donc Moïse dut se préparer par une sainte retraite à recevoir les ordonnances de l'Eternel , si la gloire du Seigneur resplendit aux yeux de tous pendant qu'il les communiquait à son serviteur, nous, à notre tour, prions Dieu qu'il nous donne une parfaite intelligence de cette partie de sa révélation , étudions-la avec un respect profond et en regardant du fond de notre cœur à Celui qui a tout accompli , c'est-à-dire à notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Âmen.

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