‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 210 sur 229 · RES IVÉVOLTË DE CORÉ · texte numérisé non relu

RES IVÉVOLTË DE CORÉ

I personnes qui furent appelées devant le tribunal de Dieu ! jQ Lii plaie eût été bien plus grande si le Seigneur n'avait

eu pitié des coupables. Aaron, type de notre Sauveur, [. comme vous le savez, et Moïse aussi, prièrent ardem* ^ ment pour les pécheurs ; il firent leur réconciliation > avec l'Eternel ; le peuple probablement cria miséricorde et le (léau s'arrêta. ^

II § 958. Après ce qui s'était passé, il fallait que le Seigneur attestiU par quelque nouveau miracle qu'il avait bien réellement choisi Aaron pour son sacrificateur, à Texclusion des autres fils d'Abraham. Tous les che& de famille déposèrent dans le tabernacle une branche d'amandier avec leur nom écrit dessus, et le lendemaiD celle d' Aaron se trouva toute en fleur. Ainsi Dieu se plaît à distinguer ses élus. La branche d^ Aaron demeura dan» le tal^rnacle en témoignage du choix que le Seigneur avait daigné faire de lui et de sa race pour exercer la sainte sacrificature.

m § 939. Non-seulement cela, mais encore les lévite furent donnés à Aaron , c'est-à-dire que Dieu les mit entièrement sous ses ordres. Vous voyez que Moïse ne réservait rien pour lui, ni pour ses descendants; c'est que la loi émanait de l'Eternel et non pas de Moïse. Ce fut aussi l'Eternel qui régla tout ce qui concernait la subsistance des sacrificateurs et des lévites. Ils ne devaient point avoir de part au territoire. Celui-ci serait tout entier l'héritage des autres tribus : mais comme dédommagement et d'ailleurs pour pouvoir vivre, ils auraient une portion des sacrifices de prospérité (§864, et .Lévit. X, 15) et de plus la dîme de ce que leurs frères récolleraient en huile, en vin et en graisse (§ 918). Les Lévites à leur tour, devaient donner la dlme de leur dîme au Seisjneur, dans la personne d' Aaron et de ses

DIVERSES ORDONNANCES. KOMB

Ils. — Il est des pays où le clergé est entretenu par XVl e moyen de la dlme qu'on lève sur tout le peuple, à 'imitation de ce qui se faisait en Israël. Mais, pour que limitation fût exacte, il faudrait que les ministres de ['Evangile renonçassent à leur patrimoine et qu'on fût minisire de père ^n J5ls ; puis il y a une grande différence entre une dlme que la loi de Dieu exige sans clause comminatoire, et un imp<^t que la loi humaine établit et qu'elle contraint d'acquitter ; enfin, tandis qu'il Q'y avait qu'un culte en Israël, il y en a souvent plusieurs dans les pays où l'on paie la dlme, et toutefois c'est un seul culte qui en profite.

§ 960. Nous avons vu ailleurs (§ 909) que l'attouche- ^1 ment d'un mort imprimait une souillure légale ; ce cha- ^^' {Mtre-ci complète le sujet. Noos y remarquons avec <|uel saint respect Dieu veut cpxe nous envisagions la vnort, redoutable conséquence du péché. Mort et péché sont deux idées que la Bible réunit constamment. Pour se purifier de la souillure, non pas du péché proprement, xnais du contact avec la mort, il fallait user d'une eau préparée suivant les preseriptioiMS q^ue nous lisons en cet endroit et sur lesquelles nous dirons quelques |mots seulement. Eléazar, et non pas Âaron , devait imn^ler une vache rousse, la brûler, en recueillir les cendres ; puis on jetait de Teau dessus et cette eau servait à la purification. Le sacrifice de la vache rousse était à tous ^ards fort différent des autres, différence fondée sur ce que, dans les autres sacrifices, la victime était substituée au pécheur, tandis que te vache rousse était pour ainsi dire la personnification du péché lui-même.

§964. Dix-neuf années s' étant encore écoulées , les ^ Israélites, après avoir erré dans le désert, arrivèrent le ^ premier mois de l'an 4 452 avant Jésus-Christ, au dé- 449 AA*

OMBRES MORT DE M^iRIE.

XX sert de Tsin. Ils s'arrêtèrent à Rades. Là mourut et fut

Y enterrée Marie, la sœur de Moïse et d'Aaron. Elle aussi,

par sa révolte, (§ 940) s'était rendue indigne d'entrer

au pays de Canaan, et pourtant elle avait reçu bien des

grâces de Dieu ! (§§744, 941).

1-13 § 962. Il y eut là de nouveaux murmures contre Moïse et une demi-révoUe dont les conséquences furent bien humiliantes pour ce serviteur de Dieu. Le peuple manquait d*eau. Il parait que, même après avoir invoqué l'Eternel et réuni l'assemblée, devant laquelle il n'y avait plus qu'à manifester la puissance et la bonté du Seigneur, Moïse hésita par dépit et par un coupable 10 mouvement d'incrédulité. Il parla à ses frères comme s'il dépendait absolumentde lui qu'il y eût de Teauou non; puis il frappa le rocher une première fois sans succès, preuve que l'Eternel était irrité ; enfin Feau jaillit avec abondance, car le Seigneur se plaît souvent à répandre sa grâce malgré la profonde indignité de ses serviteurs. Cependant, il voulut que Moïse aussi servît de leçon à la son peuple et à la postérité la plus reculée. Il lui fut déclaré que ni lui, ni Aaron n'introduiraient les Israëliles dans le pays de Ganaam /

l4-2i § 963. Près du désert de Tsin se trouve une contrée qui était alors occupée par les Edomites ou Iduméens, peuple issu du frère de Jacob (§ 500). Nous avons vu (§ 731) qu'ils n'aimaient pas leurs frères d'Israël ; aussi quand Moïse leur eut fait demander de les laisser traverser paisiblement leur territoire, ils le refusèrent : mais, au lieu de les contraindre, les Israélites se détournèrent de leur pays, conduite digne du peuple de Dieu.

23-29 § 964. A cette même époque mourut Aaron. Il devait avoir alors 121 ou 122 ans. Par ordre de l'Eternel, il monta avec Moïse et Eléazar sur la montagne de Uor.

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