N0£ ET LES HOMMES DE SON TEMPS. GENE
§ 4 86. Avant même de nous raconter quels furent les VI effets de ces alliances entre les enfants de Dieu et les ^ (illes des hommes, la Bible nous rapporte ce qui se passa dans le conseil de Dieu. Depuis les jours de Gain , le Saint-Esprit n'avait cessé de plaider la cause du Seigneur auprès de la conscience des hommes , malgré leurs rébellions multipliées. Il y avait employé des prophètes , tels qu'Hénoc (§ 481 ). Mais le temps de la patience de Dieu était épuisé. Les passions charnelles absorbaient toutes les pensées des humains, et ils n'étaient que chair ou corruption. C*est pourquoi, encore cent vingt années et leurs jours seront terminés. — C'est ainsi que fut résolue , en Dieu , la destruction du monde des impies ; voici maintenant ce qui justifie la résolution que prit rEternei.
§ 4 87. Au sein de la famille humaine, toute mélangée ^i ^t 6 et toute pervertie, se trouvait entre autres hommes méchants , une race remarquable par sa taille , par sa force et par Tinfluence qu^elle exerça sur ses contemporains; le souvenir s'en conserva longtemps encore après le déluge , et les païens eux-mêmes le consacrèrent par leurs fables. Ces hommes ne vivaient que pour ce monde, ils ne songeaient qu'à dominer, leurs pensées étaient constamment tournées vers le mal ; en sorte que « Dieu se repentit d'avoir fait l'homme sur la- terre , et qu'il en eut un grand déplaisir. » Si Dieu se repentit, s'il eut du déplaisir en son co&ur , il est clair que ce ne put être à la manière des hommes pécheurs. Mais Dieu ayant Caiit l'homme à son imago ^ souvent aussi pour que nous comprenions ce qu'il sent, ce qu'il veut^ ce qu'il fait, il s'exprime de manière à ce que nous en retrou»vions l'image en nous-mêmes. Ainsi, il arriva, dans cette oe^ / casion, comme lorscpie nous nous repenlous d'avoir fait 89 F*
«tes ' NOB ET LES HOMMES DE SON TEMPS,
VI une chose ; nous voudrions qu'elle ne fîit pas faite
^Q nous la mettons à néant, si nous le pouvons. Quai TËternel, il ne songea pas à anéantir son œuvre, c savait bien ce qu'il faisait lorsqu'il la créa. Il ne s'a sait pas même de détruire le genre humain tout eol vu qu'il lui avait promis un Rédempteur, et le me devait être conservé pour l'amour de ce Rédempt Toutefois , Dieu devait aussi manifester hautemen haine contre les voies impies de Tbumamité, et' comment il se proposa d'atteindre ce double but.
', s § 188. Dieu laissera subsister la terre ; mais il truira tous ceux qui l'habitent, gens et bêtes , sauf et quelque&-uns des siens ; les hommes à cause deleu piété, les animaux parce qu'ils appartiennent à l'hon et s'il préserve Noë, ce n'est pas queNoë soit un ho: exempt de fautes, mais c'est parce qu'il a plu à TE nel de lui faire grâce.
0 § 189, Depuis que le péehé est entré dans le mo nul n'a pu être juste devant Dieu que par grâce, la foi, Telle fut la justice d'Abel et celle d'Hénoc ; ( nussi la justice de Noë. Il était d'ailleurs « plein d'i grité en son temps i> ; c'est-à-dire qu'il n'avait pas tr< dans l'iniquité générale, ou que, vu la corruptio son époque, il était remarquable par sa piété et pa bonnes mœurs. Cela signifie surtout que son cœur droit devant Dieu. Noë ne suivait pas des voies dé nées ; et puis, il ne se croj ait pas meilleur qu'il n' Humble et plein de confiance, il marchait avec D l'exemple d'Hénoc (§ 180). Voilà donc ce qui lui d'être préservé de la destruction; ce fut sa foi, u vraie et féconde en bons fruits; mais sa foi elle-n 11 la devait à la grâce de Dieu.
§ 490. La Bible nomme de nouveau les trois i
HOE ST LES BOmifiS DE SON TEMPS. OENËS
nais sans nous dire quoi que ce soit sur leurs dis- TI Ds. Peut-être a-t-elle voulu nous faire entendre ^ qoe si Dieu leur épai^a le châtiment, ce fut pour f de leur père. Âh I il arrive plus d'une fois que énit une famille à cause de la piété des parents; ^la ne veut pas dire que des enfants méchants sauvés ainsi de la condamnation éternelle. 14. Il semble que le Saint-Esprit ne puisse assez 11,19,1 ler combien le monde était devenu coupable à îpoque; car voici qu'il y revient encore. QueU os ont pensé que le culte des faux dieux avait iissance déjà dans ces temps reculés ; mais on ne . fonder cette supposition sur aucun mot de la g 173). C'est plus tard que nous verrons appa^ 'idolâtrie proprement dite. Avant le déluge, les is étaient idolâtres d'eux-mêmes. Fiers de leur t de leur longue vie , ils oubliaient , encore plus le font les hommes d'à présent , et qu'ils devaient et qu'ils avaient un maître dans le ciel. C'est loi ils se livraient sans réserve à leur ambition , à arice, et la forme, la plus générale sous laquelle ifestait leur impiété , c'était la violence , ToppreS' a tyrannie. Tous, de cette manière, avaient cor* leur voie, ou leur ohemint En d'autres termes, vaient dans l'égarement. Je dis tous , là où la il toute chair. Ici le mot chair signifie simplement le ; tandis qu'au verset 3 de ce chapitre , il signifie stement le péché. Ainsi donc , toute chair n'était air; c'est-à-dire que tout homme s'était entière- »erverti ; la terre était souillée de crimes , et Dieu , l cette fois à Noë , 4 20 ans avant le déluge , selon pparence , lui annonça que cette race de pécheurs Ire détruite , d'un genre de destruction dont la