NÈSE GAIN ET ABEL
IV porte , » {le péché dit Dieu , et non pas la peine du péq"^ ché , comme Osterwald a cru pouvoir traduire, mais en indiquant toutefois par des italiques Tidée qu'il ajoute}^ oui , <K le péché est à la porte ; i> le péché appelle le péché , le péché suit le péché , du péché il ne peut sortir que le péché , et dans une âme toute au péché , il ne peut entrer que le péché. Oh ! que cette parole de Dieu est grave , et de quelle vive clarté elle brille , malgré son apparente obscurité.
7 § 1 44. La fin du verset n*est pas non plus très-facile
à comprendre. Il semble au premier abord que rEtemel parle encore du péché dont les désirs se rapporteraient à Gain et que celui-ci devait dompter; mais, en rapprochant ceci du verset 4 6 du chapitre précédent , on voit qu'il s'agit d'autre chose. Aussi pense-t-on généralement qu'il est ici question d' Abel, et que cette parole de Dieu doit s'entendre de celte manière : a Tu as d'ailleurs bien tort de te plaindre d' Abel ; car tout son désir est de t'étre agréable, et il reconnaît lui-même que, étant ton cadet, il te doit du respect , qu'il te devra peut-être une fois obéissance. » Si tel est le vrai sens du passage , nous y voyons de nouveau combien Abel était un homme humble et fidèle à son devoir. Nous y apprenons également qu'il ne nous est pas permis de mépriser nos supérieurs, quels qu'ils soient, lors même que leur conduite et leur piété ne seraient pas telles qu'elles devraient être.