FUITE DB JACOB. CBM
iteè^ que notre foi et nos prières n'attirent sur HVII ilDQgles gr&ces d'ea-haut qu'autant qu'elles nous vien- ^ pelles-mêmes du ciel.
.] § 435. Alors Jacob entendit Celui qui était au-dessus l^i'
jb l'escalier s'annonçant comme l'Etemel , le Dieu d'Â-
Mam et le Dieu d'Isaac. C'était donc bien le même
vedevant qui Abraham s'était prosterné dans ce lieu
862) et qui avait daigné se révéler personnellement à
Or, l'Eternel, fidèle à ses promesses, après avoir
'H^té à Jacob celles qu'il avait faites à ses pères, en
de particulières à Jacob et de bien précieuses.
^ h sais avec toi ; je te garderai partout où tu iras , et
* ferai revenir en ce pays. Car je ne t'abandonnerai
fmi que je ne t'aie fait ce que je t'ai dit. » Bien que
jfes promesses eussent essentiellement pour objet de con-
Krier Jacob , elles ont de quoi réjouir tout enfant de Dieu.
h efiet , si nous appartenons au Seigneur , nous ^mmes
trs qu'il est avec nouS; qu'il nous garde, qu'il nous
btroduira dans son royaume , qu'il ne nous abandon-
era pas jusqu'à ce qu'il ait accompli en nous toute
œuvre de son bon plaisir; c'estrà-dire qu'il ne nous
bandonnera jamais.
§ 436« Quels vont être les sentiments de Jacob à son 16, i 6veil? D'abord un sentiment de surprise. Habitué qu'il tait à adorer Dieu au pied des autels que son père et OQ aïeul avaient érigés , il partageait , dans une certaine lesure , le préjugé si commun parmi les hommes , que I Seigneur ne manifeste pas également sa présence ans tous les lieux. Il lui avait semblé qu'en s'éloignant e la maison paternelle^, il s'éloignait du Dieu de ses hres , comme on voit des personnes qui , en perdant de le le clocher de leur village , oublient bien vite les incipes religieux qu'elles sucèrent avec le lait. Mais le SI09
nÊSE FLITE DE JAGOB.
X^UI Seigneur voulu! faire comprendre à Jacob cpill devait 0. 17 le servir quelque part qu il allât , et que partout il pourrait être Tobjet de ses grâces.
§ 437. Quelle joie c'eût été pour le fils d'Isaacs'il avait, à cette époque, possédé une foi plus vivante, el s'il n'avait pas eu, au contraire, la conscience chargée des péchés qui étaient la première cause de sa fuite! Aô lieu de cela , il eut peur. Ce lieu lui parut redoutable. 11 rappelle pourtant la maison de Dieu, et ce qu'il a vq c'est le ciel même qui s'est ouvert devant lui. Pauvre Jacob! Le Seigneur ne vient à toi qu'avec des promesses, et tu trembles ! Tu as vu la maison de Dieu , le ciel , et non pas Tenfer, et toutefois tu t'effraies! Encore, cette crainte vallait-elle mieux que Tindifférence et TendurcissemenU Ce fut peut-être alors que Jacob eut les premières pensées vraiment sérieuses. Nous ne l'envisagerons pas comme converti à Dieu dès cet instant , mais voici pourtant quelques bons symptômes.
6-23 § 438. Je les vois dans le soin que Jacob prend de consacrer solennellement le lieu où il avait eu cette vision , dans le nom qu'il lui impose , dans le vœu qu'il lait à TEternel. Prenant la pierre sur laquelle il avait placé sa tète , il la met en évidence ; puis il y répandue l'huile pour la consacrer, ou simplement pour la pouvoir reconnaître plus tard. Après quoi il nomme ce lieu Bélhel, mot qui se compose de deux mots hébreux : El que nous avons déjà vu entrer dans la composition du nom d'Ismaël (§ 307) , et qui signifie Dieu , puis Beth qui veut dire une maison ; en sorte que Bélhel c'est la maistm de Dieu, J'ai déjà rappelé que ce fut le premier endroit où Abraham avait élevé un autel au Seigneur (Chap. XII, 8). Ënfm, par un vœu solennel, Jacob consacre à Dieu sa personne et ses biens. Il le fait en des termes qui
FUITE DE JACOB. GENl
tiieDt donner lieu de croire qu41 doutait quelque XXVl K de la vérité de sa vision; mais le si qu'il emploie ^JT^ Qtétre envisagé comme un équivalent de la conjonction Les paroles de Jacob reviennent d9nc à ceci : [QuaiKl l'Ëlemel m'aura fait ce qu'il m'a promis , cer- Dt je me donnerai à lui avec tout ce que je posai. » Ce n'est pas à dire que, dans tous les cas, ne homme ne se doive au Seigneur; mais il est sûr pins il nous fait de grâces , plus nous lui avons ations; puis , il est avéré qu'il n'y a que ceux qui kl reçu ses bénédictions spirituelles qui se consacrent Mablement à lui.
{439. C'est d^ailleurs une bonne chose que de fixer ^ des signes extérieurs le souvenir des temps et des m où le Seigneur nous a fait quelque grâce. Seuleint il faut prendre garde que notre religion ne soit ite en solennités et en monuments. Surtout , il faut e ces signes extérieurs correspondent à des réalités, i c'est contre ces deux règles que pèche grandement Kligion des catholiques-romains. Leurs cérémonies , nombreuses , ne correspondent quelquefois à rien de H; par exemple, la fête de l'Assomption de Marie; même celles qui se rattachent à quelque vérité, it instituées et célébrées de telle façon que la vérité parait sous ce qui en est le signe ; par exemple , le le de la croix qui ne remplace que trop souvent la ^ m Jésus-Christ crucifié. Lorsque Jacob dit : * Cette re sera la maison de Dieu, » il n'entendait pas e chose sinon que cette pierre lui rappellerait qu'en léme endroit il avait vu le Seigneur dans sa gloire. 1 comme lorsque Jésus-Christ a dit : a Ceci est mon