GAIN ET ABEL. GENÊ
nent qui lui est infligé le charge d'un fardeau sous le- !▼ :piel il ne pourra que succomber ; la seconde , c'est que i3j[4 Dieu lui retirera toutes ses faveurs et qu'il ne fera plus luire devant lui la clarté de sa face , ce qui était , à bien dire , sa punition ; la troisième, en6n, qu'il n'oserait se montrer devant qui que ce fût, par crainte qu'on ne lui fU ce qu'il avait fait à son frère.
§ 1 55. Quant au premier point, avouons en effet que, pour tout pécheur , comme pour Caïn , la peine du péché est terrible. Il n'y a pas moyen d'être heureux en la subissant. Aussi, malheur à ceux qui refusent de croire en ce Jésus qui a porté nos péchés sur la croix ! Si Gain avait eu la foi dans le Rédempteur promis à Adam , il n'aurait pas commis son horrible péché ; mais si, après l'avoir commis, il eût dirigé ses regards vers la pronoesse , il n'eût pas dit que sa peine était plus grande qu'il ne pouvait la porter. Voulons-nous que nos peines de ce monde nous soient légères , regardons à Jésus et il les portera avec nous. Voulons-nous éviter la peine éternelle que nos péchés méritent , peine insupportable destinée au pécheur impénitent; regardons à Jésus, car c'est par Lui qu'on passe de la mort à la vie. § 156. Quant au second point, il est également vrai que le péché nous prive de la douce communion de Dieu. Mais il y a un Médiateur entre Dieu et nous; celui, comme nous le verrons plus tard, qui est appelé TÂnge de sa face. Croyons au Sauveur Jésus-Christ , car il a fait notre paix avec Dieu , et à cause de lui , nous retfTOUverons en Dieu un visage et un cœur de Père. Vous %'oyez donc, par les plaintes mêmes de Caïn , que ce qui lui manqua , dès le commencement jusqu'à la fin, ce fut la foi , la foi des enfants de Dieu , la foi d'Abel , la foi au Rédempteur.
ENÉSB CA1^' ET ÂBEL.
IT g 157. Quant au troisième point, le seul sur lequel J^ FEternel rassura Gain , sans doute qu'il avait raison de penser que les hommes ses frères , ou leurs descendants, se croiraient autorisés à le faire mourir. Mais Dieu, dans sa bonté , voulut laisser au coupable le temps de se convertir. Gain profita-t-il de ce délai? C'est ce que TEcrilure ne nous dit pas et sur quoi il est inutile de se livrer à des conjectures. Tout ce que nous savons, c'est, d'un côté, qu'il est infiniment précieux d'avoir du temps pour se convertir; et, d'un autre côté, qu'il ne suffit pas d'en avoir le temps. Caïn vécut encore de longues années, et peut-être mourut-il sans avoir voulu delà grâce de Dieu. Âh ! que chacun prenne g^irde à soimême!
g 158. Dieu mit une marque sur Caïn pour qu'on ne le tuât pas. £n quoi consistait-elle, c'est ce que nous ignorons et la chose importe peu. Mais ce qu'il vaut la peine de remarquer comme une nouvelle preuve de la bonté du Seigneur , c'est que cette marque était un signe de protection et non point une note d'infamie. Mes lecteurs n'admireront-ils pas, sans queje le leur dise, ce mélange de bonté et de sévérité que Dieu déploie envers Caïn. Quel exemple pour nous dans nos relations avec les méchants! Il faut que, même lorsque nous avons le droit de reprendre et de punir, nous le fassions toujours de manière à montrer que nous n'y mettons pas de malveillance. Dieu hait le péché d'une haine sainte et implacable , mais il est plein de compassion pour le pécheur ; de là vient que , souvent , il place les plus méchants mêmes sur la voie du repentir et de la réconciliation.
LA POSTÉRITÉ DK CilN. GÊNÉ
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