LES ESPIONS. NOMBRE
renoncer à son dessein. « Le pays est excellent , » XIV s'écriaient-ils ; « nulle difficulté ne sera invincible si ^q TEternel est avec nous; soyons-lui seulement fidèles et il nous donnera notre pain en Canaan! » Oh! qu'est* ce donc qu'une multitude égarée ? Au lieu d'écouter la voix de la sagesse^ ces malheureux ne parlent-ils pas de lapider Caleb et Josué ; peut-être, Âaron et Moïse avec eux! '
§ 949. Si TEternel lui-même n'eût pris en main la 10-38 cause de ses serviteurs , c'en était fait d'eux et de tout le peuple ; car, que serait-il devenu après s'être privé lui-même de ses chefs I Mais , au moment où les choses en étaient à la dernière extrémité, la gloire de l'Ëternel (peut-être une éclatante lumière) parut au-dessus du tabernacle et attira tous les regards. Alors le Seigneur fit à MoTse la même ofiFre que précédemment (§843), et Holse à son tour , infatigable dans sa charité et dans son zèle pour Dieu , répéta sa même prière , en y ajoutant les belles paroles que l'Etemel avait proclamées lorsqu'il avait fait passer sa bonté devant son fidèle serviteur (§ 856). Gomme toujours, ce Dieu compatissant daigna pardonner, en laissant aux pécheurs le temps de se convertir. Cependant , il déclara qu'à l'exception de Caleb et de Josué, tous ceux des Israëlites qui, à l'époque de la sortie d'Egypte, avaient eu vingt ans ou plus, mourraient dans le désert; que leurs enfants et leurs petitsenfants entreraient seuls au pays de la promesse ; que , par conséquent , ils devaient tous retourner en arrière, et demeurer au fond des déserts et des montagnes de l'Arabie , jusqu'à ce qu'il se fût écoulé autant d'années que les espions avaient mis de jours à leur voyage. De cette manière, la génération d'alors aurait le temps de se renouveler et de se formera l'obéissance de l'Eternel.
XIV § 950. Quand Moïse eut communiqué eej» ^^ sentence au peuple qu^il conduisait^ celui d'un extrême à l'autre , prit la résolution ( jour même les Cananéens , comptant ainsi péché par une démonstration de zèle. Ër représenta-t-il aux Israëlites qu'ils agiraic volonté suprême de TEternel , en vain leu que r Eternel ne serait point avec eux pour ils voulurent faire à leur tête et ils furent h Hamalékites et par les Cananéens ; oui , pa Hamalékites dont la grâce de Dieu les ava pher si peu de temps auparavant , par les C^ devaient plus tard se fondre en quelque t leurs descendants. Quelle leçon ! Comme o tout effort humain est inutile si Ton n^a p; soi, que Dieu n'est pas avec nous tant que pour règle notre propre volonté et non la tout qu'il y a une repentance qui est toute < la vraie. Or, à quoi reconnattra-t-on si W d'une repentance selon Dieu? Le signe le est qu'on soit rentré dans les voies de To qu'on acquiesce du cœur au châtiment! à de l'on ajoute le péché d'un repentir tout hum^ qu'on reconnaît avoir commis. Ce fut là ce aux Israëlites. Souvenons-nous donc toujou route d'Hor ma.
LXX. Diverses ordonnances. — RévoMe Mort de Marie et d'Aaron.
XV § ^^^' Cependant, l'Eternel ne voulait peuple put se croire abandonné dans le déi
DIVERSES ORDONNANCES. NOMBRï
le retard apporté à raccomplissement de la promesse XV parût Tannulation de la promesse même. Dans ce but, il fit répéter par Moïse quelques-unes de ses ordonnances, avec certains détails de plus. Vous remarquerez notamment ces mots significalifs : « Quand vous serez 2 entrés au pays où vous devez demeurer et que je vous ♦ donne. » C'était leur dire qu'il ne retirait pas sa parole et que leurs enfants posséderaient certainement le pays de Canaan.
§ 952. Ce qu'on voit surtout dçins ce chapitre , c'est que les étrangers étaient admis pleinement aux privilèges de l'alliance. H ne faut donc pas croire qu'avant la venue de notre Sauveur, le peuple de Dieu n'ait été <!omposé que des fils d'Abraham. Seulement, il fallait que l'étranger s'incorporAt au peuple juif et qu'il fût adopté dans Tune des tribus; dès lors, il était en* visage comme fils de Ruben , ou de Juda , ou de Nepbtali , etc.
§ 953. Nous retrouvons ici la règle à suivre pour les 24-3 péchés d'ignorance, qu'ils fussentle fait d'un Israélite ou celui d'un étranger (§§ 871, 872). Mais, à cette occasion , il est parlé de péchés commis par fierté , c'està-dire de péchés commis volontairement, continués avec obstination , sans tenir aucun compte de la loi de Dieu et en se moquant de sa Parole et de ses jugements ; de ces péchés , hélas ! qui sont si communs et dont nul de nous n'est entièrement innocent. Pour les expier, il faut plus que le sang des victimes , comme , au reste , pour toute transgression ; et si quelqu'un demeure résolument dans le mal , son àme est perdue. C'est ce que signifiait la punition sans miséricorde qui devait se faire des péchés commis par fierté.
§ 954. Précisément à cette époque, il se commit en 32-: 445 **
DIVERSES 0RD0RNA1IICE9.
« kmM un p^dié de ceiie odieuse nature. Un i^^ ~ fal liv«iTé ramasiani du bois le jotir do sabbdi. \ a¥»l nulle nécessité à la chose, puisqu^en cejo^ m'alluaml pas de feu en sa demeure (Exode V^ Cm konme avait pris plaisir à violer le commaDd de Dieu, pour le braver et pour voir ce qu'il armeTMl. Personne ne dira : Quel mal faisait fcimit le mal que font les jureurs , le mal que foi f|«i ne prient pas Dieu et qui ne lisent pas le fyginl de Bual direct à leur prochain , mais di f|«i pffwiveiit Tabsence de toute piété. Le viols sabbal fol nus à mort par Tordre de TËteme e« A9ît-U èlrv, au dernier jour, de tous ce dfwi mnuT inpie, auront volontairement persév
41 § S^. Voici une institution d'un genre tout Ker. Les lsv;ii^iles devaient porter au bas de 1 «Me blinde retenue par un cordon de couleur h^ fW phMl de couleur bleue , la même qui se < a\i(c «A edal sa doux au milieu des trois cou fUTiiaii. du voîle, des tapisseries, du parv vêNaxnIs d'Aaron. Celait le signe extérieur d :Sl^n^Mk«l des fils de Jaoob. Pour nous, chré mawy»? de noire consécration c'est la charité , ( iltt cM. qui est douce , pure et paisible como ^ reatt. qaand aucun nuage n obscurcit lai nul veut ne nMnue le fond des ondes.
Yi I ^56. [Hx-neuf ans, pense-t-on, s'écoulèrent 4f kraquets le peuple d Israël passa dans le désert HMCkOone qu aucun grave incident ne vint agile <Dil du moins ne nous en est pas fait par MoTse. llersd'l$ra^UlesnK>ururent, chacun en son terr ne nous est pas ontonné de croire que tous soie