‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 102 sur 286 · DEVOIRS GÉNÉRAUX ENVERS LE PROCHAIN · texte numérisé non relu

DEVOIRS GÉNÉRAUX ENVERS LE PROCHAIN

(Romaïns 13: 6,7; 8-16.)

à l'ordonnance de Dieu ; ils pèchent et s’exposent aux coups de la justice divine. Le magistrat est établi pour réprimer le mal qui abonderait dans la société et la détruirait bientôt, s’il n’y avait des lois et des juges. Sous ce rapport, on peut dire avec le Saint-Esprit, que ceux qui nous gouvernent, quels qu’ils soient, sont serviteurs de Dieu pour le bien de tous. De là résultent deux choses : la première, que, si nous sommes des citoyens paisibles et soumis, nous n’aurons généralement rien à craindre de l’autorité; la seconde, que nous devons lui obéir, non pas seulement à cause de l’épée qui est en sa main, mais encore par moûf de conscience, à cause de l’origine de son pouvoir. Mais si le prince, s’opposant à l’autorité divine, exige de nous le contraire de ce qu’elle veut, que ferons-nous ? La réponse se trouve ailleurs (Actes 5 : 29). Et s’il nous persécute à cause de notre foi? Nous prierons pour lui; et, afin de surmonter le mal par le bien, loin de nous révolter, nous montrerons un véritable empressement à obéir en tout ce qui n’est pas immoral. Or, remarquez qu’au temps de l’Apôtre les Juifs subissaient le joug d’une puissance étrangère à laquelle plusieurs pensaient que la religion même leur ordonnait de se soustraire ; les Romains, de leur côté, n’avaient été délivrés de la tyrannie des Tibère, des Caligula et des Claude, que pour tomber sous celle d’un Néron.

4173. (6, 7.) Ils étaient lourds aussi les impôts et les péages qui pesaient alors sur les ressortissants du vaste empire romain, et il y aurait eu immensément à dire, même au point de vue moral, sur emploi qu’on faisait des sommes énormes qui entraient dans le trésor public, ou enrichissaient les agents du fisc. Or, sans prétendre que des citoyens n'aient, dans aucun cas, à se faire rendre compte des deniers publics, ce que la politique moderne a introduit en maints royaumes, la Parole de Dieu exige que nous contribuions sans murmures aux charges de la société, et que nous voyions surtout le côté par lequel ces charges sont un vrai bien, puisque c’est par le produit des impôts et des péages que l'Etat pourvoit au maintien de l’ordre public. Non-seulement nous payerons loyalement les impôts; mais, ce qui est souvent plus difficile, nous aurons pour ceux qui nous gouvernent la crainte et le respect qui sont dus à leurs fonctions et à leur rang : c’est ainsi que nous leur rendrons tout ce qui leur appartient.

4174. (8-16.) Du reste, nous nous devons tous beaucoup les uns aux autres, et il faut que nous ayons à cœur de nous acquitter envers chacun, sans rien redevoir à personne. Sur un point toutefois, nous

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