UNE GUERRE. GENE
e celte bonté résolue, bien différente du laisser- XiV
de certaines gens, chez qui la bonté n*esl qu'un ^^^
toque de force et de détermination.
|S82. Abraham n'atteignit les rois que tout au nord
ipys de Canaan. Ils avaient suivi le cours du Jour-
ÎD, selon toute apparence, et ils étaient arrivés au
où fat plus tard la ville de Dan. — Il y a ici une
Ité que je ne saurais passer sous silence. La ville
DaD qui tira son nom des descendants de Dan, ar-
kt^petit-fils d'Abraham, non-seulement n'existait pas
fépoque de ce patriarche, mais encore ne fut fondée
B cinquante ans environ après la mort de Moïse; en
le qu'on ne comprend pas d'abord comment elle peut
e nommée dans un livre écrit par ce prophète. Mais
ici ce qui doit être arrivé. Moïse avait sûrement mis
le nom de la ville cananéenne qui se trouvait sur
nplacement où les Danites bâtirent, après l'avoir dé-
Hiie, la ville de Dan. On l'appelait Laïs. Et comme les
ITes, jusqu'il y a quatre siècles, ne se multipliaient pas
irrimpriôaerie, mais par des copies, il est aisé de con-
foirque, une fois et sans y songer peut-être, un copiste
(remplacé le mot de Laïspar celui de Dan, c'est-à-dire
Bicîen nom par le nouveau. II n'y aurait là rien de bien
Uraordinaire, et cette explication est tout à fait admis-
, malgré ce qu'on sait du soin extrême que les Juifs
ient dans leurs copies des Saints-Livres.
§283. Pour revenir à Abraham, bien que sa troupe 15-1
sûrement moins nombreuse que celle des chefs vic-
rieqx, il avait pour lui le bon droit et la protection du
ligueur. Les vainqueurs ne s'attendaient pas à être
Nnoivis, ils étaient embarrassés de leurs bagages, et,
kpris de divers côtés au milieu de la nuit , ils furent
Mdans une entière déroute. Abraham les poursuivit
ENÈSE MELCHISÉDEC.
XIV jusqu'à Hobar, c*esl-à-direprobablementjusqu'à ce qu'il
15-17 ^^^ P^ ^^^^ reprendre tout le butin qu'ils avaient fait, surtout leurs captifs. Pendant ce temps, le roi de Sodome avait pu se reconnaître. Sachant sans doute quer tout espoir de recouvrer ses biens n'était pas perdu, il se mit sur les traces d'Abraham et il le rencontra comme il revenait du combat. ,
18-20 § 284. Un autre roi encore vint à la rencontre d'Abraham, un roi qui n'avait figuré ni parmi les agresseurs, ni parmi les vaincus. La Bible le nomme Melchisédec, et cela veut dire roi de Justice. Elle dit qu'il était roi de Salem ; or Salem est un mot hébreu qui signifie la Paix. De plus, ce roi était sacrificateur du Dieu Souverain ;et bien qu'Abel, Noë, Abraham aient offert des sacrifices à Dieu, Melchisédec est le premier individu auquel la Bible donne le nom de Sacrificateur. Ce roi-sacrificateur, ce PRINCE DE Là JUSTICE ET DE LA PAIX arrive là tout exprès pour apporter à Abraham du pain et du vin, chose dont il ne manquait pas, puisqu'il avait dépouillé les ennemis; il vient aussi pour bénir Abraham , lui qui est le béni de Dieu, qui aurait eu plutôt vocation à bénir les rois de la terre, comme nous verrons que son petit-fils Jacob le fit quand on le présenta à Pharaon ; il vient, enfin, ce roi-sacrificateur, pour recevoir d'Abraham le plus grand de tous les hommages, puisque le patriarche lui donna la dlme du butin comme à son Seigneur 1 Et puis après cela, nous ne retrouvons plus ce nom dans toute l'histoire d'Abraham ! Il y a cerlainencment là-dessous un grand mystère. Melchisédec est quelque chose de plus que ce qu'il paraît au premier abord. Nous ne saurions, comme quelques-uns, voir en lui le patriarche Sem, quoiqu'il fût toujours «ur la terre des vivants (§ 346}; bien moins encore un des chefs de
MELCHISÉDEC. r.ENl!
race maudite des Cananéens. Lisez le psaume GX , Xl\ ,|ais dans TépUre aux Hébreux le chapitre VII , et vous jgTT) ^OQS convaincrez que si Mekîhisédec n^était pas le Fils de lui-même, il en élait l'image , ou le représenlant. n'en dis pas davantage pour rheure, etje laisse à ia lite de nos études le soin d'éclaicir ce sujet. § 285. £n attendant il n'est pas douteux que TËtern'ait voulu , par l'organe de Melchisédec , quel qu'il ît, mettre son sceau sur tout ce qu'Abraham venait de et lui accorder le plus grand bonheur qu'on puisse voir dans ce monde , celui de se sentir approuvé par Dieu. Après quoi , et dans tous les cas , il est sûr que loUie Seigneur Jésus-Chnst est le vrai Melchisédec et le yrai roi de Salem , comme il est aussi le vrai Sacrificateur. C'est de lui que nous recevons le pain et le vin de grâce de Dieu , en lui et en lui seul que nous pourous être bénis , à lui , enfin , que nous devons rendre immage de tous nos succès et de tout ce que nous posédons.
§ 286. Le roi de Sodome , quant à lui , plein de re- âi-« ^umaissance envers Abraham , offrit de lui abandonner tce qu'il avait repris aux étrangers, sauf les péril pensait peut-être qu'Abraham les garderait les réduire en esclavage et il le sollicita de ne pas Wre. Le serviteur de Dieu , jaloux de montrer qu'il fêvait point entrepris cette guerre dans des vues inté- , refusa positivement les présents du roi de So- , présents sur lesquels il avait bien quelque droit, aïs s'il était désintéressé, il était juste aussi; en PDséquence, il ne se permit pas de disposer de ce qui UNivait légitimement appartenir à Haner, à Ëscol et Mamré, les trois Cananéens qui lui avaient prêté Boours. Quant è ce que son monde avait mangé , il 4 39
INÈSE RENOUVELLEMENT DE LA PROMESSE
XIV était bien clair qu'il n'avait pas à en rendre compte.
•1^4 § 287. Cette conduite d'Abraham , qui parait toute simple, est vraiment admirable, car nous ne sommes pas habitués à voir chez les hommes tant de générosité et de noblesse d'âme. Voilà ce que c'est que d'appartenir à Dieu et à sa grâce. Abraham vient d^ètre béni , et toute sa conduite s'en ressent. Il y a d'ailleurs dans ces paroles : « afin que tu ne dises pas : 3'ai enrichi Abraham , » comme un souvenir de l'Egypte, C'était trop déjà qu'A eût été enrichi par Pharaon ; iljen avait assez de ce genre de bonheur ! Nouvelle preuve que l'Esprit du Seigneur agissait puissamment alors dans le cœur d'Abraham ; car rien n'est plus difficile à l'homme que de recevoir de ses propres fautes des leçons de sagesse.
XX¥. Renonvellement de la promesoe.
XV § 288. Dans ce même temps, Abrahiim fut favorisé i d'une nouvelle révélation du Seigneur, révélation dont les circonstances sont pleines d'intérêt. L'Eternel se manifesta à Abraham sous une forme visible , sans que nous puissions déterminer comment, et il lui fit entendre ces douces paroles: « Abram, ne crains point; je suis ton bouclier et ta très-grande récompense. » Soit que le patriarche éprouvât une émotion bien naturelle en voyant la gloire divine , soit que le Seigneur voulût lui rappeler la coupable timidité qui l'avait si mal conduit en Egypte, il commença par lui dire : a Ne crains point. Je t'ai adopté pour mon enfant, et non-seulement je ne viens point avec des menaces , mais c'est pour te bénir que me voici. N'as-tu pas fait tout à l'heure l'expérience de ma grâce? N'est-ce pas moi qui ai été ton bouclier
RENODTELLfiMENT DE LA PROMESSE. GENES
dans la guerre contre les rois , et ne dois-lu pas comp- XV ter que je te garderai et te défendrai toujours de la ~[ même manière? Tu as eu raison de refuser les présents du chef de Sodome; car c'est moi qui me charge de te récompenser: mon approbation, à elle seule, est le plus grand des salaires. » Oh! que bienheurex est l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur et qui cherche en lui seul la rémunération! Bienheureux celui qui se sent approuvé en sa conscience de la part de Dieu , après quelque grande détermination , comme le fui Abraham à cette époque!
§ 289. Enhardi par ces paroles encourageantes , 2, 3 Abraham fait sa plainte au Seigneur, ainsi qu'il convient à ses enfants. Il ne murpiure pas contre les voies de la Providence : mais pourtant il s'étonne de ce qu'elles ont d'obscur et il en demande à Dieu lui-même l'explication. 11 y avait environ huit ans qu'Abraham était au pays de Canaan et que Dieu lui avait parlé de postérité ; or maintenant encore il était sans enfants ! Si donc il continuait d'en être privé et qu'il vînt bientôt à mourir, Ëiihézer, le plus ancien , ou du moins le principal de ses serviteurs , deviendrait naturellement son héritier, c'est-à-dire le chef de toute cette tribu qui marchait sous son commandement. Etait-ce bien là l'intention de l'Eternel? Voilà cp qu'Abraham demande au Seigneur, tout prêt, semble-t-il, à adopter Elihézer pour son fils, si telle est la volonté d'En-Haut.
§ 290. Dieu aime que ses enfants lui ouvrent leur 4-5 cœur tout entier, qu'ils déposent leurs doutes dans son sein et qu'ils lui demandent de leur faire connaître ses intentions. Je n'en veux pas d'autre preuve que la réponse, pleine de bonté, qu'il fit à Abraham. « Non, ce n'est pas Ëlihczcr qui sera ton héritier, mais ce sera
GKlfÉSB RENOUVELLEMENT DE LA PRO»
XV Um propre fils. « Puis , le faisant sortir d(
^ montre , au milieu d'une belle nuit de l tout parsemé d'étoiles : ainsi , lui dit-il , rite. « Et Abraham crut à l'Eternel , et imputa à justice. »
0 § 291 . Cette parole, à laquelle je m'arr
plus importantes de la Bible. Elle nous stitua la justice d'Abraham ; ou , en d'au qui le rendit juste devant Dieu. Quoique chex lui, dans deux occasions surtout débonnaireté , de désintéressement, d< et , pour tout dire en un mot , une grande à des habitudes pieuses, ce ne furent po là qui le rendirent juste aux yeux de Di ces bonnes œuvres , nous avons dû rec braham commit divers péchés, et Dieu cœurs et qui est parfait en sainteté , a p perfection, ou autrement du péché, j vertus du patriarche. Mais par où il fut t( ble à Dieu , ce fut par sa foi. La foi , dispense pas des bonnes œuvres , puisqi les produit , comme nous l'avons remar pas une œuvre qui tienne lieu , à elle s les autres; elle n'est pas proprement 1 Dieu l'impute , ou la compte à justice, juste celui qui croit; c'est-à-dire qu'il 1 péchés. Ainsi furent justes , Abel , Enoc ham et tous ceux qui , dans ces temps a à l'Eternel et à ses promesses. Or nous nos jours encore , il n'y a pas d'autre me devant Dieu.
7 8 § 292». Après cela , le Seigneur rapp que s'il l'a fait sortir du pays de ses p U2
RENOUVELLEMENT DE LÀ PROMESSE. GÊNÉS
oer la terre de Canaan , et là-dessus Abraham XV de au Seigneur de lui accorder quelque signe de .f^ aesse; Assurément , ce n'était pas par incrédulité ; le même que Dieu avait donné Tarc-en-ciel à Noë, im désirait aussi, pour raffermissement de sa e quelque marque visible lui fût comme un sceau me des arrhes de ce qui lui était promis.
3. Alors, sur Tinvitation du Seigneur, Abraham 9-11 î des sacrifices extraordinaires pour le détail
Is je renvoie à la Bible. La journée entière se ans l'attente de ce qui allait arriver. Que faisaient ictimes partagées en deux? c'est ce qu'Abraham înait peut-être mieux que nous. Pourquoi nous arlé de cette circonstance bien simple après tout, 5 oiseaux vinrent se jeter sur ces bêtes mortes et 'aham les chassa? Quelques personnes ont cherché îs explications; quant à moi, j'avoue que je ne , voir qu'une seule chose : c'est qu'Abraham fut ngtemps en suspens , qu'il ne perdit pas un instant les victimes dont il avait répandu le sang par la î de Dieu , enfin qu'il veillait à ce que rien ne vint X son sacrifice. Il y a là certainement de l'instructur nous , et je pense qu'avec l'aide de Dieu mes s la découvriront d'eux-mêmes.
4. Gomme le soleil se couchait , Abraham tomba i2-i( n profond assoupissement. Il lui sembla que des
es fort épaisses l'enveloppaient ; son cœur tresi'une vive émotion , et la voix de l'Eternel lui mdre des choses qui durent l'étonner et l'émouicore plus que tout le reste. Il lui fut dit que sa té , cette même postérité à laquelle Dieu prometpays de Canaan pour toujours , demeurerait peauatre siècles dans un pays qui ne lui appartien- U3
ENÊSE RENOUVELLEMENT DE LA PROMESSE
XV drait point ; qu'elle y serait opprimée ; puis , qu'elle se 12-16 verrait délivrée et enrichie, tandis que ses oppresseurs seraient châtiés de la main de TEtemel ; enfin , qu'à cette même époque les descendants d'Abraham rentreraient au pays de Canaan , pour en chasser les Amorrhéens dont l'iniquité serait alors parvenue à son comble. — N'est-il pas vrai qu'il dut y avoir quelque chose de bien saisissant pour le patriarche d'entendre ainsi le Seigneur lui faire l'histoire d'un peuple dont pas un individu encore n'était au monde ; sans comp-
15 ter ce que Dieu lui dit en passant sur sa propre mort? Faut-il que j'attende d'être arrivé à la fin de la Genèse pour faire voif à mes letteurs comment cette prédiction s'est accomplie? N'ont-ils pas plus d'une fois entendu parler de la servitude d'Egypte , de la délivrance qu'obtinrent les enfants d'Israël et de la conquête qu'ils firent du pays de Canaan sous Josué? Qu'ils admirent donc , dés à présent , la toute science de ce Dieu qui voit la fin des choses avant leur commencement, et disonsnous qu'il en est de chaque enfant de Dieu , comme du peuple d'Israël. Nos destinées sont entre les mains du Seigneur ; s'il permet que nous soyons éprouvés un peu de temps , il sait bien quelle issue tout cela doit avoir pour ses élus.
§ 295. Il ne se peut, non plus, que vous n'admiriez la clarté de cette prophétie , et pourtant elle renferme sur un point particulier une obscurité vraiment trèsgrande. Il semblerait à la lire que le peuple d'Israël devait être esclave de l'Egypte pendant quatre cents ans. Or, non-seulement, il ne fit pas un aussi long séjour dans les domaines de Pharaon , mais encore il s'en faut de beaucoup qu'il y ait été constamment opprimé. Voilà une erreur grave , diront quelques-uns , et la Parole de
RENOUVELLEMENT DE LA PBOMESSE. GÊNÉ
^Diease trouve en défaut Sur quoi, je ferai remarquer XV -d'abord que cette erreur apparente est une preuve mani- j^^ festede rauthenticité de la prophétie. Celle-ci était pres- ^qne complètement accomplie aux jours de MoTse. Or 4kise savait sans doute aussi bien que nous , et le temps i^qœ le peuple dUsraël avait passé en Egypte , et celui rpendant lequel les Pharaons l'avaient opprimé. Si donc il a dit 400 ans , c'est parce que le St.-Esprit lui a fait apporter la chose en ces termes et parce que l'Etemel savait effectivement dit à Abraham quatre cents ans. ^Ensuite, le Seigneur, en s'exprimant ainsi , ne s'est sûhttnent pas trompé ; mais c'est nous qui nous trompons ^qoand nous supposons qu'il n'a voulu prophétiser que * séjour en Egypte et la dure servitude à laquelle les Miants d'Israël y furent assujettis. Si , par exemple , Ifeu a entendu annoncer que , jusqu'à leur sortie d'E- Opte, les fils d'Abraham, héritiers de la promesse, ne fosséderaient pas le pays de Canaan ; qu'après y avoir sécu un certain temps sous le bon plaisir des Cananéens, ft devraient s'établir en Egypte et s'y voir persécuter psqu'à ce qu'une grande délivrance vînt les tirer de là , filors tout s'explique ; car, en effet, il s'est écoulé quatre iècles environ depuis le moment où cette prophétie fut prononcée jusqu'à Moïse. Et voilà comment l'obscurité e dont elle fut enveloppée en fait ressortir la vérité, reste, je comprends très-bien que Dieu , qui est just jaloux de sa gloire , ne doive jamais révéler aux mes les choses à venir de manière à ce que l'avenir ail plus de secret pour eux. C'est pourquoi , lorsqu'il it Tépocpie à laquelle certains événements arrî- (ront , nous pouvons compter que la prophétie sera içue en termes tels qu'on ne puisse pas , avant l'acplissement, la comprendre dans toute son étendue.
ENÈSE RENOUVELLEMENT DE LÀ PROMESSE
XV § 296. Quand Abraham eut reçu de Dieu cette pa- ^ rôle prophétique, le soir était venu, et il se fît une nouvelle merveille qui , jointe à tout le reste , dut laisser dans l'esprit du patriarche une impression ineffaçable. Au milieu d'une profonde obscurité , des brandons de feu , comme ceux qu'on sortirait d'une fournaise, se mirent à courir au milieu des victimes qu'il avait immolées et partagées, et, à ce qu'il parait, sans les consumer. Belle image , n'est-ce pas, des délivrances dont Israël serait l'objet selon la prophétie, aussi bien que du niot étemel que la grâce de Dieu promet à ceux qui croient. Le feu de l'enfer ne saurait les atteindre , car l'Etemel les a pris à lui et il les garde. 18-21 § ^97- Tels furent les signes que l'Eternel donna à Abraham. Voilà comment il ratifia son alliance ou ses promesses. A cette occasion , il lui répéta , pour la troisième ou quatrième fois , qu'il pouvait compter que sa postérité habiterait un pays qui lui appartiendrait en propre. Cette contrée , appelée le pays de Canaan , devait être occupée d'abord par diverses peuplades qui sont nommées en cet endroit. Parmi elles vous voyez figurer les Cananéens proprements dits et les Amorrhéens, dont il est fait mention au verset 16. Après quoi , le Seigneur détermine l'étendue qu'aurait la terre d'Israël. Au nord-est l'Euprate et au sud-ouest le fleuve ou torrent d'Egypte. On pense généralement qu'il faut entendre par ce dernier le Rhinocolure ou El-Arisch , et non pas le Nil, Nous verrons plus tard, qu'au temps du roi Salomon , le pays d'Israël eut effectivement ces limites extrêmes, formant une longue zone du sudouest au nord-est.