DESTRUCTION DE SODOME. GENJSS
jiairiarche ce qu'il allait faire , el il est très-intéressant XVIII de remarquer par quels motifs il lui accorda cette £sr- i^^ veur. En toute première ligne, ce fut par la raison même is qu'Abraham était Théritier des promesses de 4)ieu ; d'où nous voyons comment le Seigneur se plaît à combler de grâces ceux qu'il a reçus en sa grâce. Puis c'était parce qu'il était sûr que la piété d'Abraham était véritable. Il ne manquerait pas de l'inculquer à ses enfonts, et il se montrerait digne ainsi de la vocation que 0ieu lui avait adressée.
§ 3S7. C'est une expression bien remarquable que 20 celle. qui se trouve en ce verset. Lesî péchés des hommes sont représentés comme ayant tous une voix que Dieu entend du lieu de sa demeure. Ohl qu'il doit être horrible le cri que produit la multitude des péchés qui se commettent à chaque instant ici-bas ! Que de mensonges, que de disputes, que de fraudes, que d'impuretés, et, même que de vols et de meurtres qui souillent le monde sans relèche et dont la voix accusatrice s'élève devant Dieu ! En vérité , il n'est pas surprenant que ses châtiments sepromènent sur la terre; il faut s'étonner plutôt de sa patience incompréhensible t
§ 328. Cependant , l'Etemel a montré dans tous les ^i temps, par de grands exemples, qu'il n'est point indifférent au péché. C'est ce qu'indique cette manière de parler : a Je descendrai et je verrai maintenant... » La corruption des habitants de Sodome et des villes voisines était devenue telle, que Dieu déclare ne pouvoir la souffrîr davantage. S'il avait promis de ne plus détruire le genre humain par un déluge, il ne fallait pas que les impies pussent imaginer que leurs crimes demeureraient impunis. Sans doute que la justice divine ne s'exerce pas tout entière ici-bas ; mais il est nécessaire que Dieu 464 1*
Ef^ÈSE DESTRUCTION DE SODOMB.
XVIII la rappelle de quelque manière aux hommes, inf p^ ^ tés j hélas ! à la mettre en oubli. (Test ce qu*ii se pftp sait de foire en frappant les habitants de SodoiDdj^ quoiqu'il ne le dise pas expressément à Abraham^ dp ci connaissait trop bien leurs désordres pour ne |i comprendre tout de suite de quoi il s'agissait. ^
23 33 g 329. Alors vint une des plus belles prières (fQMJ Bible nous ait conservées. C'est ce qu'on appelé j prière d'intercession; c*est-à-dire une de ces or lesquelles nous implorons la grâce de Dieu sur àh que sur nous. Rien, dans la Parole , ne nous < croire, comme le pensent les catholiques romains, ^ les fidèles trépassés prient pour nous. Il n^ a dan^j ciel qu'un seul Intercesseur pour les hommes, ^ Jésus-Christ ; mais il est certain, d'un autre d6té, ij les fidèles qui sont sur la terre doivent intercéder i près du Seigneur en faveur de leurs parents, deiè| Hmis, de leurs ennemis, de tous les hommes, pool qu'ils soient vivants , car nous ne pouvons pas {M ï)our des morts.
§ 330. Nous apprenons par la prière d'Abrahan qu'est la vraie prière. C'est un entretien de Pi fidèle avec son Dieu. Elle ne consiste pas, comme <p ques-uns le pensent; en de beaux et de longs diso^l C'est quelque chose qui est beaucoup plus à la pod de tout le monde qu'on ne le croit communément. Il 1er à Dieu et écouter ses réponses ; voilà la prière. Dieu ne nous répond plus d'une voix qui frappe i oreilles, il nous répond dans le cœur par sa Parole, Bible, et par son Saint-Esprit ; souvent aussi il dirije événements de manière à nous faire connaître cU ment sa volonté.
§ 334 . Nous apprenons aussi de la prière d'Abrat K)2
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