‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 192 sur 229 · DIVERSES LOIS CÉRÉMONIELLES. LÉVITIO · texte numérisé non relu

DIVERSES LOIS CÉRÉMONIELLES. LÉVITIO

qu'on a effacé le mal dont on s'est rendu coupable quand 'V, ^ on peut dire : « Je ne savais pas ce que je faisais. » "~ Sentons au contraire tout ce que notre nature a de dépravation y pour que nous puissions ainsi commettre le mal sans nous en douter, semblables à un cadavre qui ne s'aperçoit pas de la putréfaction qui le ronge. Puis nous comprendrons que, pour obtenir le pardon de nos péchés d'ignorance , aussi bien que des autres , il faut que nous nous donnions à notre Sauveur Jésus-Christ.

§ 873. L'ordonnance qui se lit ici nous enseigne «^ vi faire une distinction importante entre la réparation et 1-7 l'expiation du péché. S'il est des crimes qui sont absolument irréparables, tels que le meurtre, la médisance, la débauche et les souillures de l'Impureté, il en est qui se peuvent réparer daçs une certaine mesure, ainsi un mensonge, un yol. Mais cette réparation n'efface point la faute ; elle ne détruit pas non plus le mal que le pécheur s'est fait à lui-môme en transgressant la loi de Dieu. Pour cela il faut une expiation. Or cette expiation se trouve maintenant dans le sang du Christ , comme elle se trouvait pour les Israélites , en figure, dans le sang des victimes. Vous comprenez donc que nos péchés ont tous besoin d'une expiation ; ceux que nous pouvons réparer et que nous avons réparés effectivement, aussi bien que ceux qui sont irrépararables. Cette expiation ne nous dispense pas de la répation quand elle est possible, mais la réparation n'expie pas. Il résulte aussi de là que, s'il y a des péchés irréparables , il n'en est point, à parler d'une manière générale, que le sang de notre Sauveur ne puisse expier.

§ 874. Or, qu'est-ce que c'est qu'un péché qui n'est 13 ni réparé, ni expié? C'est l'enfer et ses horribles tourments, dont le feu toujours allumé sur l'autel semble 4M

:iytE CONSÉCRATION DES SACRIFICATEURS.

avoir élé le synil)ole. Noire Seigneur dit des pécheui iion-com ertis qu'ils iront au feu qui ne s'éteiot poinj^i

I § 875. Nous parlerons ailleurs de ce qu'on appelle 1*5 souillures légales. La seule chose que je veuille faire Xù^[ marquer sur ce sujet , relativement au chap. Vil, c'ef(É <iue nul individu ne pouvait manger la chair du sacri:-" tice sans être puritié de ses souillures. La chair du Sh crifice représente les grAces du Saint-Esprit par lesquelles notre Sauveur nourrit 1 ame de ses rachetés, ou 1»; Christ lui-même se donnant à nos âmes pour nous feinr; vivre éternellement. D'où il suit que Tordonnance dont^ je viens de parler est un beau symbole de la doctrin»; évangélique qui nous enseigne que, pour participer auj grâces de sanctification et de consolation procédaql (le TEsprit Saint, il faut avoir reçu la purification de M l>échés par le sang du Christ, et même qu'il est néceif saire , pour que nous croyions en lui , de recevoir d| Saint-Esprit une volonté purifiée, a 0 Dieu , crée ea » moi un cœur net! Dessille mes yeux, afin quejecoor » temple les merveilles de ta Parole! » disait DaviJ (Ps. LI,12, etCXIX, 18).

,IX § 876. Après ces sept chapitres, tous relatife auxot fraudes et aux sacrifices , Moïse consigne dans ses écri^ re qu'on pourrait appeler le procès-verbal de la consécration d'Âaron et de ses fils. Elle eut exactement Ikf lie la manière que TEternel avait prescrite (§§ 820-8Î2). (Juand Moïse eut revêtu le sacrificateur de ses magoifr <|ues vêtements, et tous ses fils de leurs soutanes blanches et de leurs mitres , on offrit les sacrifices solennek qui devaient consacrer leurs personnes au service da Jéhovah. Tout cela se fit devant le magnifique tabernacle que nous avons décrit précédemment (§§ 801- 812). Puis, Aaron et ses fils ayant été consacrés, ils

Page 1