‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 30 sur 229 · B GAIN ET AB£L · texte numérisé non relu

B GAIN ET AB£L

en attendre de bon. Ah ! dites-le vous bien : Si vous rendez pas à Dieu une adoration semblable à celle d bel , vous vous approchez de lui à la manière de Ca 11 n^y a pas de milieu ; et si vous n^ètes pas actuellenu convertis, voyez à quelle espèce d^adorateurs vous a partenez.

§141. Comment Gain s'aperçut-il que le culte d'A était accepté et non pas le sien ? Pour répondre à ce question , les peintres vous montrent le feu du c descendant sur la victime efferte par Abel et la ce suraant, comme cela eut lieu lors du sacrifice d'E ( \ Rois XVIU ) ; mais rien , dans le texle sacré , n'î torise à donner pour certaine celte intervention mil culeuse du Seigneur. Les artistes, même les plus dîsl gués, trompent souventlcs esprits par leurs imaginatioi Pour peindre avec vérité les faits contenus dans la ! ble, il faut être aussi bon théologien et aussi bon ch tien que pour les exposer de vive voix ou par éci Défiez-vous donc avec soin de ces tableaux et de estampes , aux moyens desquels on cherche à rep duire aux yeux les enseignements de TEcriture-Sain Non-seulement, on y commet souvent le péchérde rep senter Dieu sous des images , mais encore on y doi quelquefois des démentis formels à la Parole de Di C'est ce que je vous ai déjà montré à l'occasion d( tentation (§ 72). Dans les estampes, vous voyez énorme serpent qui enveloppe de ses plis les brancl d'un arbre chargé de pommes. Or la Bible ne dit pc que ce fut un fruit de cette espèce dont Eve raangi surtout, elle dit expressément que le serpent ne ra pait point alors sur son ventre : c'était un tout ai animal et personne ne saurait le représenter, puisq n'existe plus. — Dans le cas qui nous occupe, celui G4

CÂliS £T ABËL. G£NÈ!

sacrifice d^\bel , le tort, ou dirai-je Tignorance des IV peintres est moins grave; mais enfin ils ont inventé une ~^ circimstance que , grâce à eux , beaucoup de gens regardent comme vraie et à laquelle ils attachent une importance qu'elle ne mérite pas, par cela même que c'est une pure supposition.

§ 142. Comment donc Caïn sut-il que le Seigneur acceptait Toblation d'Abel et non pas la sienne? — Peutêtre Dieu le lui dit-il expressément, car, dans un temps où les hommes ne possédaient pas la Parole de Dieu écrite, il se révélait à eux en personne. C'est ce qui expliquerait comment un impie de cœur, tel que Caïn, ne pouvait s'empêcher de rendre un culte à Dieu. — Peutêtre aussi qu'il en fut du frère d'Abel comme des mondains de nos jours. Ds voient que les enfants de Dieu sont plus îieFureux qu'eux et ils s'en irritent. Caïn donc remarqua la paix qui remplissait l'âme de son frère, tandis que la sienne demeurait dans le trouble. 11 ne put douter que le Seigneur ne fût avec Abel , et il sentait parfaitement , quant à lui , qu'il ne jouissait pas de la communion du Seigneur. De là sa jalousie et son abattement.

§ 1 43. La plus terrible peine que Dieu puisse infliger 6, T à un homme ici-bas , c'est de ne plus lui parler. Alors on peut bien dire que tout est fini pour lui. Caïn n'en était pas encore là. L'Eternel, s'adressant à sa conscience, lui représenta que tout son mal venait , non pas de la piété d'Abel, mais de sa propre impiété. C'est encore ainsi de nos jours. Les incrédules s'irritent contre les gens pieux, oubliant qu'ils ne doivent imputer leur misère qu'à eux-mêmes. S'ils avaient la foi des chrétiens, et s'ils vivaient d'une vie sainte , ils n'auraient assurément è se. plaindre, ni de Dieu , ni de personne; mais tant qu'ils demeurent dans le mal , a le péché est à la

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