LA GLOIRE DE L'ÉTERNEL. EX
banche qu'ils faisaient à Thonneur de leurs dieux , seul XX. moyen d'éviter la contagion de leur idolâtrie et de gl^ leurs abominables dérèglements. Au lieu de cela , les Israélites devront célébrer avec régularité les fêtes que TEtemel avait instituées et observer toutes ses ordonnances ; ainsi , la pâque , la consécration des premiers-nés, le repos du septième jour, la fête de la moisson et celle des dernières récoltes.
§ 859. On pourrait croire d'après ce qui est dit ici 28 que , pour la seconde fois , Moïse passa sur la montagne quarante jours et autant de nuits ; mais il est plus probable qu'il faut compter dans ces quarante jours la courte apparition qu'il fit au milieu de son peuple à l'occasion du veau d'or. Si d'ailleurs il est dit qu'il ne mangea ni ne but sur la sainte montagne , c'est que Dieu le préservait de la faim et de la soif, comme il en a la puissance. Enfin , c'est dans ce verset que Moïse exprime le nombre précis des commandements de Dieu. 11 en compte Dix, et il n'y a pas moyen d'efiacer ce mot de la Bible ; aussi les catholiques-romains , en retranchant , dans leurs catéchismes , le second commandement , ontils dû faire deux commandements du dixième. . § 860. Moïse enfin descendit du Sinaï pour n'y plus 29-' remonter, et le Seigneur, voulant attester aux Israélites que leur conducteur avait réellement été favorisé de sa présence , rendit son visage tout resplendissant de lumière, en sorte qu'on ne pouvait le regarder. Il n'est pas probable que ce miracle se soit prolongé toute la vie du prophète; mais, aussi longtemps qu'il dura , Moïse dut mettre un voile sur sa tète lorsqu'il se présentait devant le peuple. St.-Paul nous dit (2 Cor. III, ^Î'^S) que c'était un type de l'impossibilité où l'on est de comprendre l'Ancien Testament lorsqu'on n'a pas
COrDE CONSTRUCTION DU TABERNACLE.
X.\XîV nppris à y voir Jésus-Christ sous les ombres et les figures
i9^5 ^^* ^ y voilent. C'est aussi un beau symbole de ce qui devrait arriver à tout chrétien par un effet des relations qu'il entretient avec Dieu. 11 faudrait^ quand nous avons lu la Bible , ou pris la Cène, ou prié , que notre visage rayonnât de joie et de sainteté; ou , pour le dire d'une autre manière , il faudrait que le monde ne pût pas mettre en doute la réalité de notre communion avec Dieu.
XXXV § 861 . Nous arrivons à la fin du livre de l'Exode. ^ Dans les six derniers chapitres, Moïse nous raconte ^^ qu'après avoir rappelé le commandement du sabbat et la loi civile qui punissait de mort les impies profanateurs de ce saint jour, il procéda aux travaux que TEtemel avait ordonnés pour la construction du Tabernacle. Sur l'invitation que le peuple en reçut , tous apportèrent leurs offrandes avec une telle libéralité (jtfon fut obligé finalement de les refuser. Tant il est vrai que ce qu'on fait volontairement, on le fait toujours mieux. Qu'une mère oblige son enfant à partager avec un ami , l'enfant donnera le moins possible , tandis que s'il s'y porte de lui-même il sera prêt à tout donner. Du reste , le tabernacle fut construit et arrangé de point en point selon le modèle que Moïse avait vu sur la montagne; ce qui est rapporté tout au long, pour nous montrer peut-être avec quel scrjupule on doit effectuer ce que Dieu commande. Nous voyons enfin au chapitre XL, comment l'Eternel consacra son sanctuaire. Quelles instances ne devons-nous pas faire nous-mêmes auprès de lui, pour qu'il se consacre nos cœurs par son Esprit de grâce et de gloire î
LÉVITIQOE.
I<XY. Diverses lois eérémonielles. — Consécration des Sacriflcateurs*
§ 862. Ce livre , le plus court du Pentateuque (§ i 3), est celui qui renferme le plus d'inslrucUoDS profondes , quand on i'étudie à la lumière de TEvangile. Je ne le traiterai cependant que d^une manière assez abrégée , me bornant auxwdxplications les plus propres à faciliter r intelligence des autres portions de la Parole de Dieu.
§ 863. Il est appelé le Lévitique, parce qu'il contient particulièrement les ordonnances relatives au culte que les enfants de Lévi devaient célébrer devant T Etemel, au nom du peuple. Il ne raconte qu'un petit nombre de faits , et ces faits encore ne concernent qu'Âaron et ses fils.
§ 864. Dans les sept premiers chapitres se lisent di- chap verses ordonnances relatives aux saintes offrandes. Ces i-vii offrandes étaient, ou bien des animaux qu'on faisait i brûler tout entiers après les avoir immolés, ou bien des H gâteaux préparés d'une certaine manière qu'on brûlait aussi sur l'autel , ou encore des sacrifices d'actions de m grâces dont une portion seulement était consumée , une autre donnée au sacrificateur et la plus grande partie mangée par ceux qui les avaient offerts , ou enfin des iv, v