‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 212 sur 229 · BALAAM. NO)IBI · texte numérisé non relu

BALAAM. NO)IBI

venu du désert ne voulût aussi s'emparer de leurs pos- X\ leasions, ils se hâtèrent de prendre Toffensive. Près des ^. Moabiles existaient aussi quelques tribus de Madianites avec lesquelles ils s'allièrent. Pour commencer, Balak, roi do Moab; eut Tidée de conjurer l'orage , comme le feraient encore de nos jours des peuples idolâtres.

§ 970 . Il y avait sur les bords de FËuphrate un homme 4-' nommé Balaam qui passait pour un grand devin, puissant par ses sortilèges. C'est qu'en effet il lui avait été donné quelquefois d'annoncer l'avenir et que, d'ailleurs, il parlait avec une profonde science du Dieu Créateur des cieux et de la terre. Ce Balaam descendait do Sem. Il était du nombre de ceux qui avaient Donservé la connaissance de l'Eternel, malgré l'idolâtrie r^nante; de plus, il avait été chargé do parler aux boromes en son nom. Gela ne veut pas dire qu'il fût converti dans le fond de l'âme ; car on peut être un habile docteur, même faire des miracles par la puissance de Dieu, tout en restant l'esclave de ses passions. Ce fut à cet homme que Balak envoya des messagers pour qu'il vint noaudire les Israélites de la part du Dieu qu'il préehait et dont on n'ignorait pas la puissance. Afin de l'y déterminer, Balak lui fit offrir de grands présents.

§ 974. Les premiers actes de Balaam sont tout à fait g-i d'un homme pieux, llcousulta l'Eternel, et l'Eternel lui ayant dit de ne point aller avec ces gens, Balaam leur déclara formellement qu'il n'irait point. Bien plus, les messagers de Balak é&nt revenus avec des présents plus considérables et des promesses encore plus magnifiques, il leur répéta positivement que tout l'or et tout l'argent du monde ne lui feraient pas transgresser le commandement du Seigneur. Mais Balaam était-il droit de cœur? S'il avait d'abord refusé d'aller, c'était sans doute parce

SCMBHES BALAàM.

XXII que FEteruel le lui avait défendu, mais n'était-ce pas ^f^ aussi dans lespoir de voir arriver de plus beaux présents? Et maintenant qu'il se donne Tair d'être au-dessus de la tentation, n'a-t-il pas au fond un dé^ir puissant de gagner cet argent et cet or?

19-20 §972.11 est permis de répondre affirmativement à ces questions, puisque la Parole de Dieu nous déclare que Balaam aima le salaire de l'iniquité (2Pier. Il, 15). S'il ne Tavait pas aimé, il n'aurait pas consulté de nouveau TEternel. Avons-nous besoin, en effet, de lui demander s4l nous est permis d'honorer notre père et notre mère? Non, car sa bouche a parlé. De même, il avait dit : Balaam, lu n'iras point ; et il n'y avait plus à l'interroger là-dessus. L'Eternel avait ajouté : Tu ne maudiras point ce peuple , car il est béni ; et Balaam devait comprendre qu'il ne pouvait y avoir de changement en Dieu. Mais il aimait l'argent; mais il aurait voulu obtenir ia permission de maudire ce que Dieu avait béni! Pour commencer le châtiment du prophète prévaricateur, le Seigneur lui dit: Eh bien! va; quoi qu'il en soit, tu feras ma volonté et non la tienne. C'est ainsi que l'Eternel donne quelquefois libre carrière aux méchants; mais en définitive ils ne peuvent maudire ceux que Dieu a bénis, et leur méchanceté tourne à la gloire de Dieu. XXII § 973. Il semble que lorsque Dieu a dit : Va , l'on ne 21-33 risque rien d'aller; mais je suppose qu'un père, après avoir cherché inutilement à détourner son enfant d'une mauvaise action , lui dise : Eh bien , fais à ta tète ! l'enfant ne comprendra- l-il pas que cette permission équivaut encore à une défense? Aussi , quand Balaam se fut mis en route , le Seigneur ne le laissa pas achever sans lui témoigner son indignation, et encore le fit-il de la manière la plus propre à l'humilier. L'Ange derEternel,

BALAAM. iVOMBf

cet Ange sans doute qui gardait Israël (§ 788) , se présenta XX devant Balaam en lui barrant le passage. Ni le prophète, ^iT ni aucun de ceux qui étaient avec lui ne l'aperçurent; mais Vânesse qui servait de monture h Balaam vit , Dieu l'ayant voulu , le personnage extraordinaire qui se tenait là avec son épée nue. Et comme Balaam maltraitait i'ànesse parce qu'elle s'était couchée sous lui plutôt que d'avancer, une voix sortant de l'animal stupide reprocha au prophète sa folie et son emportement. Alors, FÂnge lui-même se montra h Balaam , et , tout en lui Causant sentir la miséricorde et la patience dont il était Tindigne objet, il lui adressa les remontrances qu'il avait méritées.

§ 974. Effrayé de cette apparition, Balaam confessa 34, son péché , ce qui ne signifie pas qu'il le sentit bien profondément, et il offrit de rebrousser chemin. Mais, au point où en étaient les choses , il plut au Seigneur que le prophète poursuivit sa route. Toutefois, il lui tint un langage propre à lui faire comprendre que son péché subsistait tout entier.

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