JACOB QUITTE LABAN. GENES
méprisassent et qu'elle-ne leur fût pas d'une utilité per- XXXI sonnelle ; tandis que sur Canaan reposait une malédic- ^ tion positive (§ 232).
§ 467. Pour revenir à Jacob, Laban l'atteignit donc ^^-35 sur la montagne de Galaad, qui se trouvait dans la con- Irée à l'est du Jourdain ; mais grâce à la protection de Dieu, Laban, averti par un songe, s'approcha de son gendre, tout réconcilié avec son départ. Seulement il se plaignit de Tenlèvement de ses idoles et de la fuiteclandesiine de Jacob. Sur le dernier de ces points, le patriarche répondit qu'il avait craint la violence de son beau-père; sur le premier, il consentit à lui livrer les coupables quels qu'ils fussent, car il ignorait absolument qu'on lui eût rien pris, et, s'il Tavait su, il l'aurait sûrement empêché. Alors Laban s'étant mis à fouiller partout, Bachel prétexta une indisposition, et, menteuse comme ses dieux, elle parvint, hélas! à cacher les idoles que son cœur aimait, parce qu'il était à Satan et non à l'Etemel.
§ 468. Jacob, qui ne se fiait pas aux apparences de 36-4^ douceur que montrait son beau-père, s'imagina peut-être qu'il avait prétexté cette accusation pour autoriser des projets de violence. Enflammé d'une coupable colère, il se mit à accabler Laban des plus vifs reproches. 11 est sûr qu'il avait été indignement traité par lui ; mais enfin Laban était son peau-père , et Jacob était tenu tout au moins à lui témoigner des égards. Après avoir demeuré vingt années chez lui et épousé ses filles^ il devait s'efforcer de le quitter en paix, car il n'était pas probable qu'il le revit jamais dans ce monde.
§ 469. Tout méchant qu'était Laban, il n'avait pas 43-5 cependant banni de son cœur les affections d'un père envers ses enfants. C'est ce qu'il fit sentir à Jacob, en