‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 28 sur 229 · GAIN ET ABEL, GENES · texte numérisé non relu

GAIN ET ABEL, GENES

eut pour femme celle qui était en quelque sorte sa sœur IV et sa fille. "~

§ 134. On pense généralement que Gain fut le fils I aîné d'Adam, mais on n'en a pas de preuve positive. Ce qu'il y a de sûr, toutefois, c'est qu'il était l'ainé d'Abel. Quand il naquît, sa mère en eut une grande joie , comme il arrive toujours , et elle en exprima sa reconnaissance envers Dieu dans le langage d'une vraie piété. Quelques personnes supposent qu'Adam et Eve virent en ce petit enfant la postérité promise qui devait briser la tète du serpent (eh. 111, 1 5). Il n'y aurait là rien d'impossible ; car Dieu n'avait pas dit à quelle époque le Sauveur viendrait, et plus Adam et Eve avaient foi en la promesse, plus il devait leur tarder qu'elle s'accomplît. Quoiqu'il en soit, s'ils eurent raison de s'en réjouir et de bénir Dieu, ils virent plus tard combien nos joies d'ici-bas sont souvent trompeuses par un effet du péché. Hélas! dans ce monde frappé de malédiction, il n'est qu'une seule chose qui puisse produire une joie parfaite à notre âme, c'est la réconciliation avec Dieu!

§ 135. De même que leur père, les fils d'Adam se 2 livraient aux travaux de l'agriculture et aux soins des troupeaux. Ce sont encore à présent les occupations les plus répandues et au fond les plus utiles, comme aussi les plus favorabîesà la piété. Il ne faut pascroire cependant que le salut de notre ème dépende absolument de la profession particulière que nous exerçons; Gain nous en est bien une preuve.

§ 136. « Au bout de quelque temps... » Il y a pro- 3, 4 prement en hébreu : « Au dernier des jours, » ou « à la fin des jours,.... » c'est-à-dire, selon toute apparence , au dernier jour delà semaine, en ce jour que Dieu avait béni et consacré, et où la famille d'Ad«im offrait

NË8E GAIN ET ÀBEL.

IV son culte à TEternel/Ce culte, en ce qu'il avait d'ei 3~^ rieur, se composait d'offrandes et de sacrifices. Oià é portaK quelques fruits de la terre dont on faisait bfl mage à Dieu en reconnaissance de ses biens, et, (b la même intention, Tpn immolait des victimes qui et» en outre le mémorial de la sentence cpie Dieu avait f nonce contre Thomme pécheur, sans parler d'une sk signification que nous verrons plus tard. Gain , lab reur, offrait des fruits de la terre; Abel, berger, ofll des premiers-nés de son troupeau et de leur grat C'est-à-dire qu'il choisissait dans son troupeau ce q avait de plus beau et qu'il consumait au feu la victii en sorte que c'était vraiment un sacrifice. 4,5 § 1 37. L'offrande de Caïn était bien aussi une es| de sacrifice ; mais cela n'empêcha pas que celle d'i ne fût meilleure que la sienne (Héb. XI, 4). Dieu cueillit Toblation d'Abel et non pas celle de son fn Ceux qui pensent que Dieu institua les sacrifices i glants lorsqu'il revêtit Adam et Eve de robes de p n'ont pas de peine à comprendre d'où vient qu'il n le culte imparfait de Caïn. Mais, en étudiant attent ment le texte sacré, l'on voit que ce qui fit essentii ment la différence entre les deux offrandes, ce ftf les dispositions très-différentes qui animaient les i frères. Dieu eut égard à Abel d'abord , puis à son frande par amour pour lui ; et s'il n'eut point éga celle de Caïn, c'est parce que son cœur était dem< étranger à l'amour de Dieu.

§ 438. Le passage de l'épître aux Hébreux aa je vous ai renvoyés tout à l'heure, nous ditclaireme chose : C'est par la foi qu'Abel offrit un sacrifice excellent que celui de Caïn. » Et vous avez là co mation de celte venté dans la l" épîlre de Jean, ch

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