‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 101 sur 286 · LA CHARITÉ ET L'HUMILITÉ · texte numérisé non relu

LA CHARITÉ ET L'HUMILITÉ

(Roïhäins 42 : 13-15; 16.) lié. Il n’y a que l’amour pour réaliser ces merveilles. Lui seul peut faire que, passionnés comme nous le sommés de liberté, nous nous livrions entre les Mains dé Dieu; que, si fort attachés au présent et répugnant si fort à toute douleut, nous puissions nous réjouir dans la souffrance, ét, par cette joie, ne presque plus sentir nos peines; que, nous enfin, qui ne goûtons volontiers que la compagnie de ceux qui flattent nos passions, nous en venions à estimer au-dessus de tout, et à rechercher par nos prières la sainte société de Diéu! Et si nous aimons Dieu, comment n’aimerons-nous pas ceux qui sont nés de lui?

4169. (43-15.) D’une exhôrtation à la piété, qui n’est autre que l'amour de Dieu, il est donc facile de revenir à l’amour des frères, ou de ceux que l'Evangile appelle les saints. Si nous les aimons, il est sûr qué nous ne les laisserons pas dans le besoin. La bienfaisance et l’aumône rentrent ainsi dans la charité, bien que ce ne soit pas toute la charité (1 Cor. 43 : 3). Les étrangers auront aussi part à nôtre affection, et quand ils sé réclameront de nous, nous ne les repousserons pas : c’est le propre de l’hospitalité. Les hommes mêmes qui nous persécutent seront les objets de notre bienveillance : nous leur rendrons bénédictions pour malédictions ; car, en général, le disciple de Jésus ne sait pas maudire. Du reste, nos cœurs doivent être animés d’une telle sympathie, qu’oubliant nos propres douleurs, nous sachions nous réjouir de ce qui fait la joie de nos frères, et qu'oubliant aussi nos sujets de joie, nous sachions pleurer avéc ceux qui pleurent. Tout cela doit partir du cœur et ne pas consister en vaines grimaces,

comme il arrive chez les gens du monde, si habiles à se déguiser. Que ce ne soit pas non plus cette sympathie qui n’est due qu’à un secret retour sur soi-même; égoisme qui nous ferme le cœur, sil s’agit de maux dont nous pouvons nous-croire à l’abri, ou qui y soulève des mouvements d'envie, s’il s’agit de biens auxquels il nous semble que nous aurions autant de droit que personne.

4170. (16.) La perfection de la charité, de la sympathie, de Punion dés cœufs, consisterait à ce qu'il y eût entre tous, au milieu de différences extérieures inévitables, une Re communauté de pensées et de sentiments, surtout dans l'estime qu’on fait les uns des autres. L’acheminement à cet idéal, c’est encore Phuilité. Pour marcher d'accord avec un énfant, il faut qu’on se metté à : son pas; pour être avec lui la main dans la main, il faut qu’on se baisse, car il ne saurait se hausser. Ne rechérchons pas les choses que les hommes réputent élevées, grandes, magnifiques; ténons- nous plutôt ANA EER qu ils

14 Ex

SOUMISSION A CÉSAR. 191 (Romains 12 : 17-21. 183 : 1-5.)

appellent petites et qui sont humbles. Ne soyons pas fiers de notre prétendue sagesse; et, quant à la vraie, ne croyons pas qu’elle réside en nous seuls ou que nous en ayons la meilleure part, De cetie manière, nos yeux, nos cœurs, nos mains se rencontreront plus aisément : car si tous s'élèvent, chacun voudra monter le plus haut; mais si tous s’humilient, un même niveau les trouvera prosternés la face contre lerre.

AATA (17-21.) Supposez donc un homme humble et charitable tout à la fois : impossible qu’il rende à quelqu'un mal pour mal ; rappelez-vous David et Scimhi. I] aime trop son prochain etil a trop à cœur la gloire de Dieu pour nourrir desintentions malveillantes, lors même qu’elles sembleraient se justifier par le mal qu’on lui a fait. Non content de cela, il s'efforce d’être en paix avec tout le monde. Ce n’est pas toujours possible, car nous ne devons pas acheter la paix aux dépens de Dieu et de nos devoirs; mais tout ce que la charité et l'humilité peuvent conseiller de renoncement à sa propre volonté, à ses propres intérêts, à son propre repos; tout ce qu’elles savent dicter de bons procédés, de support, de patience ; tout cela doit être mis par nous en usage, afin d’avoir la paix avec tous les hommes. C’est pourquoi nous nous garderons de toute vengeance, car ce serait accepter la guerre et la prolonger; au lieu de cela, nous laisserons agir la justice de Dieu, nous lui ferons place en quelque sorte, comprenant bien que la vengeance est une usurpation sur ses droits souverains. Loin done de rendre le mal pour le mal, nous rendrons plutôt le bien pour le mal, et, de vaincus que nous paraissions, nous sortirons vainqueurs de cette lutte; nos ennemis se sentiront comme brülés par notre amour, et à force de leur faire du bien, nous finirons peut-être par surmonter leur malveillance.

4172. (43 :1-5.)Iln 'est pas de devoir sur lequel la Parole de Dieu soit plus explicite que sur la soumission qui est due aux autorités civiles. « Rendez à César ce qui est à César, » avait dit notre Seigneur. lei, l’exhortation se formule en des termes plus généraux, afin qu’elle puisse s'appliquer à tous les temps et à tous les lieux. Dieu veut la société; celle-ci suppose un ordre établi, et Pordre ne peut subsister que sil Y a quelque autorité qui le maintienne ; cor adition d'existence nt ‘indispensable , que le plus mauvais gouvernement vaut

bsence de tout gouvernement, où que ce qu’on appelle one par Ja volonté de Dieu qu’il y a des autorités qu ence, ceux qui résistent à l’autorité résistent

Page 1