‹ Études élémentaires et progressives de la parole de DieuChapitre 69 sur 229 · XXVI. Agar et Isma^l · texte numérisé non relu

XXVI. Agar et Isma^l

§ 298. Depuis celte grande visii^n d'Abraham, deux XVI innées s'écoulèrent sans qu'il se passât rien de nouveau, ^t^ Vfais alors Saral , sa femme , forma un malheureux des* >ein qui put la séduire par son apparence de généro^ site y mais qui n'en fut pas iBoins pour elle , la toute première, une source de profonds chagrins. Comme elle n'avait toujours point d'enfant, il lui vint à l'esprit de donner elle-même à Abraham une autre femme et d'adopter les enfants que cette femme aurait de lui. Ainsi , pensait-elle , s'accomplira la promesse qœ Dieu a faite au patriarche , et peut-^tre se figurait-elle agir en cela par la foi. Ce qui pouvait contribuer à son illusion, c'est que l'Etemel avait bien déclaré qu'Abraham aurait pour héritier un fils, mais il n'avait pas dit qu'il aurait ce fils de SaraY. Or, ce que la femme d'Abraham ne comprenait pas, c'est que Dieu n'a jamais besoin de nos fautes pour accomplir sa volonté, et que, aussi longtemps qu'elle vivrait, Abraham né pouvait sans péché avoir des enfants d'une autre que d'elle ; car c'est une relation fort sainte que celle du mariage,

§ 299. Abraham; vrai fils d'Adam , obéit à la parole de sa femme, comme Adam avait obéi à celle d'Eve (§ 107). On ferait, je crois, le plus grand tort au patriarche , si on Taccusait de s'être laissé entraîner par une passion criminelle. Quand on pense oombien, dans l'Orient et de tout temps, l'usage voulait que les femmes vécussent entre elles et les hommes ausçi entre eux, il est à savoir si Abraham avait seulement jamais fait attention à Agar, au milieu des servantes de Saraï, Dansi

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