LE SACRIFICATEUR. EXODE
K qui cet honneur insigne est-il réservé? Non à Moïse, XXVH :;omme on aurait pu s'y attendre, mais à Aaron et à ses go^ii Sis. Leur premier devoir sera d'entretenir les lampes iu chandelier, afin qu'elles éclairent continuellement le Lieu Saint entre les deux voiles.
§ 81 4. Mais il fallait que les sacrificateurs eussent des XXVfH marques extérieures de leur charge; aussi TEternel 1-12 enseigna-t-il à Moïse de point en point quel serait leur costume. D'abord TÉPHOD, espèce de camisole bleue, pourpre et écarlate, comme le pavillon et comme les voiles du sanctuaire. L'éphod couvrait la partie supérieure du corps et il était serré par une ceinture de niètne couleur que le reste. Deux pierres d'onix, enchâssées dans de l'or, retenaient Téphod sur les épaules, et les douze noms des fils de Jacob devaient être gravés sur ces épauusttes. C'était pour marquer que le souve- rain sacrificateur, Aaron, officierait au nom de tout le peuple. Quand il se présentait devant l'Ëternel, tous les enfants d'Israël s'y présentaient en sa personne.
§ 815. Par dessus l'éphod et à l'endroit de la poi- 13-29 trine, on voyait une pièce d'étoffe brodée aux trois couleurs, portant douze pierres précieuses sur quatre rangs, chacune de ces pierres ayant le nom d'un des douze patriarches fils de Jacob. Le Pectoral, comme on l'appelait, s'accrochait à l'éphod par deux chaînettes d'or qui les soutenaient d'en haut , et à la ceinture par deux cordons bleus qui l'empêchaient de vaciller. De cette manière, le souverain sacrificateur portait tout Israël sur son cœur lorsqu'il paraissait devant l'Eternel.
§ 816. C'était aussi par le moyen du pectoral qu'Aa- 30 ron entrait en relations immédiates avec la Majesté divine. Quand il se présentait devant le Seigneur avec cet ornement sacré, il apprenait de lui ses jugements
XODB LE SACRIFICATEUR.
iXViil sur les enfants dlsrdël. Et comme le mot déjuger ^gni- ^ fie très-fréquemment gouverner , on peut dire que le pectoral du jugement, ou du gouvernement, étaîtlesîgne particulier de l'empire que FEternel voulait exercer sur son peuple. Quant à TURIM et au THUMMIM, ces deux expressions signifient la lumière et la vérité ou la perfection. On ignore si peut-être ces mots étaint grav^ sur le pectoral, ou si celui-ci recelait quelque mystère auquel le Seigneur donna ces noms; quoi qu'il en soit, nous y voyons clairement ce que Dieu promettait à ses adorateurs et ce que seraient ses oracles : Urim et Thum-
mim, LUMIÈRE ET VÉRITÉ, OU PARFAITE LUMIÈRE.
31-35 § 817. Par dessous le pectoral et Téphod, le sacrificateur portait un rochet ou surplis, robe à manches de couleur bleue, comme les cordons du pectoral et comme celui qui liait les deux pièces du pavillon {% 805). Le rochet, qui descendait à moitié jambes, avait pour ornements, tout à fait en bas , des grenades aux trois couleurs et des clochettes d'or. Ces dernières servaient à faire reconnaître de loin le sacrificateur et à constater le droit qu'il avait d'entrer dans le sanctuaire. Il parait du reste que le rochet devait être d'un seul tissu, avec une ouverture pour passer la tète. Vous remarquerez, comme exemple frappant des détails dans lesquels le Seigneur entre, ce qui est dit de la manière dont l'ouverture devait être ourlée, afin qu'elle ne se déchirât pas.
36-38 § 818. Mais ce qu'il y avait de plus significatif dans le costume d'Âaron , c'était la tiare , espèce de turban relevé, sur le devant duquel brillait une plaque d'or avec ces mots en hébreu : SAINTETÉ A L'ÉTERNEL. On pourrait aussi traduire : Saint, ou Consacré a l'Eternel; mais ces deux traductions donnent le même