‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 104 sur 286 · CONDESCENDANCE POUR LES FAIBLES · texte numérisé non relu

CONDESCENDANCE POUR LES FAIBLES

(Romains LÆ:1-23, 15% : 1-4.) nous-mêmes à cet égard. Ne regardons pas comme un bonheur de pouvoir toujours nous satisfaire, et ne craignons pas les privations par lesquelles les convoitises de notre chair sont mises sous une utile et sévère discipline.

AAT6. (44 : 1-93; 15 : 1-4.) Cest ici la quatrième fois que | P'Apôtie revient sur un dévolé dont la valeur résulte de l’insistance même qu'il y met [3974, 3981, 3987]. Il faut dire que personne n’était mieux placé pour le recommander, non-seulement parce qu’il eut souvent l’occasion d'appuyer de son exemple le précepte, mais encore parce qu’il s’en faut de beaucoup qu'il fût un de ces faibles qu’il recommandait à la condescendance de leurs frères. Par les faibles en la foi, il entend ici, comme ailleurs, ceux qui, comprenant difficilement les principes de la liberté chrétienne, ne pouvaient se faire à l’idée que ce qui avait été déclaré impur par la loi de Dieu (certains aliments par exemple), pût cesser d’être impur, ni que les choses jadis saintes, selon cette même loi, n’eussent pas conservé une sainteté particulière. Il faut bien considérer ce point, afin qu’on ne pense pas qu’il eût envisagé comme une simple faiblesse, d’estimer, par exemple, qu’on peut en certaines occasions haïr ses ennemis, ou se soulever contre l'autorité, ou avoir quelque indulgence pour ses penchants charnels. Mais avéc une foi vraie, vive et sainte, avec une foi sur bien des points fort éclairée, on peut conserver des faiblesses du genre de celles que Paul avait en vue; comme serait parmi nous l'importance qu’on attache à Certains jours de fête, aux murs des temples, au costume des officiants, au chant des psaumes ou à celui des cantiques, à l’usage des liturgies dans le culte, faiblesses d'autant moins excusables qu'il n’y a pas ici de loi de Dieu à alléguer pour leur défense, mais faiblesses néanmoins qu’il faut savoir ménager.

4177. Au surplus, ces faiblesses des fidèles ne peuvent porter, on le conçoit, que sur des chôses pour lesquelles il n’y à ni injonctions, ni prohibitions expresses du Seigneur. L’Apôtre en cite deux qui consistaient, l’une à ne se nourrir que de légumes, plutôt sans doute que de s’exposer à manger des viandes consacrées aux idoles; l’autre, à estimer certains jours particulièrement saints, selon des ordonnances antérieures qui n'avaient pas été formellement révoquées par Jésus-Christ. Il suppose d’ailleurs évidemment que ces erreurs, légères en soi, n’étaient pas aggravées par l’erreur judaïsante au sujet de laquelle il avait dû écrire aux Galates toute une lettre. Ce n’était pas pour pouvoir être sauvés que ceux-là ne mangeaient pas de viande, ni que ceux-ci ju

GONDESGENDANGE POUR LES FAIBLES. 195 (Romains 14: 1-192,)

péaient un jour au-dessus de l’autre. [ls croyaient tous être par là plus agréables au Seigneur qui les avait rachetés. (est un premier point qu'il faut noter soigneusérnent; car si nous devons, dans une certaine mesure, condescendre aux infirmités de tout le monde, il s’agit surtout de condescendre à celles de nos frères en la foi. Ainsi, lorsque dans une Eglise composée généralement de gens pieux, bon nombre d’entre eux tiendraient, par faiblesse de foi, à certaines pratiques non expressément contraires à l'Evangile, 1l serait bon d’user envers eux Ju support que recommande l’Apôtre; mais si le maintien de ces pratiques était réclamé par une multitude ignorante et incrédule, dans l'intérêt de ses habitudes hypocrites et formalistes, il y aurait certainement de tout autres devoirs à remplir. u

4478. (14 : 1-19.) Cela posé, nous ne devons faire aucune difficulté de recevoir dans l'Eglise ceux qui ont des faiblesses compatibles avec la foi, de leur ouvrir nos maisons, de leur témoigner en toute rencontre que nous les tenons pour frères, d’y mettre même un empressement particulier, évitant surtout d’entrer avec eux dans des disputes d’opinions, comme dit l’Apôtre. Non que nous ne devions chercher à les éclairer s'ils nous questionnent ou si l’occasion s’en présente naturellement; mais il ne faut pas nous croire obligés de les amener à nos convictions, comme si les différences qui nous séparent étaient fort essentielles. Après quoi, nous devons éviter de mépriser celui qui est faible en la foi (3), comme il lui ést interdit, à son tour, de condamner ceux qui, plus éclairés, ne se font pas les mêmes scrupules que lui.

4479. Les motifs à en user ainsi, sont d’un ordre très élevé. Si nous devons accueillir les faibles, c’est que Dieu lui-même les a reçus ; et si le faible ne doit pas juger le fort, c’est que celui-ci a pour maitre le Seigneur (3, 4). Est-il à blâmer de ce qu’il marche d’un pas ferme dans le service de son Maître? Serait-il avantageux à la gloire du Seigneur que tous ses serviteurs fussent également faibles ? Ne doiton pas s'attendre plutôt qu’il rendra les forts plus forts encore? La grande raison d’ailleurs pour que des frères se supportent, c’est que les uns et les autres agissent par la foi, bien qu'avec des lumières différentes; c’est qu’ils ont, les uns et les autres, réellement à cœur de faire ce qui est agréable au Seigneur (6) ; c’est qu’ils sont à lui et dans la vie et dans la mort (7-9), à lui qui s’est donné pour chacun d’eux et qui a repris la vie pour dominer sur tous; c’est enfin parce que juger nos frères c’est empiéter sur les droits judiciaires du Seigneur,

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