‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 33 sur 229 · lS · texte numérisé non relu

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CA)N El ABEL. ^^ENÈl

T la gravité. Gain ne saurait être mis au rdng IV

scélérats qui, pour quelque argent, prêtent leur

I à de secrètes vengeances et versent froidement le

innocent. Caïn ne fut pas un assassin ; il n^avait

iBement forme le projet de tuer son frère. Savait-il

'ailleurs ; d'une manière certaine, comment il fallait

yprendre pour tuer un homme? Il fut homicide, meur-

, c'est vrai ; voilà son crime dans ses derniers dé-

ihppements; mais son vrai crime, au fond, fut de

son frère , de lui porter envie , d'en être jaloux «

là vint son humeur contre lui ; de là aussi la que-

qu'il lui chercha , de là enfin les coups sous les-

1 il le fît succomber lorsqu'il ne songeait qu'à satis-

son courroux et sans prévoir , peut-être , ce qui

hit en arriver. Et même , pour remonter plus haut ,

kTrai péehé de Caïn , ce fut d'offrir à Dieu un cuUe

hpocrite , de vivre loin de sa grâce , de porter dans sa

lÉrine un cœur non converti.

|154. Envisagé de la sorte, le crime de Gain et la

Médiclion- prononcée contre lui sont d'un& grande et

BiWe instruction. Oh ! vous tous, pécheurs qui refusez

vous convertir à Dieu ! je ne crains pas d'affirmer

vous avez fréquemment et habituellement contre

ju'un de vos frères des sentiments de jalousie, d'en-

etde haine semblables à ceux de Gain. Gomme lui,

vous laissez aller à des paroles offensantes. La pas-

vous égare souvent , comme elle l' égara ; et ,. dans

emportement, n'a vez-vous jamais frappé?:.^ Ma-

ion , tout cela ! effets de la malédiction qui repose

!► le pécheur non converti ! source d'une maïëdîc^

hoélemelle pour quiconq;ue demeure dans eet état!

Wz <lonc gardeà vous-mêmes! L'esprit de Gaïn n'a

ta enlièrement disparu d'ici-bas, car c'est r«sprit do

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lîNÈSE CAIN KT ABEL.

IV Satan , et le crime de Gain n'est pas rare en i ^ car c'est le crime de quiconque n'aime pas

chain.

li § i 55. Or, quiconque n'aime pas son frère être véritablement heureux. Il cherche le h la terre , et la terre ne lui rend pas son fru un vagabond, il est isolé de ses semblables ; cr égoïste et haineux a beau se voir entouré de de monde , il ne laisse pas d'être profondéme en son cœur. Voilà quelle fut , déjà sur la tei lédiction deCaïn.

l.s. M § ^S3. C'est une chose terrible que de to manière de Gaïn, entre les mains ^u Dieu viv la différence entre lui et son frère. Malgré la lente et prématurée d'Abel, nous n'hésilons p clamer bienheureux, Umdis qu'il n'est aucun bon sens qui puisse envier à Gain les longues remords et de souffrances qu'il eut encore à ] ce monde. Ge sont bien effectivement les rc sa conscience qui lui firent tenir le langage q tracent les versets 1 3 et i 4. Mais il y a loin ( au repentir. On goûte un certain bonheur pontir; il n'y en a point dans le remords. '. est un retour vers le bien, tandis que le rencontre souvent avec un grand endurcisser s:)ns nier la justice do Dieu , murmure loiU« l'excessive sévérité de la sentence. Ah! c( ainsi que les choses se passent chez l'enfaii S'il a fréquemment à souffrir pour ses péchés de se plaindre aigrement comme Gaïn, il tr que Dieu le traite avec beaucoup de ménage § 1 54. Il y a pourtant du vrai dans ce qu 11 exprime trois idées : la première , c'est qi

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